blog des amis de Cuba en Lorraine
Le consortium hollandais Phillips a admis récemment que, tel que le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro, l’avait dit, il n’a pas honoré ses engagements et n’a pas livré plusieurs équipements acquis par Cuba et le Venezuela, à la suite de pressions exercées par les Etats-Unis.
Selon cette firme, des procédures bureaucratiques imposées par Washington et qui n’ont pas encore été achevées sont la cause ce “ retard” dans la livraison des équipements vendus en vertu d’un accord passé avec les deux pays latino-américains.
Les cadres de Phillips avancent comme argument qu’ils n’ont pas obtenu la licence correspondante de la part des États-Unis à cause de “la complexité de l’application des normes concernant les transactions » et ils insistent sur le fait qu’ils ont même été frappés d’une amende de 100 000 Euros.
Mais ce qu’ils ne disent pas c’est ce que le gouvernement étasunien a avoir dans une opération commerciale décidée entre une entreprise hollandaise et deux pays latino-américains, souverains et indépendants.
Pour quoi les États-Unis doivent-ils donner des “licences ou faire payer des amendes en l’absence de celles-ci à une firme qui n’est ni Étasunienne, qui n’a pas de capital étasunien et dont la maison mère ne siège pas en territoire étasunien. Qui lui accorde ce droit ?
La réponse est très simple et les dirigeants de Phillips la connaissent parfaitement même s’ils ne veulent pas l’admettre publiquement. Il s’agit de l’application extraterritoriale du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba dans le but de réduire, par la faim et les souffrances, la résistance de son peuple, coupable, aux yeux de la Maison Blanche, d’avoir choisi son propre système politique et social, le socialisme.
Depuis un demi siècle, Washington persiste sur cette véritable guerre économique contre notre pays et depuis 1996, en vertu de l’élucubration anti-juridique devenue Loi Helms-Burton, il a décidé d’élargir, de façon arbitraire et unilatérale, ce champs de bataille à pratiquement toute la planète, il s’en est pris à tous les pays, entreprises, hommes d’affaires qui osent avoir des relations d’affaire avec Cuba.