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Le IV è Sommet de l’Union des Nations Sud- Américaines (UNASUR), a conclu ses délibérations après un jour de réunion à Georgetown, la capitale du Guyana. Par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu / Lundi, 29 Novembre 2010 13:55
Huit chefs d’Etat y ont participé. Ils se sont prononcés pour la défense de la démocratie et ils ont revendiqué l’intégration comme l’unique forme de progrès.
Le président du Venezuela, Hugo Chávez, a annoncé que les présidents ont signé un accord en faveur de la démocratie et contre la déstabilisation des gouvernements légitimement élus dans la région. L’accord établit des sanctions diplomatiques, politiques et commerciales contre n’importe quelle tentative ou coup d’état pouvant se produire dans les pays membres de l’UNASUR.
« Nous sommes en train de créer de nouveaux codes et catégories ; nous ne copions personne, ni l’Organisation des Etats Américains, l’OEA, ni l’Organisation des Nations Unies » a ajouté Hugo Chavez.
Hugo Chavez a fait ces déclarations avant son départ au Surinam pour une réunion de travail avec le président Desi Bouterse. Les chaînes Venezolana de Televisión, Telesur et d’autres médias s’en sont fait l’écho.
L’accord adopté a été une preuve claire d’appui à la démocratie en Equateur après la tentative de coup d’Etat contre le Président Rafael Correa, le 30 septembre dernier, et de rejet contre le putsch qui a évincé le président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, en juin 2009.
Hugo Chavez a exprimé sa satisfaction pour les résultats du sommet et il a fait mention en particulier des pas faits pour résoudre au sein de ce bloc régional, des différends pouvant intervenir entre des pays membres.
Le sommet a servi de cadre pour le rétablissement des relations diplomatiques entre la Colombie et l’Equateur, interrompues après la sanglante incursion de l’Armée colombienne en territoire équatorien en mars 2008.
Les présidents de l’Equateur, Rafael Correa, et de la Colombie Juan Manuel Santos, en ont fait l’annonce lors d’une conférence de presse.
Le Guyana a assumé hier, des mains du Président de l’Équateur, la présidence temporaire de l’UNASUR pour un an.
Durant le sommet un hommage a été rendu à l’ex président argentin Néstor Kirchner, décédé il y a peu. Au moment de son décès il occupait le poste de secrétaire général de l’UNASUR. Le sommet n’a pas désigné son successeur. Les leaders de l’UNASUR se rencontreront à nouveau en marge du sommet Ibéro- latino-américain les 3 et 4 décembre en Argentine pour proposer des candidatures afin de remplacer Nestor Kirchner.
Pour les présidents, le point le plus important de la réunion était l’analyse et l’approbation du protocole démocratique qui déterminera la ligne d’actions et de sanctions que prendra l’UNASUR face à une quelconque rupture de l’ordre démocratique et institutionnel dans la région ».
Parmi les sanctions qui seront prises contre des gouvernements putschistes, se trouvent la fermeture des frontières des pays voisins, la diminution du commerce, du trafic aérien et du ravitaillement en énergie, entre autres.
« L’Unasur passe de la rhétorique aux faits. La tentative d’arriver au pouvoir au moyen d’un gouvernement de facto se heurtera à l’ostracisme total de la région » a ajouté Rafael Correa qui a été l’objet d’une tentative de coup d’état, qui a été à l’origine de l’accord.
D’autre part, les chefs d’Etat ont souligné la nécessité d’accélérer des mécanismes concrets d’intégration dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure et de la lutte contre le crime organisé entre autres.
« L’intégration de l’UNASUR est la nôtre, celle du Sud, elle va au-delà du commun et son principal objectif est de bâtir une société plus juste et développée. Nous voulons une nation sud-américaine » a declaré Rafael Correa, avant de remettre la présidence pro tempore au Guyana, un petit pays anglophobe de la Caraïbe.
8 pays ont ratifié le traité constitutif de l’UNASUR et un 9è, l’Uruguay, le fera dans les prochains jours. Le bloc aura donc les voix nécessaires pour lui donner une existence juridique, ce qui augmentera sa légitimité.
« Cette réunion consolide l’UNASUR. Alors que d’autres organismes s’affaiblissent dans le monde, ici une nouvelle institution qui nous encourage, qui nous donne de nouveaux défis à relever, naît » s’est félicité Hugo Chavez.
Par ailleurs, les leaders de l’UNASUR ont pris congé de l’un de ses membres les plus emblématiques, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui cèdera la présidence à sa camarade de parti Dilma Rousseff, en janvier.
« Je m’en vais satisfait. Je pars convaincu que nous sommes arrivés à faire ces dernières années ce que plusieurs amis ont essayé de faire durant des décennies sans y arriver : nous avons appris à nous respecter, à coexister démocratiquement dans la diversité » s’est félicité Lula, provoquant un grand applaudissement.
Le serrement de mains cordial entre Hugo Chavez et Juan Manuel Santos, dont les pays sortent d’une grave crise diplomatique et la décision de l’Equateur et de la Colombie de rétablir totalement leurs relations bilatérales, sont un exemple de cette union au delà des différences.
« Dans la mesure où nous pourrons nous unir, ceci va nous permettre d’être plus efficaces dans ce que nous voulons, qui est le bien être de nos peuples », a déclaré Juan Manuel Santos.
Tiré de Radio Habana Cuba