blog des amis de Cuba en Lorraine

La Havane, 14 décembre, (RHC)- Les Chefs d’État ou de gouvernements, les ministres des Affaires étrangères et les représentants de haut niveau qui ont assisté les 13 et 14 décembre au 8e Sommet de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, ont condamné le blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans déjà et exigé sa fin immédiate.
Les participants au Sommet ont également réaffirmé leur solidarité pleine avec le peuple met le gouvernement cubains. Ils ont également condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et, dans ce contexte, ils ont demandé la libération immédiate et inconditionnelle des 5 antiterroristes cubains prisonniers aux Etats-Unis pour avoir lutté pacifiquement contre ce fléau.
Le document relève que les 5 sont en prison à la suite d’un procès politisé, entaché d’irrégularités et manquant de légitimité.
La Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA lance un appel pressant au Président des Etats-Unis à user des prérogatives que lui accorde la Constitution de son pays et mettre fin à cette injustice condamnée par des vastes secteurs de la communauté internationale.
La déclaration finale du Sommet de l’ALBA souligne également que l’utilisation de la lutte contre le trafic drogues et contre le terrorisme international comme prétexte pour l’augmentation de la présence militaire étasunienne dans la région est inacceptable
« Le véritable objectif de cette présence -ajoute la déclaration- est le contrôle des ressources économiques, la domination sur les marchés et la lutte contre les changements sociaux dans lesquels sont engagés les gouvernements et les forces progressistes » souligne la Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA qui appelle le gouvernement de la Colombie à reconsidérer l’accord permettant aux Etats-Unis d’utiliser sept bases militaires dans ce pays.
La déclaration de l’ALBA ajoute encore que l’établissement de ces bases militaires, qui viennent s’ajouter à celles existant déjà, constitue un danger réel pour les pays de la région et la plus grave menace à la paix, la sécurité et la stabilité de l’Amérique Latine et des Caraïbes.
La déclaration appuie le juste droit du Gouvernement du Venezuela à mettre en état d’alerte le système de défense de son pays face au danger clair pour sa sécurité nationale et pour son peuple à la suite du déploiement militaire étasunien à proximité de ses frontières.
Le document condamne également les récents avertissements faits par la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, sur les relations de pays latino-américains dont la Bolivie et le Venezuela, avec l’Iran
Le 8e Sommet de l’ALBA a également condamné les prétentions du gouvernement des Etats-Unis de s’immiscer dans les décisions souveraines en matière de politique extérieure que prennent les pays latino-américains et caribéens comme cela est le cas des liens de la région avec l’Iran.
L’ALBA a également réaffirmé sa condamnation du putsch militaire au Honduras qui a renversé le Président légitime Manuel Zelaya et elle a salué les récentes victoires aux élections du Président bolivien Evo Morales et de José Mujica, candidat du Front Large à la présidence de l’Uruguay.
La déclaration finale du 8e Sommet de l’ALBA exprime la conviction la plus ferme du fait que le putsch militaire au Honduras perpétré avec le soutien des États- Unis avait pour but de freiner l’avancée des forces du progrès et de la justice sociale dans ce pays et en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
Le document lance une mise en garde contre le danger que représente l’objectif étasunien de faire revenir à la région l’époque des coups d’état, dans le but de fouler aux pieds de nouveau les droits des peuples et étayer els intérêts des forces de la réaction et de l’impérialisme.
La déclaration se prononce pour l’organisation au Honduras d’une Assemblée Constituante contribuant à la stabilité, la sécurité, le progrès et la démocratie dans ce pays et reconnaît l’attitude ferme et courageuse de Manuel Zelaya que le régime de facto en place dans son pays a empêché de voyager à La Havane assister au 8e Sommet de l’ALBA.
Le Sommet de l’ALBA a également dénoncé le fait que les pays riches ne veulent pas des résultats justes au Sommet de Copenhague sur le Changement Climatique mais qu’ils cherchent à y imposer un accord qui condamne 80% des habitants de la planète à vivre dans le sous-développement et la pauvreté.
“Les pays riches développés, qui sont les principaux responsables du changement climatique, n’ont pas l’intention de parvenir à des résultats justes et équilibrés à Copenhague » souligne la Déclaration Finale du 8e Sommet de l’ALBA qui vient de se tenir à La Havane
Le document précise que la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique et son Protocole de Kyoto constituent le régime juridique obligatoire existant qui réglemente la réponse et la coopération internationale pour faire face au réchauffement global.
Les participants au Sommet de l’ALBA, à La Havane, ont rejeté catégoriquement les tentatives de faire agoniser ces instruments, de les annuler ou de les remplacer par de nouveaux accords pouvant éroder ou changer les obligations juridiques obligatoires qu’ils ont contractées.
Dans la Déclaration Finale de leur 8e Sommet, les membres de l’ALBA mettent également l’accent sur le fait, que la crise environnementale est la conséquence du système capitaliste, du modèle de production et de consommation prolongé et insoutenable des pays développés, de l’application et de l’imposition, au reste du monde, d’un modèle de développement totalement prédateur.
“Les pays développés, qui comprennent seulement 20% de la population mondiale, ont contracté une dette climatique envers les pays en voie de développement, envers les générations futures et envers la Mère Terre, en contaminant l’atmosphère et en produisant environ les trois quarts des émissions des émissions de gaz à effet de serre à travers l’histoire.
La déclaration finale souligne les progrès incontestables faits par l’ALBA-TPC (Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique-Traité du Commerce des Peuples) pendant se 5 premières années d’existence et sa confirmation effective en tant qu’alliance politique, économique et sociale.