blog des amis de Cuba en Lorraine
Por Guillermo Alvarado
Gaza est une étendue de terre attrapée entre la Méditerranée, Israël et l’Egypte où habitent, sur une surface d’à peine 360 kilomètres carrés, un million et demi de Palestiniens dont la moitié sont des enfants et des adolescents, dans un enfer de terreur, de souffrances et de mort.
Ces dernières heures, le nom de cette zone retentit partout en raison de la condamnation quasi universelle de l’attaque brutale lancée par l’armée israélienne contre une flottille transportant de l’aide humanitaire qui entendait arriver par voie maritime soulager la situation des victimes d’un blocus rigoureux.
Comme chacun sait, les soldats courageux israéliens se sont sentis menacés par les membres désarmés du convoi comme l’a prétendu à Tel Aviv le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ils ont ouvert le feu faisant une vingtaine de morts, 30 blessés et arrêtant plusieurs des membres du convoi.
La condamnation a été énergique et immédiate contre ce recours disproportionné à la force contre des civils, à l’exception du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a eu besoin de 12 heures de débats pour condamner le crime, mais pas le criminel. La Maison-Blanche a déploré les morts mais elle s’est bornée à considérer les faits comme « un incident ».
Quelle est la racine de ce carnage absurde et injustifié ?
Rappelons que la Bande de Gaza fait partie de l’État Palestinien bien qu’elle en soit séparée géographiquement. En 1948 elle a été occupée par l’Égypte et, en 1967, au cours de la guerre des 6 jours » les Israéliens l’ont occupée jusqu’à la signature des Accords d’Oslo, en 1994, quand 80% de ce territoire a été remis à l’Autorité Nationale Palestinienne.
Depuis 2007, année à laquelle quand le Mouvement Hamas a remporté les élections dans la Bande de Gaza, les violentes attaques israéliennes se sont renforcées et elles ont même pris la forme de bombardements sanguinaires de la fin 2008 et du début 2009 qui ont fait plus près de 2000 morts dont la moitié étaient des civils et un quart d’entre eux, des enfants.
Actuellement la situation est dramatique après 18 mois de blocus, en particulier pour les enfants. L’interview d’une fillette palestinienne appelée Yasmin, faite et publiée par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, révèle les souffrances qu’ils endurent : ils ne peuvent pas jouer car leurs vies sont en danger dans la rue. Ils ne peuvent pas aller à l’école. Beaucoup d’entre eux ont vu mourir leurs frères, soeurs, parents ou amis ; ils n’ont ni aliments ni médicaments et il leur reste très peu d’espoir.
«Nous sommes des êtres humains, nous voulons vivre » a assuré Yasmin.
Outre les carences quotidiennes, ils sont victimes du harcèlement permanent de la part des soldats israéliens. Plus d’une centaine d’enfants palestiniens ont dénoncé le fait qu’ils ont été victimes d’abus sexuels, de coups et de menaces après avoir été arrêtés soi-disant pour terroristes.
C’est pour répondre à cet affront au genre humain, qu’avait été organisé le convoi attaqué par l’armée israélienne qui a démontré que le siège de la Bande de Gaza est aussi maritime bien que les eaux de la Méditerranée aient été déclarées neutres.
En ce Jour International de l’Enfance nous voulons rappeler un poème de l’écrivain uruguayen Mario Benedetti qui commence comme suit :
« quand nous étions enfants
Les vieux avaient la trentaine
Une flaque d’eau était un océan,
La mort lisse et plate, n’existait pas.
En pensant aux enfants palestiniens de la Bande de Gaza, qui sont aujourd’hui un peu plus orphelins qu’hier, une pensée de ce même auteur sud-américain nous vient à l’esprit, avec amertume et impuissance. Il nous a rappelé une fois que l’enfance n’est pas toujours un paradis perdu et qu’elle peut-être parfois un enfer malheureux.
RHC