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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Ignacio Ramonet. Le Venezuela menacé 
par treize bases américaines

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Lire ou relire : Le Venezuela encerclé, Ignacio Ramonet

Écrivain et journaliste, Président de l’association Mémoire des luttes.

Hugo Chavez, président du Venezuela, est revenu lundi dernier sur la menace que représente pour son pays « le déploiement de forces militaires des États-Unis dans sept nouvelles bases militaires établies en Colombie ». Depuis l’entrée en fonction de Chavez, le 2 février 1999, l’objectif du Pentagone est clair  : déstabiliser la révolution bolivarienne. Après les attentats du 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld, alors secrétaire d’État à la Défense, a défini une nouvelle doctrine militaire contre le terrorisme international. Déployées dans 46 pays, les installations militaires américaines ont atteint le chiffre de 865 bases…

La pression sur Caracas s’est accentuée. Washington a imposé un embargo sur la vente d’armes au Venezuela. Contraignant le gouvernement bolivarien à se tourner vers la Russie. Ce qui a été dénoncé comme un « réarmement massif ». Alors que les principaux budgets militaires d’Amérique latine sont ceux du Brésil, de la Colombie et du Chili.

Washington a aussi lancé de fausses informations sur une présumée présence en territoire vénézuelien d’organisations comme le Hamas, le Hezbollah et al-Qaida, et sur l’installation de brigades iraniennes de gardiens de la révolution… Sous ces prétextes, le Pentagone a renouvelé un accord avec les Pays-Bas pour développer des bases dans 
les îles d’Aruba et de Curaçao, près 
des côtes vénézuéliennes. Et a réactivé 
la IVe Flotte, démantelée en 1948… 
En août 2009, les États-Unis ont également révélé qu’ils disposeraient, en Colombie, de sept nouvelles bases militaires… Et que le président du Panama, Ricardo Martinelli, leur avait cédé l’usage de quatre autres bases…

La révolution bolivarienne se retrouve ainsi encerclée et menacée par treize bases américaines… Barack Obama semble avoir donné carte blanche au Pentagone. Mais les peuples de la région n’accepteront jamais qu’un nouveau crime soit commis, en Amérique latine, contre la démocratie.

L'Humanité

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