blog des amis de Cuba en Lorraine
La haine est un serpent venimeux qui adore mordre la main de celui qui a incubé son oeuf. La société étasunienne en a eu une nouvelle preuve samedi, lorsqu’un attentat a coûté la vie à 6 personnes dont une fillette de 9 ans et au cours duquel la congressiste, Gabrielle Giffords a été blessée.
Les regards se sont tournés immédiatement vers le mouvement d’extrême droite Party. Non que l’on pense qu’ils sont les organisateurs de cet attentat, mais parce que l’on considère que cette action est le résultat de sa conduite intolérante et de ses incitations ouvertes à la violence.
Des expressions telles que « nous avons diagnostiqué le problème, aide-nous à prescrire la solution », parues dans la page de Sarah Palin, leader de ce groupe, accompagnant une carte des Etats-Unis où l’on voit la mire d’un fusil sur 20 points du territoire étasunien y compris le district Giffords, ne sont pas tout à fait inoffensifs.
La représentante qui se débat entre la vie et la mort avait lancé un avertissement à ceux qui font une telle apologie de la violence, sur le fait que ce comportement entraîne toujours des conséquences inimaginables. Elle serait probablement, une victime d’une telle conduite.
Il ne faut pas oublier que Jesse Kelly du Tea Party, l’adversaire de Gabrielle Giffords aux législatives de novembre dernier, avait brandit durant sa campagne ce slogan: « Aide à sortir Gabrielle Giffords de sa charge. Tire un M-16 automatique entièrement avec Jesse Kelly".
Les États-Unis sont le plus grand producteur et exportateur d’armes au monde. Ces engins n’ont rien d’amical, leur utilisation n’a rien à voir avec les relations humaines cordiales et édifiantes. Elles ont été faites pour causer des blessures y compris la mort.
Malgré leur létalité, elles sont à la portée de n’importe qui, car il n’y a pratiquement pas de restrictions pour leur vente. Il ne faut pas passer un examen psychologique ou démontrer que l’on a les habilités minimales requises pour les manipuler sans mettre en danger sa propre vie et celle d’autrui.
En Arizona, où cet attentat a eu lieu, une société basée sur des sentiments d’hostilité et d’agressivité, de rancune vers tout ce qui est différent, est construite comme le démontre la loi anti immigrants, qui est un véritable traité d’intolérance.
C’est cette ambiance qui a armé la main de l’auteur de l’attentat : Jared Lee Loughner, un jeune de 22 ans. Une des victimes fêterait 10 ans le 11 septembre prochain. Elle est née le même jour qu’un autre acte atroce, qui a coûté la vie à des milliers de personnes mais qui n’a pas été capable de transformer cette nation.
À part les charges d’assassinat et tentative d’assassinat, Loughner sera jugé probablement pour terrorisme national.
Curieusement, aujourd’hui à El Paso, au Texas, s’ouvre le procès contre un terroriste international avoué: Luis Posada Carriles. Mais celui-ci n’est jugé que pour avoir menti sur son entrée en territoire étasunien. Les multiples crimes qu’il a commis au long de sa vie, sont tout simplement oubliés.
Aussi bien Loughner que Posada Carriles, sont deux produits des mêmes idées, le fruit amer d’un système méchant. Le second sera probablement libéré, ce qui viendra prouver, si besoin était, que ce pays a très peu appris de ses propres leçons.
Source : RHC