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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Honduras : Zelaya n’acceptera aucun accord pour sa restitution s’il avalise le Coup d’Etat

lundi 16 novembre 2009

Le mandataire constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a déclaré ce samedi qu’il n’acceptera "aucun accord de retour à la présidence qui légitime le coup d’Etat” dans une missive envoyée au Président des Etats-Unis, Barack Obama.

“En ma condition de Président élu par le peuple hondurien, je réaffirme ma décision qu’à partir de cette date, dans quelque cas que ce soit , je n’accepterais AUCUN accord de retour à la présidence destiné à couvrir le coup d’Etat” signale la lettre.

Zelaya a réaffirmé sa décision dans ses déclarations offertes à Radio Globo “c’est une décision ferme de ne plus accepter aucune restitution qui humilie le peuple hondurien en occultant l’illégalité dans laquelle nous vivons et la répression militaire à laquelle est soumise le peuple le plus pauvre”.

Le 28 juin dernier, la président Zelaya a subi un coup d´État et a été expulsé au Costa Rica.

Depuis lors, des groupes solidaires avec Zelaya se sont maintenus dans les rues, en exigeant le retour du chef d’Etat constitutionnellement élu.

Puis, le 21 septembre dernier, le président constitutionnel est revenu à Tegucigalpa clandestinement et s’est réfugié dans l’ambassade du Brésil. Depuis lors et jusqu’à aujourd’hui, de nombreux processus de dialogue se sont déroulés, y compris celui qui découle de de l’accord Tegucigalpa-San José mais aucun n’a été respecté ensuite par le gouvernement putschiste.

Au début du mois de novembre, Micheletti a constitué un soi-disant “Gouvernement d’Union Nationale”... dont ne sont membres que ceux qui ont appuyé le coup d´État et le mandataire de facto encore au pouvoir aujourd’hui. Selon les accords de San José la restitution de Zelaya devait être discutée par le Congrès hondurien mais à l’heure actuelle, ils retardent toujours plus l’échéance.

Le 29 novembre prochain se tiendront les élections présidentielles mais Zelaya ne les avalisera en aucun cas : si le président constitutionnel n’est pas au pouvoir, il ne peut transmettre ses fonctions à personne et aucun pays ne peut avaliser les élections.

Le sénateur démocrate étasunien John Kerry a considéré que l’accord est un échec du fait du changement de position abrupt de la Maison Blanche sur la question, lorsqu’elle à annoncé qu’elle reconnaitrait les élection, que Zelaya soit ou non restitué.

"Reconnaitre les élections alors que le régime de facto n’a pas réalisé ses engagements est la cause de l’échec de l’accord que le Département d’Etat avait lui-même aidé à obtenir” a déclaré John Kerry, chef de la commission des Relations Extérieures du Sénat.

Divers gouvernements latino-américains, les Nations Unies, le Groupe de Rio et l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) ont annoncé qu’ils maintiendraient leur position de ne pas avaliser le processus électoral si l’ordre constitutionnel n’est pas rétabli.

Zelaya maintient la lutte pacifique avec les forces populaires regroupées dans le Front de Résistance contre le Coup d’Etat au Honduras.

Source : [Abrebrecha.com>http://www.abrebrecha.com/articulos...]

Traduction : Grégoire Souchay, pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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