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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Situation économique et sociale à Cuba : ne mélangeons pas tout !

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C'est extraordinaire comme tout ce qui se passe à Cuba est focalisé par les médias !

L'état cubain décide d'une retructuration de ses services et prévoit le licenciement de milliers de fonctionnaires et d'un rééquilibrage de la production publique/privée dans les secteurs de la vie quotidienne.

Cette annonce est soutenue par la CTC, le syndicat des travailleurs cubains dans une déclaration parue le 13/09/2010.

Que les médias dominants s'en offusquent n'est pas étonnant, tout leur est bon pour discréditer Cuba et son modèle socialiste, les dépêches qui tombent de tous cotés sur le sujet disent entre les lignes : pas d'alternative ! même Cuba opère des coupes dans les services publics, donc c'est légitimer ce qui se passe dans nos pays capitalistes.

Que les valets médiatiques capitalistes disent ça c'est de bonne guerre si je puis dire, mais quand je lis certains commentaires d'incompréhension voire virulents sur des sites ou blogs d'informations alternatives et militants c'est moi qui suis dans l'incompréhension.

Avez vous oublié que contrairement à nous Cuba n'est pas capitaliste, le profit y est entièrement socialisé.

Que si Cuba et ses travailleurs ont pris ces décisions c'est pour faire face ensemble à la crise qu'ils subissent aussi et dans l'intérêt de tous, pour augmenter la productivité (ce n'est pas un gros mot quand elle profite à tous) un de leur problèmes récurrent .

Et ce n'est sans doute pas de gaîté de coeur qu'ils ont pris cette décision, mais par nécessité !

On ne peut pas mettre en parallèle la situation sociale et économique de Cuba et la nôtre.

Nos luttes ne sont pas de même nature !

Ils subissent toujours le blocus et sont en guerre défensive latente contre les Etats Unis, ils tiennent et approfondissent depuis cinquante ans leur révolution socialiste contre vents et marée, peuple et dirigeants la main dans la main pour le mieux pour tous,et nous, nous luttons contre les politiques de nos dirigeants qui enrichissent les plus riches et appauvrissent la grande majorité d'entre nous.

Nous n'avons pas à donner de leçon à Cuba, par contre nous avons beaucoup à apprendre d'eux : Des millions de Cubains participent aux défilés du 1er mai dans tout Cuba

et

Quelques vidéos de la magistrale mobilisation populaire cubaine en appui à leur révolution 1er mai 2010

CSL

Commentaire d'Alain Girard :

