blog des amis de Cuba en Lorraine
photo d'archive
La Havane, 8 février, (RHC)--. Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubaine, salue la position du gouvernement populaire du président Hugo Chavez à l’égard des sinistrés du séisme qui a dévasté Haïti, le 12 janvier.
Dans un article publié dans www.cubadebate.cu et repris ce lundi par les principaux médias cubains, Fidel met l’accent sur l’héritage des idées de Simon Bolivar dans la pensée et l’action du gouvernement populaire vénézuélien qui se proclame justement gouvernement bolivarien.
Et Fidel cite une phrase que José Martí, notre héros national, a écrit sur celui qui est connu comme le libérateur de l’Amérique Latine :
« Ce qu’il n’a pas fait, est aujourd’hui à faire : parce que Bolivar a toujours à faire en Amérique »
Fidel met l’accent sur la décision du Venezuela d’annuler la dette économique contractée par Haïti alors que les grandes institutions financières hésitent sur quoi faire en Haïti.
« D’autres pays développés ont éliminé les tarifs préférentiels pour les exportations agricoles caribéennes comme la banane ; le Venezuela a fait un geste sans précédents : Il a garanti à la majorité de ces pays des fournitures sûres de pétroles et des facilités spéciales de paiement » relève l’article qui rappelle également la croissance extraordinaire des échanges entre Cuba et le Venezuela, après l’effondrement de l’Union Soviétique, jusqu’alors le principal partenaire commercial de notre pays.
« Quand Notre Amérique avait le plus besoin, a finalement éclaté la Révolution bolivarienne » souligne Fidel dans son article intitulé justement « La Révolution bolivarienne et les Antilles »
Fidel signale qu’à l’invitation du président Chavez, les pays membres de l’ALBA se sont engagés à apporter leur aide au peuple haïtien, tout de suite après le séisme qui a dévasté Port-au-Prince et ses alentours, le 12 janvier.
Dans son article, Fidel fait remarquer aussi la participation, au sein de la brigade médicale cubaine, de jeunes latino-américains et caribéens qui ont été diplômés ou qui font les dernières années de leur médecine à Cuba.
Il rappelle que l’Ecole Latino-américaine des Sciences Médicales de La Havane, l’ELAM, par son sigle en espagnol, créée par le gouvernement cubain peu après le passage du cyclone Mitch qui a fait des dizaines de milliers de morts en Amérique Centrale, a pour but de former gratuitement des médecins latino-américains et caribéens qui sauveront, un jour, des millions de vies et qui, par dessus tout serviront d’exemple dans l’exercice de la médecine.
« De tous les coins du continent nous parviennent des nouvelles sur bon nombre de camarades qui ont fait leurs études à l’ELAM et qui souhaitent coopérer avec nos médecins dans la noble tâche de sauver la vie d’enfants, de femmes et d’hommes, jeunes et âgés.
Il y aura des dizaines d’hôpitaux de campagne, de centres de rééducation et d’ hôpitaux où prêteront leurs services plus d’un millier de médecins et d’étudiants des dernières années en médecine, en provenance d’Haïti, du Venezuela, de Saint-Domingue, de la Bolivie, du Nicaragua, de l’Equateur, du Brésil, du Chili et des autres pays frères. Nous avons l’honneur aussi de compter sur un nombre de médecins étasuniens qui ont également étudié à l’ELAM. Nous sommes disposés à coopérer avec les pays et institutions souhaitant prendre part à ces efforts pour prêter des services médicaux en Haïti » relève Fidel.
A la fin de son article, Fidel souligne que le Venezuela a offert toute sa coopération à cette démarche en envoyant en Haïti des tentes, des équipements médicaux, des médicaments et des aliments.
« Ce sera pour tous un soulagement au milieu de la pire tragédie ayant eu lieu dans notre hémisphère » conclut l’article.