blog des amis de Cuba en Lorraine

Les Anglo-Saxons sont bien placés pour en causer : « It has been said that nobody is perfect », cette maxime vaut pour chaque être humain. Fidel CASTRO n’y échappe pas ! Mais étant déjà octogénaire et bien que je lui souhaite sincèrement une longue, très longue existence, nous n’aurons jamais assez de temps pour le remercier suffisamment pour tout ce qu’il a réalisé pour notre espèce humaine.
D’aucuns lui reprochent sa soif du pouvoir, en effet la sienne fut irrésistible et toute sa vie il lutta pour sa conquête et pour sa conservation ! Mais jamais pour en abuser, tout au contraire pour le restituer entièrement à son Peuple, lui inculquer le sens de la souveraineté populaire, celui de l’éthique, de la démocratie participative et par-dessus tout celui de la solidarité, autant de vertus rares en France…
Son pragmatisme éclairé lui a permis de surnager lorsqu’il perdait pied au milieu du gué, et n’en déplaise à certains, Fidel n’a jamais douté de l’issue de son itinéraire : « Socialismo ô muerte ! »
Si aujourd’hui ce dilemme se pose si clairement à tous ces chefs d’Etats qui tergiversent à Copenhague et ailleurs, Fidel lui, l’avait prophétisé dès l’épopée de la Sierra Maestra à la fin des années 50.
Quand Hugo CHAVEZ en fait si brillamment la démonstration à la tribune Danoise, assène son argumentaire comme des coups de massue et recueille des tonnerres d’applaudissements, il n’ignore pas à qui il doit son succès de tribun… Il sait parfaitement que s’il n’y avait eu il y a vingt ans à Cuba un leader comme Fidel pour continuer à avoir foi au Socialisme alors que tout s’écroulait autour de lui, il n’aurait pu au nom de l’ALBA parler haut et fort et redonner espoir à tous les opprimés de cette planète.
Bien sur, le Monde marche toujours « sur la tête », on arrive encore à faire admettre qu’un prix Nobel de la Paix puisse envoyer 30 000 soldats en renfort pour assassiner les Afghans, mais, les rues du Monde entier voient de plus en plus de contestataires défiler pour réclamer justice et paix. Tous les azimuts du capitalisme débouchent aujourd’hui sur des impasses ou des catastrophes. Seul le Socialisme Universel offre une perspective de survie pour notre espèce humaine.
Dans la quiétude de sa retraite de convalescent, le vieux cubain « au corps de bois de fer » caresse tranquillement sa barbe blanche, il s’accroche résolument à cette existence espérant enfin partager avec nous l’allégresse du jour de la victoire de notre cause, et, continue son combat dans la bataille des idées en publiant régulièrement ses réflexions dans le quotidien Granma. Fidèle à son idéal socialiste et actif en dépit de l’outrage du temps et de la maladie, il continue son combat !
Hasta la victoria ! Siempre !
Assurément, le temps nous manquera pour l’en remercier autant qu’il le mérite.
Jacques MILHAS