Il y a effectivement nécessité de ne pas tout mélanger car tout d'abord il parait utile de rappeler ici, comme ailleurs, que Cuba avec ou sans blocus de l'impérialisme américain, ne dispose que de très peu de ressources naturelles, son économie devant beaucoup à la canne à sucre, le pétrole se trouvant à de telles profondeurs demeure encore du domaine du futur.
85% des salariés cubains sont des fonctionnaires, je vous laisse imaginer ici la même proportion dans notre société développée en voie de karchérisation sarkozyenne...
Pour qui s'est rendu à Cuba, il ne s'agit pas d'anticommunisme primaire que de s'étonner du nombre de salariés autour d'une activité professionnelle qui dans un pays soumis à la loi du profit capitaliste verrait les effectifs réduits à leur plus simple expression.
La société cubaine c'est la santé, l'éducation jusqu'au plus haut niveau gratuites, c'est un rayonnement culturel international cela pour se poursuivre exige des mesures de redressement et de développement de l'économie ce que Lénine entreprit en son temps, la NEP.
Il est aisé, du haut de nos charentaises de donner la leçon cependant chaque fonctionnaire cubain licencié, encore faut-il s'accorder sur le contenu de ce mot dans des économies diamétralement opposées, se voit proposer un emploi, j'en connais quelques millions qui sur nos terres royales en seraient bien heureux mais certes cela ne suffit pas.
Le peuple cubain a ses exigences, déjà mentionnées: santé et éducation, deux domaines intouchables et légitimement en vue d'une société qui a éradiqué l'analphabétisme ici, là et ailleurs, Cuba n'est pas Haiti dont on s'offusque moins de l'absence totale d'emplois, de santé publique, d'école.
Cette année Cuba connait une récolte de canne à sucres catastrophiques, ses ports sont quasiment à l'arrêt de par la crise profonde, durable et terminale d'un capitalisme moribond seulement voila, crise dit moins de bateaux, et remonte donc cette réalité toute nue, Cuba ne vit pas d'amour et d'eau fraiche.
Bien sûr certains argueront que voiCi bien la preuve que l'île n'est qu'une resucée d'un nationalisme qui n'a rien de socialiste, je vois déjà le facteur dépressif, la retraitée de FO nous agiter le chiffon rouge: Cuba n'est, n'a pas été, ne sera pas socialiste.
Pourtant comme le rappelle Marie Leclerc les sens des profits ne sont absolument pas les mêmes, Cuba et son peuple veulent rentabiliser, oui et alors, pour mieux éduquer, pour mieux soigner, pour mieux relancer son développement de nation du Tiers Monde. Ne trouvez vous pas là une formidable différence avec notre propre monde qui ajoute casse de la Sécu, des retraites, de la culture, du droit à l'éducation à un rythme effréné avec des licenciements par centaines de milliers sans une seule reconversion à l'issue.
Il ne s'agit pas pour les cubains de travailler nécessairement plus, il s'agit avant tout d'efficacité, de rétablir un ordre de priorité, l'ile a besoin d'assurer  son indépendance alimentaire à cet effet il y a besoin de paysans, c'est étonnant n'est ce pas !?
Alors de bonnes âmes s'émeuvent, bien plus que pour les Continental d'ailleurs, le drame absolu, le retour à la terre comme si cela dévalorisait l'individu, comme si le travail de la terre n'était réservé qu'à des brutes avinées et incultes.
Au temps des soviets il fallut électrifier le pays,  au temps de la révolution cubaine il faut également l'alimenter, lui donner un nouvel élan.
Alors Fidel aurait condamné le socialisme, beaucoup en sont certains, tout autant n'ont pas lu un mot de ses réflexions, ils s'adonnent à la paresse et colportent le Figaro, du TF1, du France Sarkozy et s'imaginent s'exprimer là en toute connaissance de cause dès lors qu'ils s'accouplent à la pensée dominante, celle de la classe dominante: la bourgeoisie, les affairistes, les licencieurs, les fauteurs de guerre, les pillards.
Cuba développe une économie socialiste, il n'est pas de multinationales qui pillent et s'enfuient les poches  pleines, le secteur privé: les coiffeurs, sans salarié, des petits cafés, du tout petit commerce, celui-là même qui garantit peut-être même  une certaine diversité des services.
Les hommes sont ils exploités à Cuba, oui je l'affirme, les hôtels à capitaux espagnols ne manquent pas de se comporter là comme ailleurs ou plutôt de tenter car si il est un état qui ne lâche rien sur les droits des travailleurs ce n'est pas le nôtre mais le leur au grand dam du patronat d'importation  à Varadéro par exemple.
L'économie cubaine souffre du blocus étatsunien, elle souffre de la disparition des pays frères socialistes car les conséquences en ont été incalculables quand le coût du blocus et lui calculé. L'économie cubaine doit trouver une efficacité nouvelle et notons qu'il ne s'agit pas de précipitation, pas de clés sous la porte et de déménagement n catimini, Cuba  a besoin de renforcer ses capacités nationales pour une seule raison: faire avancer la révolution.
Donc nous en saurons plus dans les semaines et mois à venir, comment, dans quels sens mais nous pouvons d'ores et déjà commettre quelques certitudes: les choix de la population seront respectés, les correctifs apportés, l'intelligence individuelle et collective sublimées.
Pour en terminer rapidement, que chacun se souvienne que Cuba est voisine d'Haiti, que chacun mette en parallèle ces deux sociétés, l'une ou les ouragans ne tuent personne, l'autre dont les images s'estompent sans pour autant nous obliger à en oublier l'horreur. Cela Fidel , Raoul et les autres n'en veulent pas et appellent leur peuple à y mettre le prix, il y a quelques mois des morts s'entassaient sur le littoral français, quelques années des vieillards périssaient par milliers en été, des soldats français tuent et sont tués là où ils n'auraient jamais du aller, pas de cela à Cuba, la paix, simplement la paix, voila l'exigence d'un peuple dont la maturité n'est plus à prouver, d'un peuple qui chasserait les communistes si cela correspondait à ses besoins.
Réfléchissons avec leurs idées, leurs apports, leurs regards, sachons oublier et mettre de côté notre mission civilisatrice au bord de la faillite, écoutons Cuba et les cubains, ils ont fait l'ultime révolution, ils seraient bien plus loin si nous avions réalisé la nôtre, soyons modestes comme ils le sont, réalistes et exigeons l'impossible comme eux: ils licencient des centaines de milliers de fonctionnaires qui auront la tâche de nourrir Cuba et son indépendance: cela fait appel à une haute, très haute conscience de classe, pourvu que nous comprenions enfin que nous ne pouvons mélanger nos échecs et renoncements pour certains avec  ce qu'il construisent  patiemment, sans nous avec leur Alba quand nous alignons les milliards pour le Lyonnais ou la BNP, la société cubaine en a fini avec cela, puissions-nous en finir également et enfin nous nous mélangerons, nous serons frères, les classes antagonistes ne seront plus et la Terre sera notre patrie commune, ils auront montré le chemin.

