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blog des amis de Cuba en Lorraine

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La validité de José Martí, Il y a plus d´un siècle, Rosa Luxemburg a dit : le socialisme ou la barbarie....


Par: Armando Hart Dávalos* 24 de Juillet, 2009 cubarte


Nous rendons hommage émouvant au souvenir de l´Apôtre dans l´anniversaire 114eme de sa tombée en combat à  Dos Ríos et de son ascension à l´immortalité. C´est une occasion propice pour exalter sa pensée et surtout sa validité dans ces temps que nous vivons, sans doutes les plus complexes et les plus dramatiques  de l´histoire de l´espèce humaine. Parfois on compare ces instants avec la crise du capitalisme en 1929; néanmoins, la situation est plus grave et seulement comparable avec la chute de l´empire romain au mi du premier millénaire. Mais davantage parce que ce  qui est en danger c´est la vie sur la Terre.


Il y a plus d´un siècle, Rosa Luxemburg a dit : le socialisme ou la barbarie. Aujourd´hui l´on pourrait dire : la barbarie si on a de la chance. Devant ce défi universel les Cubains nous avons le devoir inévitable de montrer au monde qui a été  José Martí, le plus profond et le plus universel penseur  du nouveau monde, à savoir depuis Alaska à la Patagonie, dans l´histoire de l´homme.

Enfin, chaque jour il devient plus nécessaire de connaître et de promouvoir justement les idées de qui  Rubén Darío a appelé « Maître». Il a été le précurseur du Modernismo dans la poésie; il est considéré parmi les meilleurs cultivateurs de la prose en  langue castillane, essayiste capable d´aborder, de remarquer et d´identifier tout qu´il y avait de nouveau dans la science et dans la culture de son temps. Enthousiaste critique  d´art, et en premier lieu, organisateur du Parti Révolutionnaire Cubain dans la dernière guerre d´indépendance (1895-1898).

La clé de sa vie en tant que révolutionnaire et que penseur nous la pouvons trouver dans l´articulation qu´il a réussi à faire de la science, la  conscience et de l´action dans son caractère et son esprit. Et il l´a fait à partir de son éthique, car Martí était avant tout un homme éthique.

La dignité de sa conduite est comprise lorsqu´on prend en considération qu´il n´était pas un guerrier mais en même temps il avait  conscience que la guerre  était une nécessité objective pour l´indépendance de Cuba, et il comprenait qu´il devait prêcher avec son exemple. C´est là où se trouve la racine de la tragédie de sa mort à  Dos Ríos le 19 mai 1895, peu de temps après avoir commencée la guerre qu´il avait préparée et convoquée. En cela se trouve l´essence de sa vertu éducationnelle, et l´épreuve définitive de la conséquence de sa vie.

Devant la crise universelle que nous affrontons, Marti se présente en tant que le paradigme  qui peut nous aider à trouver les chemins vers le futur. Aujourd´hui lorsqu´ils sont marche  de différents processus révolutionnaires de profonde contenu populaire  en Amérique latine, nous pouvons trouver les formes correctes de faire politique  et de  défendre des cultures basées sur la tradition latino-américaine et sur les idées de Jose Marti, qui vise l´acquis des aspirations radicales à égalité et à la justice sociale, en même temps aspire à unir le nombre plus grand des forces possibles pour atteindre ces objectifs, à savoir, «  Avec tous et pour le bien de tous ».

Afin de parcourir ce chemin de unis il faut suivre Jose Marti lorsqu´il a dit « Les peuples qui ne se connaissent pas doivent se hâter pour se connaître, comme ceux qui vont combattre ensemble »

Pour la réussite de tout cet effort on a besoin d´une culture générale intégrale comme celle que possède l´Amérique latine. Les grands penseurs latino-américains, depuis  Francisco de Miranda, Simón Rodríguez, Félix Varela et José de la Luz y Caballero jusqu´à ceux de nos jours  ont eu une aspiration  vers la culture générale intégrale. Où réside l´originalité de Martí et de Fidel? Tous les deux ont versé cette culture dans ce que l´Apôtre a appelé l´art de faire la politique. Sa définition de politique est très claire: «La politique c´est l´art d´inventer un recours à chaque nouveau recours des contraires,  de convertir les échecs en fortune; de s´adapter au moment présent, sans que cette adaptation, puisse représenter le sacrifice ou la diminution importante de l´idéal que l´on vise ; de renoncer pour prendre de l´élan ; de tomber sur l´ennemi, avant qu´il n´organise  ses armées en rangs et qu´il ne prépare sa bataille.»

La perception martienne de la politique est une catégorie de la pratique. Il faut réviser à nouveau la définition de l´Apôtre et vous allez observer qu´elle est valable pour n´importe quelle pratique politique, indépendamment des buts prévus. Mais cette pratique a chez Martí une fonction régie par l´éthique, et celle-ci est définie comme avait signalé  Luz y Caballero, en concevant la justice comme le soleil du monde moral. Et cela est dit aussi par l´Apôtre: « (...) soit dit  homme et seront dits tous les droits»1. Il faut observer qu´il y a une différence entre politique en tant que pratique et éthique en tant que principe.

