blog des amis de Cuba en Lorraine
Le président de la Bolivie, Evo Morales, a réitéré les dénonciations concernant les manoeuvres de quelques groupes de pouvoir pour boycotter la prochaine Conférence Mondiale sur le changement climatique, prévue au Mexique à la fin de l'année.
En particulier le président a condamné les intentions de marginaliser les débats préalables constitués par les accords obtenus lors de la Conférence Mondiale sur ce thème qui a eu lieu fin Avril dans son pays, rapporte "Prensa Latina".
Avec des délégués des cinq continents, nous avions remis personnellement les recommandations à l'ONU, et c'est pour nous une énorme préoccupation que ces éléments n'aient pas été pris en compte, a-t-il délaré lors d'une conférence de presse.
Il a rappelé l'appui reçu de l'Union des Nations Sudaméricaines (UNASUR), de chefs d'états d'Europe et d'Amérique, et du G7 + la Chine, et il a demandé aux défenseurs de la planète de se maintenir en alerte.
Que les mouvements sociaux du monde restent en alerte, en attente, afin que s'il n'est pas tenu compte de nos recommandations, nous nous mobilisions, parce-qu'il s'agit de défendre la vie, l'humanité et la planète.
Morales a résumé les 10 recommandations principales adoptées à Cochabamba, parmi lesquelles se détachait la réduction de l'émission de gaz à effet de serre.
Il a insisté aussi sur la reconnaissance par les pays développés de la dette contractée par la contamination et sur la demande que ceux-ci consacrent 6% de leur Produit Intérieur Brut (PIB) pour remédier à cette situation.
En outre, il a considéré qu'il était vital de protéger les droits et les besoins des migrants forcés à cause du changement climatique, la constitution d'un Tribunal de Justice Climatique, et l'organisation d'un referendum mondial sur ce thème.
Cependant, un petit goupe de puissant ne les [les recommandations] prennent pas en compte, dans une provocation à la vie, à tous ceux qui habitent la planète Terre, a-t-il affirmé.
Enfin, il a fait remarquer que si c’était une question de temps, il était possible de reculer la Conférence du Mexique jusqu'à l'obtention d'un consensus pour analyser les aspects réellement importants.
Si ces éléments fondamentaux ne sont pas pris en compte, la Conférence de Cancun sera un échec. nous espérons que cette alerte sera prise en compte par les responsables des négociations, a-t-il dit.
Traduction : Alma