blog des amis de Cuba en Lorraine
Madrid, 18 mai, (RHC)--. Le président bolivien, Evo Morales, a dénoncé à Madrid l’appui que le Parti Populaire espagnol, force politique de droite, a apporté à ceux qui ont tenté le coup d’Etat contre lui, en septembre 2008.
Evo Morales qui participe à Madrid au Sommet de l’Europe, l’Amérique Latine et les Caraïbes a cité comme preuve des articles de presse.
Il a ajouté que ces faits font toujours l’objet d’investigations et que plusieurs des instigateurs dont il n’a pas révélé le nom ont fui le pays.
Après avoir dénoncé Philip Goldberg, alors ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie, comme le premier conspirateur dans cette tentative de coup d’Etat, Evo Morales a souligné que la droite bolivienne est pratiquement enterrée même si elle a réussi à s’infiltrer dans quelques mouvements sociaux.
Il a ainsi fait allusion à la participation d’agitateurs de la droite derrière les manifestations syndicales de ces dernières semaines. Ces manifestations exigeaient davantage d’augmentations de salaire.
Dimanche, le président bolivien, Evo Morales avait condamné à Rome la loi criminalisant les sans papiers dans l’Arizona et les expulsions prévues par la loi en Europe.
Peu après un entretien au Vatican avec le Pape Benoît XVI, le président bolivien a annoncé qu’il oeuvrerait à une alliance entre l’Europe et l’Amérique pour aborder les besoins des immigrants.
Evo Morales et le Souverain pontife se sont prononcés sur la création d’une plus grande sensibilisation sociale au sujet des droits de la Mère Terre, une question largement défendue au sommet des peuples sur le changement climatique, à Cochabamba, en Bolivie.
Le président Morales a demandé l’appui du Saint Siège pour la lutte pour le respect de la nature et pour les immigrants.