blog des amis de Cuba en Lorraine

Une vague d’enthousiasme parcourt l’Amérique Latine depuis le moment où le président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, a annoncé le choix de la ville brésilienne de Rio de Janeiro, comme siège des Jeux d’Eté de 2016, laissant en chemin trois villes du dénommé premier monde : Chicago, Tokyo et Madrid.
Ce sera la première fois que le plus grand évènement sportif et culturel du monde s’organise dans le Sud du continent, et la seconde dans une nation latino-américaine, après Mexico en 1968, ce qui contribue à réparer d’une certaine façon une injustice commise de manière répétée par les autorités du CIO.
Des 30 villes choisies depuis 1896 jusqu’à 2008, 20 sont européennes, bien que dans trois d’entre elles les Jeux n’aient pas pu se réaliser, Berlin en 1916 à cause de la Première Guerre Mondiale , Helsinki en 1940 et Londres en 1944 lors du second conflit universel.
Cinq autres ont été asiatiques, 4 étasuniennes et une canadienne. Jusqu’à maintenant aucune ville d’Afrique n’a eu cette occasion, ni même une de l’Amérique Centrale et des Caraïbes où existent des petits pays et pauvres, qui seuls ne pourraient pas organiser une compétition de cette ampleur, mais qui pourraient le faire ensemble, comme l’a proposé plusieurs fois Fidel Castro, le leader de la Révolution Cubaine.
De fait, l’esprit de l’olympisme est l’union universelle, ce qui nous concerne tous, riches et pauvres, que nous venons des pays développés ou non. Il n’y a aucune raison pour que la majeure partie de ceux qui ont le privilège d’héberger cette grande rencontre tous les 4 ans, doivent disposer d’énormes ressources économiques, de technologies de pointe ou d’installations luxueuses.
Le plus important c’est qu’il existe une vraie passion pour le sport comme dans le cas du Brésil qui s’est montré brillant dans l’organisation des Jeux Panaméricains de 2007, que justement Rio de Janeiro a accueilli et sans aucun doute en fera autant lors du Championnat Mondial de Football en 2014.
La joie a été tellement grande pour le triomphe mérité de tout le peuple du Brésil, qui a donné au monde tant de gloires du sport, que la disposition d’aider pour que les Jeux soient un évènement inoubliable a été immédiate.
Peu après l’annonce du verdict du CIO, où 66 des 98 membres présents ont voté pour la ville brésilienne, Fidel Castro soulignait dans une de ses réflexions que « les peuples du Tiers Monde partageaient la joie des Brésiliens et aideront Rio de Janeiro à organiser les Jeux Olympiques de 2016. »
Pour sa part, le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez, célébrait la sélection et demandait « un applaudissement pour le Brésil ».
Quelques jours avant, le sommet Afrique- Amérique du Sud, avait appuyé dans sa déclaration finale la candidature de Rio comme siège du rendez-vous sportif estival.
Nous nous réjouissons, pour cette victoire olympique qui met en fête non seulement le cœur des 11 millions d’habitants de Rio de Janeiro et ses faubourgs, mais aussi de tout le Brésil, de l’Amérique Latine et la Caraïbe, des peuples du Tiers Monde, traditionnellement exclus au moment de la désignation des sièges de ce grand évènement.
Nous désirerions que durant la tenue des JO de 2016, la Trêve Olympique se réalise pour que la fête soit complète. Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que dès le lendemain du verdict, le travail a commencé pour que cet évènement réponde à l’idéal d’être « Citius, Altius, Fortius, » Plus rapide, plus haut, plus fort.
Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.