Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog des amis de Cuba en Lorraine

Publicité

Le ministre cubain des Affaires étrangères rend le Président des Etats-Unis responsable du renforcement du blocus

embargo.jpg

La Havane, 15 septembre (RHC)- Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a rendu le Président des Etats-Unis, Barack Obama, responsable du maintient du blocus contre notre pays. Il a relevé qu’allant à l’encontre du consensus international, Obama a durci cette politique dans d’autres domaines.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée ici, à La Havane, Bruno Rodriguez, a rendu public le rapport sur la Nécessité de Mettre fin au blocus économique, financier et commercial imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba que notre pays présentera le 26 octobre à l’Assemblée Générale de l’ONU. Au sujet des dommages causés à l’économie cubaine il a signalé :

“En calculant les dégâts en dollars à partir de la valeur de la onze Troy d’or, ils atteignent, ces 50 ans, 751 milliards 363 millions de dollars, chiffre qui reste conservateur car, premièrement il ne peut pas mesurer ce qui n’est pas tangible mais extrêmement présent dans la vie de tous les Cubains, dans chaque famille cubaine et c’est l’impact qui se produit sous forme de carences, de difficultés, les différents dégâts qui se produisent, les souffrances de différent type que le blocus provoque chez les personnes ne peuvent pas être calculés ».


“Personne ne pourrait faire une estimation de l’effet dissuasif qu’a l’application extraterritoriale du blocus, la traque des transactions financières, les persécutions des affaires des compagnies des pays tiers avec Cuba. Leur valeur ne peut pas être incluse dans aucun chiffre, elle n’apparaît dans aucune statistique. Ces dommages se reproduisent aussi à une échelle impossible de mesurer.

Les lois du blocus restent en vigueur et sont appliquées avec toute leur intensité, avec toute la rigueur, en particulier leur impact extraterritorial et les principales actions du blocus lors du premier semestre de cette année se sont renforcées dans le domaine des sanctions, des persécutions des activités des entreprises et tout particulièrement des transactions financières cubaines y compris dans des banques des pays tiers ».

Le ministre cubain des Affaires étrangères a indiqué qu’il serait illusoire de croire qu’Obama ne peut pas annuler la politique criminelle de blocus qui a coûté à Cuba plus de 700 milliards de dollars. Il a précisé :

« Comme je l’ai dit auparavant, le Président des États-Unis a de larges facultés exécutives concernant l’application du blocus de Cuba. Dire que le Président étasunien a les mains liées et que seul le Congrès pourrait modifier le blocus est un mensonge. Il est vrai que le Président ne peut pas modifier la Loi Helms Burton ou la Loi Torricelli, mais il a la possibilité de modifier l’application de cette politique dans plusieurs secteurs. Ce critère technique et juridique est partagé par des avocats et des prestigieux barreaux étasuniens qui suivent ces sujets. Le Président pourrait accorder des licences. Le Président Clinton, dans les années 90 les a utilisées largement, pour créer des catégories spéciales de voyageurs à Cuba.

Le Président pourrait appliquer des exceptions humanitaires. Il a la faculté de le faire. Il pourrait suspendre l’application du blocus partiellement ou totalement ou pour des raisons humanitaires. Des raisons humanitaires, il en aurait largement, car le blocus est une violation systématique, flagrante des droits humains de tous les Cubains y compris des secteurs les plus vulnérables de la société. Il pourrait appliquer des mesures exceptionnelles pour des raisons de sécurité nationale des Etats-Unis.

Nous partageons des mers et il y a des dommages à l’environnement. Il y a eu le versement de pétrole dans le Golfe du Mexique. Des phénomènes tels que les ouragans se produisent. Le Président pourrait parfaitement invoquer des raisons d’intérêt national pour modifier des aspects du blocus et il ne mentirait pas parce que la levée du blocus dans sa totalité serait de l’intérêt national des Etats-Unis, de l’intérêt du peuple étasunien.

Bruno Rodriguez a par ailleurs demandé le soutien de la communauté internationale au projet de résolution qui sera mis aux voix à l’Assemblée Générale de l’ONU pour la 19e année consécutive.

L’année dernière, 187 pays ont voté pour la levée du blocus de Cuba. Seuls les Etats-Unis, Israël et les Iles Palau ont voté contre la résolution présentée par Cuba.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article