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A
<br /> Il y a effectivement nécessité de ne pas tout mélanger car tout d'abord il parait utile de rappeler ici, comme ailleurs, que Cuba avec ou sans blocus de l'impérialisme américain, ne dispose que de<br /> très peu de ressources naturelles, son économie devant beaucoup à la canne à sucre, le pétrole se trouvant à de telles profondeurs demeure encore du domaine du futur.<br /> 85% des salariés cubains sont des fonctionnaires, je vous laisse imaginer ici la même proportion dans notre société développée en voie de karchérisation sarkozyenne...<br /> Pour qui s'est renu à Cuba, il ne s'agit pas d'anticommunisme primaire que de s'étonner du nombre de salariés autour d'une activité professionnelle qui dans un pays soumis à la loi du profit<br /> capitaliste verrait les effectifs réduits à leur plus simple expression.<br /> La société cubaine c'est la santé, l'éducation jusqu'au plus haut niveau gratuites, c'est un rayonnement culturel international cela pour se poursuivre exige des mesures de redressement et de<br /> développement de l'économie ce que Lénine entrprit en son temps, la NEP.<br /> Il est aisé, du haut de nos charentaises de donner la leçon cependant chaque fonctionnaire cubain licencié, encore faut-il s'accorder sur le contenu de ce mot dans des économies diamétralement<br /> opposées, se voit proposer un emploi, j'en connais quelques millions qui sur nos terres royales en seraient bien heureux mais certes cela ne suffit pas.<br /> Le peuple cubain a ses exigences, déjà mentionnées: santé et éducation, deux domaines intouchables et légitimement en vue d'une société qui a éradiqué l'analphabétisme ici, là et ailleurs, Cuba<br /> n'est pas Haiti dont on s'offusque moins de l'absence totale d'emplois, de santé publique, d'école.<br /> Cette année Cuba connait une récolte de canne à sucres catastrophiques, ses ports sont quasiment à l'arrêt de par la crise profonde, durable et terminale d'un capitalisme moribond seulement voila,<br /> crise dit moins de bateaux, et remonte donc cette réalité toute nue, Cuba ne vit pas d'amour et d'eau fraiche.<br /> Bien sûr certains argueront que voisi bien la preuve que l'île n'est qu'une resucée d'un nationalisme qui n'a rien de socialiste, je vois déjà le facteur dépressif, la retraitée de FO nous agiter<br /> le chiffon rouge: Cuba n'est, n'a pas été, ne sera pas socialiste.<br /> Pourtant comme le rappelle Marie Leclerc les sens des profits ne sont absolument pas les mêmes, Cuba et son peuple veulent rentabiliser, oui et alors, pour mieux éduquer, pour meux soigner, pour<br /> mieux relancer son développement de nation du Tiers Monde. Ne trouvez vous pas là une formidable différence avec notre propre monde qui ajoute casse de la Sécu, des retraites, de la culture, du<br /> droit à l'éducation à un rythme effréné avec des licenciements par centaines de milliers sans une seule reconversion à l'issue.<br /> Il ne s'agit pas pour les cubais de travailler nécessairement plus, il s'agit avant tout d'efficacité, de rétablir un rdre de priorité, l'ile a besoin d'assurer son indépendance alimentaire à cet<br /> effet il y a besoin de paysans, c'est étonnant n'est ce pas !?<br /> Alors de bonnes âmes s'émeuvent, bien plus que pour les Continental d'ailleurs, le drame absolu, le retour à la terre comme si cela dévalorisait l'individu, comme si le travail de la terre n'était<br /> réservé qu'à des brutes avinées et incultes.<br /> Au temps des soviets il fallut électrifier le pays, au temps de la révolution cubaine il faut également l'alimenter, lui donner un nouvel élan.