Pour Machiavel, représentant de la pensée bourgeoise en montée dans le 15eme siècle, le but de la politique c´est celui de diviser  pour vaincre. Cela car la politique ne s´ attache pas à des principes éthiques et elle devient opportuniste. Dans la pensée martienne, l´articulation de ces catégories est un composant essentiel.  Ethique, politique et droit, sur le fondement  de la culture générale intégrale, c´est la formule latino-américaine et caribéenne que se présente au monde d´aujourd´hui.

La principale erreur pratique de la dite gauche du 20eme siècle a été de divorcer la politique de la culture; le premier devoir des hommes de culture est de chercher la relation avec la politique pratique. C´est là où se trouve la clé du socialisme dont le siècle 21unième a besoin.

Chaque jour je ressens plus de satisfaction en rappelant la Génération du Centenaire, celle de Fidel, depuis plus d´un demi siècle maintient la culture éthique  comme sujet central. Rappelons la définition de Fidel du concept de Révolution, formulé le 1er Mai 2000, et constatons les étroites liaisons entre l´éthique et la pratique politique.

Dans l´articulation de culture, éthique, droit et politique solidaire se trouve la formule de l´amour triomphant et de l´équilibre du monde postulée par le Maître. Une épreuve de la force réelle de l´éthique, dont une profonde analyse philosophique scientifique n´a pas été faite, c´est qu´en fait les religions l´ont prise en tant qu´élément essentiel. C´est pour cette raison que Marti avait dit que Dieu était dans l´idée du bien. Nous, procurant de chercher l´idée du bien dans la pratique concrète de la vie et de l´histoire, nous devons analyser l´importance des conditions économiques et sociales et du développement culturel en général. En ce qui concerne le droit, je me rappelle, comme disait Marti, que l´essentiel se trouvait dans la justice. L´ Apôtre signalait aussi : «Chaque homme est une fauve endormie. Il faut mettre des rênes à ce fauve. El l´homme est un fauve admirable : il est capable de tenir ses propres rênes».

Les rênes  sont dans la culture, et le droit est la seule manière culte d´exercer la violence, et quand on viole la loi et l´on crée les conditions pour la violence ils sont en train de se créer des situations  graves dans l´ordre publique. Voilà l´un des sujets essentiels que nus devrions discuter à la lumière de la tradition éthique et juridique cubaine.

 En ce qui concerne la politique solidaire, il faut rappeler que Marti était un homme radical et en même temps harmonieux. Il y a des gens qui sont radicaux mais pas harmonieux, et c´est pour cela qu´ils créent de nombreux problèmes. Il y en a certains qui essayent d´être harmonieux et ne son pas radicaux et ne parviennent pas à obtenir rein d´effectif. La pensée révolutionnaire de Marti est insérée dans ces deux catégories fondamentales: harmonieux et radical.

 Le moment est venu  de dépasser des schémas et des dogmes qui nous venus de dehors avec des différentes étiquettes et d´étudier la vie et l´ouvrage de tous les penseurs et les forgeurs de grandes idées au long de la h´histoire. C´est la seule manière politique et scientifique pour trouver un chemin pouvant nous libérer des systèmes oppressifs et nous permettant de parvenir à une authentique humanité, comme celle avec laquelle ont rêvé les grands utopiens. Et cela nous pouvons le faire qu´avec de principes scientifiques et en cultivant l´amour et la solidarité. C´est pourquoi nous avons insisté sur la nécessité d´étudier ce que nous avons appelé culture de faire la politique, présente à Marti et à Fidel.

Encourager ces recherches, sur le fondement de la pensée de o de Bolívar et de Martí, c´est un devoir envers la science historique avec la pensée philosophique et avec le futur politique de l´Amérique et du monde. Ces recherches profondes doivent partir de la méthode élective de la tradition philosophique cubaine, de la vie et e l´ouvrage des précurseurs  Francisco de Miranda, Simón Rodríguez, Félix Varela et José de la Luz y Caballero, qui pourraient nous montrer les fils invisibles dont Marti nous avait parlé, qu´unissent les hommes dans l´histoire.  Ils ont assumé la pensée la plus élevée philosophique, politique et sociale du Vieux Monde, l´ont réélaboré et c´est ainsi qu´ont conçu  notre Amérique.

Si en Europe les idées de quelques savants  se sont mises dans des positions antagoniques par rapport  aux idées des autres, en Amérique on a cherché depuis toujours l´articulation  et l´harmonie : c´est pourquoi elle a pu recréer la pensée universelle et la situer en tant qu´un choix nécessaire  du 21unieme siècle. Tandis qu´en Europe le patrimoine des savants est divisé et opposé, en Amérique on promeut la meilleur synthèse de la pensée de tous ses savants sur le fondement de la justice en tant que soleil du monde moral et du droit, dont l´essence est à la quête de la justice par l´homme. C´est cette Amérique, celle de Bolívar et de  Martí, deux géants qu´avec l´immense légions des héros et penseurs, deviennent le référents indispensables pour la recherche des voies conduisant au socialisme du 21unieme siècle.

Note:
(1) José Martí, Journal Patria, Nueva York, le 14 avril 1893, t. 2, page 298.


 

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