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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Honduras: sixième journée de protestations


Pour la sixième tournée consécutive, les forces sociales, syndicales, paysannes et intellectuelles du Honduras opposent une forte résistance au putsch politique et militaire contre le Président constitutionnel Manuel Zelaya et exigent sa restitution immédiate et inconditionnelle.

Malgré la campagne médiatique et répressive intense déclenchée par les usurpateurs afin de calmer les esprits, les rues de Tegucigalpa, de San Pedro Sula et d'autres villes de ce pays centraméricain sont le théâtre de manifestations.

Jeudi, l'armée et la police ont arrêté plus de 300 personnes dont au moins150 leaders sociaux au cours d'une journée qualifiée d'impressionnante par ceux qui, malgré la censure draconienne imposée, continue à envoyer des informations depuis le Honduras.

Il est incontestable que le mécontentement contre les usurpateurs grandit au fur et à mesure que la communication d'une personne à l'autre comble le vide laissé par les médias traditionnels, dont certains ont été réduits au silence et d'autres s'efforcent de tenter de justifier le putsch ou passent sous silence tout simplement le cours des événements dans le pays.

Rappelons que les principales chaînes de télévision, les journaux à grand tirage circulant dans tout le pays ainsi que les stations de radio appartiennent à l'oligarchie, un des auteurs fondamentaux du putsch.
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Rafael Ferrari, un membre très connu du Parti Libéral est le propriétaire des chaînes de télévision 3, 5 et 7 ; d'une importante station de radio et de plusieurs autres moins importantes. Carlos Flores, également du Parti Libéral est le propriétaire du quotidien "La Tribuna" qui a une grande influence dans le Centre du Honduras et les quotidiens « El Heraldo » et « La Prensa », appartiennent à Jorge Cañahuati, du Parti National.

Cañahuati est fâché contre le Président Zelaya car on l'a laissé en marge de plusieurs contrats officiels et il a toujours été un détracteur féroce de initiatives de l'Exécutif.
Ces médias sont les porte-parole d'un groupe de chef d'entreprise qui préconisent une grande intolérance à l'égard de toute tentative de changement pouvant affecter leurs intérêts et ils sont alliés à une classe politique traditionaliste habituée à jouir de privilèges à l'ombre des institutions de l'État.

Micheletti est l'un d'entre eux. Il proclame, à cors et à cris que derrière les réformes de la Constitution que préconise le Président Zelaya se cache le dessein obscur de se faire réélire. Micheletti prétend que c'est là la seule raison pour laquelle le putsch militaire a été organisé.

Cependant, l'usurpateur n'a pas hésité à se faire réélire député à maintes reprises ces 20 dernières années.

En réalité ce que ces politiciens craignent c'est le remplacement de la conception archaïque de la démocratie représentative dans laquelle seuls ceux qui forment l'appareil de l'État peuvent fixer le cap de la marche du pays. Ils paniquent à l'idée qu'elle puisse être remplacée par une conception plus avancée, celle de la démocratie participative où c'est le peuple qui décide.

Vendredi est une journée cruciale pour le peuple hondurien car c'est la veille du retour annoncé du Président Zelaya à sa patrie. Le Président légitime de la Patrie de Morazan se trouve d'ores et déjà au Salvador où il achève les préparatifs de son retour dans lequel il sera accompagné de sa ministre des Affaires étrangères Patricia Rodas et de plusieurs Présidents, parlementaires et responsables d'organisations internationales.

Cette journée historique doit être l'épilogue d'une farce montée de toutes pièces par les ennemis du progrès, de la justice et du bien-être des peuples.

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