 | | | | By Rédaction AHORA / Wednesday, 22 April 2009 / redaccion@ahora.cu Le film cubain Los Dioses Rotos, d´Ernesto Daranas, a remporté ce dimanche le Grand Prix Spécial du Public. L'annonce a été faite lors de la clôture du VIIème Festival International du Cinéma Pauvre de Gibara, province d'Holguín. Le film, interprété par Carlos Ever Fonseca, Silvia Águila, Héctor Noas et Annia Bu, a attiré chaque journée de nombreux cinéphile, dans le cinéma Jibá et dans la salle de vidéo de cette ville côtière nord orientale de Cuba. Los Dioses Rotos conte les expériences d'un professeur d'université décidée d'enquêter sur le célèbre proxénète Alberto Yarini, assassiné par ses rivaux français au début du XXème siècle. Le Prix Spécial de la Presse Étrangère est revenu au court-métrage Brainstorm, du cubain Eduardo del Llano, alors que celui du long-métrage a été attribué à El camino, d´Ishtar Yasin, du Costa Rica. La proposition Bilal, de Sourav Sarandi, de l´Inde, a reçu le Prix Spécial de Documentaires, Œuvres Expérimentales et Art Vidéo. Les autres lauréats du VIIème Festival International du Cinéma Pauvre sont : 2001: Mientras Kubrik estaba en el espacio, meilleur scénario inédit, et Café com leite, du brésilien Daniel Ribeiro, meilleur court-métrage, d´après le jury de la presse étrangère. Le film espagnol Querida Bamako, des réalisateurs Omer Oke et Txari Llorente, a obtenu le Grand Prix du meilleur Long-métrage de Fiction. Dans le genre de fiction, le Prix pour la Meilleure Maquette a été octroyé à La anunciación, du réalisateur cubain Enrique Pineda Barnet, et à El súper, de Fernanda Aljaro et Felipe del Río, du Chili. Le prix spécial du jury du meilleur court-métrage de fiction est revenu à Viaje a Bangkok, de Dionisio Pérez, et le Prix « Pobreza Zero » à Domingo, du cubain Enrique Álvarez. Humillados y Ofendidos, des boliviens Javier Horacio Álvarez, César Brie et Pablo Brie, a obtenu le prix du Collège d´Amérique du meilleur documentaire hispano-américain. Le film Sicarios de la capital, du réalisateur espagnol Gregorio Subersiola, est le lauréat du Prix « Pobreza Zero » du meilleur documentaire, art vidéo et œuvre expérimentale. Le jury a aussi reconnu, pour leur pertinence sociale, leur cohésion et leur transparence dans la narration, leurs ressources expressives et leur évocation émotive, les films suivants : El desayuno del poeta, de l'espagnol Mario Iglesias, pour ne pas oublier la présence du poète Gaspar Duarte, et son interaction avec la ville de Gibara. AJ en La Habana, d´Ismael Perdomo Fonseca, une coproduction de Cuba, d´Espagne et du Danemark où se détache la façon originale, nouvelle et un ingénieux sens du dessin pour narrer une histoire potentiellement ennuyeuse. Ainsi que Fuera de Liga, du cubain Ian Padrón pour « faire un portrait précis et allégorique de la passion nationale cubaine qu'est le base-ball ». Flores de Ruanda, de l'espagnol David Muñoz a été reconnu pour approcher le public à l´angoisse d´un génocide qui attend encore un processus de paix et de justice. Les mentions en art vidéo et oeuvres expérimentales sont revenues aux titres Los puro, d'Elín Prieto Herrera, de Cuba, pour la simplicité des recours expressifs pour montrer la discrimination depuis une perspective universelle. Cent douze oeuvres étaient en concours dans ce rendez-vous du septième art de 2009, et pour la première fois sans la présence du réalisateur cubain Humberto Solás (1941-2008), créateur de l´événement. Le Festival a étendu sa création au-delà le septième art, dédiant plusieurs espaces à la musique, aux arts plastiques et à la photographie. La salle de vidéo de Gibara et le cinéma Jibá ont été les scènes principales où les habitants et les visiteurs pu profiter d'un cinéma de peu de ressources, de peu de divulgation et de peu de distribution, mais plein de talent. Tiré de Cubarte | |