<br /> Alors Fidel aurait condamné le socialisme, beaucoup en sont certains, tout autant n'ont pas lu un mot de ses réflexions, ils s'adonnent à la paresse et colportent le Figaro, du TF1, du France<br /> Sarkozy et s'imaginent s'exprimer là en toute connaissance de cause dès lors qu'ils s'accouplent à la pensée dominante, celle de la classe dominante: la bourgeoisie, les affairistes, les<br /> licencieurs, les fauteurs de guerre, les pillards.<br /> Cuba développe une économie socialiste, il n'est pas de multinationales qui pillent et s'enfuient les poches pleines, le secteur privé: les coiffeurs, sans salarié, des petits cafés, du tout petit<br /> commerce, celui-là même qui garantit peut-être même une certaine diversité des services.<br /> Les hommes sont ils exploités à Cuba, oui je l'affirme, les hôtels à capitaux espagnols ne manquent pas de se comporter là comme ailleurs ou plutôt de tenter car si il est un état qui ne lâche rien<br /> sur les droits des travailleurs ce n'est pas le nôtre mais le leur au grand dam du patronat d'importation à Varadéro par exemple.<br /> L'économie cubaine souffre du blocus étatsunien, elle souffre de la disparition des pays frères socialistes car les conséquences en ont été incalculables quand le coût du blocus et lui calculé.<br /> L'économie cubaine doit trouver une efficacité nouvelle et notons qu'il ne s'agit pas de précipitation, pas de clés sous la porte et de déménagement n catimini, Cuba a besoin de renforcer ses<br /> capacités nationales pour une seule raison: faire avancer la révolution.<br /> Donc nous en saurons plus dans les semaines et mois à venir, comment, dans quels sens mais nous pouvons d'ores et déjà commettre quelques certitudes: les choix de la population seront respectés,<br /> les correctifs apportés, l'intelligence individuelle et collective sublimées.<br /> Pour en terminer rapidement, que chacun se souvienne que Cuba est voisine d'Haiti, que chacun mette en parallèle ces deux sociétés, l'une ou les ouragans ne tuent personne, l'autre dont les images<br /> s'estompent sans pour autant nous obliger à en oublier l'horreur. Cela Fidel , Raoul et les autres n'en veulent pas et appellent leur peuple à y mettre le prix, il y a quelques mois des morts<br /> s'entassaient sur le littoral français, quelques années des vieillards périssaient par milliers en été, des soldats français tuent et sont tués là où ils n'auraient jamais du aller, pas de cela à<br /> Cuba, la paix, simplement la paix, voila l'exigence d'un peuple dont la maturité n'est plus à prouver, d'un peuple qui chasserait les communistes si cela correspondait à ses besoins.<br /> Réfléchissons avec leurs idées, leurs apports, leurs regards, sachons oublier et mettre de côté notre mission civilisatrice au bord de la faillite, écoutons Cuba et les cubains, ils ont fait<br /> l'ultime révolution, ils seraient bien plus loin si nous avions réalisé la nôtre, soyons modestes comme ils le sont, réalistes et exigeons l'impossible comme eux: ils licencient des centaines de<br /> milliers de fonctionnaires qui auront la tâche de nourrir Cuba et son indépendance: cela fait appel à une haute, très haute conscience de classe, pourvu que nous comprenions enfin que nous ne<br /> pouvons mélanger nos échecs et renoncements pour certains avec ce qu'il construisent patiemment, sans nous avec leur Alba quand nous alignons les milliards pour le Lyonnais ou la BNP, la société<br /> cubaine en a fini avec cela, puissions-nous en finir également et enfin nous nous mélangerons, nous serons frères, les classes antagonistes ne seront plus et la Terre sera notre patrie commune, ils<br /> auront montré le chemin.<br /> <br /> <br />
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