blog des amis de Cuba en Lorraine
Par Reynaldo Henquen
Le Département d’état des États-Unis a publié cette semaine l’un de ses rapports habituels, prétendument pour informer le monde, mais dont le but est de produire l’effet contraire, c’est à dire désinformer tous ceux qui commettront l’erreur de le lire. Il s’agit du rapport annuel sur la Traite des personnes, présenté par Mme Hillary Clinton.
Si on ne savait pas que les Etats-Unis sont animés par de mauvaises intentions, on pourrait croire que ce texte est bondé d’erreurs. Il s’agit en réalité d’une chaîne de mensonges cyniquement articulés pour fausser, pour déformer la réalité.
Les auteurs de ce texte osent, cyniquement citer Cuba parmi les pays qui ne respectent pas les normes minimales pour combattre le trafic de personnes et ne “font aucun effort” pour les respecter. Incroyable mais vrai!
L’habitude des empires de vouloir juger les autres pays est en soi, un manque de respect inacceptable. Mais il est d’autant plus irritant qu’ils émettent leurs jugements en fonction d’intérêts politiques et hégémoniques, même si pour ce faire, ils sont obligés de retordre la vérité, comme Goebbels, le chef de la propagande nazi lui-même n’a pas osé le faire.
Une déclaration de la Directrice du Département Amérique du Nord du Ministère cubain des Affaires étrangères, Josefina Vidal, indique que notre pays ne reconnaît pas cet exercice unilatéral et discriminatoire. Cuba- précise la déclaration- n’est ni un pays d’origine ni un pays de transit, ni un pays de destination de ce fléau. À Cuba, la traite sexuelle de mineurs ou le travail forcé d’enfants n’existent pas”.
“Bien au contraire- souligne la note du Ministère cubain des Affaires étrangères- la législation et les politiques menées par le gouvernement cubain, le travail réalisé par nos institutions dans ce domaine, situent Cuba parmi les pays de la région ayant les mécanismes et les normes les plus avancés en matière de prévention et de lutte contre la traite de personnes et de protection des enfants et d’autres secteurs vulnérables de la population ».
Il faudrait se demander Où regardent les auteurs de ce nouveau rapport étasunien ? Pourquoi ne fon-ils pas référence à l’impact nuisible des bases étasuniennes en Corée du Sud, au Japon ou aux Philippines, autour desquelles et surtout grâce auxquelles la prostitution de mineurs devient une affaire fleurissante ?
Pourquoi ne destinent-ils pas leur argent et leur temps à savoir pourquoi la Thaïlande, transformée en base de repos des soldats yankees durant la guerre contre le peuple du Vietnam, et qui est encore visitée par les militaires du Nord cantonnés dans des pays voisins, s’est transformée en un enfer pour des dizaines de milliers d’enfants, filles et garçons, victimes du trafic et de l’exploitation sexuelle la plus infâme ?
Le Département d’état sait mieux que personne d’autre, que des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents des deux sexes en Amérique Latine sont captés, trompés ou séquestrés par les maffias. Les Etats-Unis sont leur principale destination.
Ce serait bien qu’ils jettent un regard à la carte des routes empruntées par les trafiquants de personnes, carte élaborée cette semaine par un groupe d’organisations centraméricaines, pour qu’ils constatent, au cas où ils ne le sauraient pas, que tous les chemins de la traite conduisent aux Etats-Unis.
Nous pourrions conseiller Mme Clinton qu’avant de faire le ridicule, en présentant ce rapport très “discrédité”, de faire un tour en Floride, au Texas ou au New York, les trois états où l’esclavage moderne, est le plus pratiqué. Elle pourrait au moins se surprendre, si elle a déjà perdu la capacité d’éprouver de la honte, de ce qu’elle va y trouver.
source : RHC