blog des amis de Cuba en Lorraine

Tegucigalpa, 27 novembre (ANSA-RHC).- Le Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a adressé une lettre au Secrétaire général de l’Organisation des États Américains, OEA, José Miguel Insulza, dans laquelle il se plaint de la position ambiguë assumée par les Etats-Unis au sujet du coup d’état du 28 juin qui l’a évincé du pouvoir.
Dans sa lettre le Président Zelaya a signalé que les États-Unis avaient pour autant appuyé les résolutions de l’OEA et l’ONU condamnant le putsch et exigeant le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Honduras.
Manuel Zelaya a précisé que d’une part les États-Unis ont reconnu qu’il est le Président légitime et de l’autre ils ignorent les positions et les résolutions des Nations Unies et de l’OEA et suivent même les instructions du régime de facto".
Il souligne dans sa lettre que les putschistes prétendent, ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire, organiser une farce d’élections sous un état de répression, avec une censure des médias s’opposant au régime et avec un tribunal électoral partialisé, des élections sans garanties de liberté et de transparence.
Le Président légitimement élu au Honduras a adressé une lettre au Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, lui demandant de créer un tribunal pénal international auquel seraient soumis aussi bien lui et son cabinet que les putschistes.
Manuel Zelaya a souligné que les élections de dimanche sans sa restitution, loin de résoudre la crise politique, l’aggraveront.