Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog des amis de Cuba en Lorraine

Publicité

Trouver une solution à la crise politique au Honduras devient urgent car les élections approchent


Avec une marge de temps très étroite pour trouver une issue à la crise déclenchée par le putsch au Honduras, les délégués du Président légitime Manuel Zelaya et du régime de facto de Roberto Micheletti, reprennent ce mardi des négociations cruciales dans ce pays centraméricain.

La hâte est due surtout à cause de l’approche des élections générales du 29 novembre. Les Honduriens devront élire le Président, 128 députés, 298 maires et 20 élus au PARLACEN, le Parlement Centraméricain.

Le Président déchu Manuel Zelaya a d’ores et déjà indiqué que s’il n’est pas restitué à son poste avant le 15 octobre date à laquelle la campagne électorale entre dans sa phase finale, tout le calendrier du processus cesserait d’être légal.

C’est la raison pour laquelle il a fixé la date du 15 octobre pour l’expiration du délai pour la fin des conversations qui se déroulent sur la base de l’Accord de San José, présenté par le Président du Costa Rica, Oscar Arias, suivant les indications du Département d’État des Etats-Unis.

Ce plan part de la prémisse du retour au pouvoir du Président légitime du Honduras ce que rejettent les putschistes qui s’obstinent à empêcher le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Micheletti et ses complices parmi lesquels il y a des figures importantes du Parti Républicain et de l’extrême droite des Etats-Unis, entendent laisser le temps s’écouler, organiser les élections et placer le monde devant un fait accompli de telle sorte qu’il n’y ait d’autre possibilité qu’accepter les prochaines autorités.

Pour sa part, la communauté internationale est plus encline à accepter les arguments de Manuel Zelaya qui signale que dans un pays où il y a eu un coup d’état ; qui est pratiquement militarisé et pratiquement en état de siège permanent, les conditions ne sont pas réunies pour garantir la transparence des élections. La Fédération internationale des droits humains, par exemple, a appelé l’UE à ne pas reconnaître les élections au Honduras.


Une preuve en est la répression permanente contre les opposants au putsch et aux récentes mesures ayant pour but de réduire au silence les médias.

Les partis politiques et leurs candidats se heurtent à de graves difficultés pour faire leur campagne électorale et l’ombre de la fraude plane sur tout le processus qui aurait pour but d’élire des autorités disposées à garantir l’impunité de ceux qui ont violé la Constitution en renversant, le 28 juin, le Président légitime et en instaurant un régime de facto.

Plusieurs observateurs comparent la situation au Honduras avec ce qui s’est passé en Afghanistan où les élections réalisées sous occupation étrangère et au milieu d’une guerre, sont devenues une mer d’illégalités. Presque deux mois après la consultation, le gagnant n’a pas pu être proclamé et il reste encore à savoir si la validité des élections sera reconnue ou pas.

La direction du Front National contre le Putsch au Honduras a d’ores et déjà déclaré que si le Président Manuel Zelaya n’est pas restitué à son poste, un boycott électoral sera déclaré et les résultats ne seront pas reconnus.

Bref, si les putschistes ou l’oligarchie qui les maintient au pouvoir ne sont pas atteints d’une crise subite de sagesse et de bon sens, on assistera à une aggravation de la situation aux conséquences imprévisibles.

Il reste à peine des heures aux négociateurs pour trouver une solution viable et empêcher le pays de sombrer dans le chaos ce qui est encore possible avec de la volonté politique et du sens commun.

Autrement, l’équilibre précaire atteint entre la brutalité du régime et la résistance héroïque et pacifique du peuple volera en éclats.

 

Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article