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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Venezuela. Ecole de formation socialiste Manuela Saenz : sans classe ouvrière, pas de socialisme.

cva_2.jpg

C’est au cours d’une assemblée de travailleurs que nous avons rencontré Nerio Chourio, travailleur de la Corporation Venezuelienne Agraire (CVA) qui nous explique : “L’école Manuela Saenz se situe dans cette commune, Emili Arbelo Cedeño, dans le municipe Altagracia de l’Etat de Guarico. Nous nous réunissons afin de partager et éclaircir nos idées à propos de la CVA à laquelle nous participons. Nous cherchons à mettre à exécution le nouveau processus révolutionnaire porté par le président de la République Bolivarienne, Hugo Chavez. Ainsi, nous ouvrons des espaces pour que le pouvoir revienne au peuple, et essayons de trouver un échange et une coordination des idées entre nous.”.


cva_3.jpgUn autre travailleur, José González, intervient dans notre conversation : “Nous nous sommes formés grâce à l’éducation populaire en rompant les schémas traditionnellement établis dans le système national d’éducation. Ainsi, avec cette méthode, nous apprenons et comprenons de manière didactique, différente, et nous ancrons nos savoirs beaucoup plus en profondeur, c’est une véritable formation socialiste.”

Il s’agit de :

 Garantir la sécurité et la souveraineté agroalimentaire
 Renforcer le protagonisme et la participation de la CVA dans la construction de la révolution bolivarienne et du pouvoir populaire
 Former une culture du nouveau modèle de production socialiste
 Renforcer le pouvoir populaire avec les conseils communaux
 Promouvoir la participation protagonique par le biais de la prise de décision, dans al formation t l’éducation populaire
 Exercer un contrôle et un suivi des projets aux niveaux national, municipal et local


A l’école de formation socialiste “Manuela Saenz” on prend le petit déjeuner avec du café chaud, on voit des visages heureux d’hommes et femmes dégustant des arepas (galettes de maïs) assaisonnées, avant de commencer le programme de formation du jour : “les connaissances que nous acquérons dans cette école sont d’une importance capitale pour toutes les écoles du pays. Celles-ci se créent dans l’objectif de former la femme et l’homme nouveau et ainsi enrichir les connaissances au travers de groupes d’études, de débats, de savoirs populaires. Il est important dans cette étape de nos vies d’apprendre et faire des recherches pour permettre d’assurer la poursuite de la révolution et du socialisme en Amérique Latine.


La formation débute par l’hymne national "Gloria al Bravo Pueblo”. L’éducation pour la libération, le socialisme, n’estcva_1.jpg pas de la pure théorie, mais il doit exister un équilibre permanent entre théorie et pratique.

Actuellement il y a 8840 travailleurs dans la CVA, qui, non seulement produisent des céréales, mais également participent aux entreprises mixtes de l’ALBA. L’idée est de créer une articulation de l’ensemble de la classe ouvrière, que les travailleur-e-s eux mêmes puissent s’articuler dans la construction de la révolution.


Alors que l’on partage ces instants avec cette communauté de travailleurs en lutte et en formation, une voix féminine s’élève :

“Le dilemme humain est d’avancer ou de disparaitre. Jamais auparavant ne s’est posé ce conflit à l’humanité. Mais sa résolution ne peut être traduite que par le dépassement du capitalisme. Il ne s’agit pas uniquement de dépasser le système capitaliste sinon de mener une profonde révolution, un changement drastique, radical, de culture, de l’économie, de la manière de pensée, des sentiments de tous. Et ce changement n’est possible que guidé par l’idéologie de la classe ouvrière, l’unique classe capable de libérer le travail, de le convertir d’esclavage en une source de création, de réalisation de l’individu et de la société”.


Cette école est née, avec l’appui du président de la république, d’une initiative prise par le ministère ainsi que par l’école de formation Ezequiel Zamora, sans oublier les travailleurs eux-mêmes. “Actuellement il existe trois écoles inaugurées : une à Barquisimeto, dans l’usine Ospino, une à Bonoco, plus celle d’ici. Au niveau national il en existe déjà cinq, avec un processus de formation permanente de tous les travailleurs. Nous sommes actuellement en train de créer les premiers modules de discussion où nous allons faire connaitre les questions de méthodologie, méthode d’apprentissage et d’idéal latino-américain.


cva_7.jpgLes travailleurs s’organisent pour créer des stratégies de formation, en discutant, en organisant des colloques, des cours et des ateliers, ce qui leur permet d’avoir diverses connaissances dans les domaines socio-politiques. Iván Lazarde, facilitateur nous explique : “il est impératif en ce moment unique et pour le développement de la CVA, que les travailleurs fassent vivre cette entreprise socialiste, et nous pensons qu’il est urgent de mettre en œuvre les conseils de participation socialiste. Cet effort que portent les écoles tourne autour de cet objectif, en donnant des éléments de compréhension aux camarades, pour que le plus rapidement possible les conseils de participation socialiste commencent leur travail, soit la gestion des entreprises avec les communautés et les producteurs des alentours.”


Une des ouvrière demande : “mais enfin, où sont-ils ces conseils de participation socialiste ? il faut une bonne fois pour toute que nous puissions former ce conseil.”


Sans classe ouvrière, il n’y a pas de socialisme !cva_9.jpg


Rompre avec la division sociale du travail qui existe encore dans les entreprises, surmonter les contradictions entre celui qui pense et ne fait pas, et celui qui fat ne puisse pas penser car il ne participe pas. Tous ici sont impliqués dans ce processus, avec les outils mis en place par le gouvernement bolivarien, pour devenir les véritables acteurs de la formation du socialisme qu’ils désirent, un socialisme véritable, un socialisme où la class ouvrière devient l’acteur de la révolution.


Adriana Pacheco

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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A
<br /> bien joli tout cela mais la place de la classe ouvrière au sein du Parti SOCIALISTE unifié du Vénézuéla et surtout son rôle dirigeant à la tête de ce parti n'est pas évoqué... Dommage cela serait<br /> très intéressant de savoir la place réservée aux travailleurs dnas le parti qui doit les représenter en dehors du Parti Communiste.<br /> <br /> <br />
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