blog des amis de Cuba en Lorraine
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| ![]() Par Tania Hernandez, correspondante de CC1 à Cuba La Havane. 16 Septembre 2009. Caraibecreole. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez a annoncé à La Havane que le projet de résolution « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba sera présenté pour la 18è fois par notre pays à l’Assemblée Générale de l’ONU. Bruno Rodriguez, qui a donné une conférence de presse, a ajouté que le vote de cette résolution condamnant cette politique criminelle, intacte depuis son application cela fait 50 ans aura lieu le 28 octobre. Le ministre cubain a souligné que montant total des dégâts causés ces 50 ans est très difficile à estimer, car il implique aussi des dégâts indirects et la comptabilisation d’effets qui se multiplient. « Comment comptabiliser l’effet dissuasif qu’a le blocus sur les exportateurs, les fournisseurs internationaux ? Comment comptabiliser l’effet d’intimidation qu’a le blocus sur les investisseurs étrangers ? Comment comptabiliser les dégâts que cause le dit « risque pays » ? qui existe justement car Cuba est soumise à un blocus par la principale économie de la planète qui se trouve à 180 kilomètres de ces côtes ? –s’est demandé Bruno Rodríguez. Il a expliqué que les estimations faites par Cuba ont été avalisées internationalement. Il s’est référé à la visite d’une commission du mécanisme de supervision du Congrès des Etats-Unis, il y a à peine quelques années qui a enquêté sur la méthodologie utilisée par Cuba pour comptabiliser les dégâts causés par le blocus et qui l’a trouvée techniquement irréprochable. Des estimations très conservatrices indiquent que le blocus a causé, depuis le début de son application, des dommages atteignant 236 milliards de dollars au cours actuel du dollar étasunien. Ces estimations n’incluent pas les dommages directs occasionnés à des objectifs économiques et sociaux cubains par des sabotages et des attentats terroristes qui ont été commis et financés durant des années depuis le territoire étasunien. Bruno Rodriguez a appelé la communauté internationale à appuyer une fois de plus, la résolution cubaine. Le ministre cubain des Affaires étrangères a insisté sur le fait qu’aucun changement concernant le blocus ne s’est produit sous l’administration Obama, qui au contraire à décidé de prolonger, pour des raisons d’intérêt national la loi en vertu de laquelle le blocus est appliqué et cela malgré l’opposition majoritaire de la population étasunienne. Il a relevé que le blocus est éthiquement inacceptable ; une politique obsolète qui a échoué et qui est condamnée de façon réitérée dans le monde entier et au sein d’organismes internationaux. Il a souligné que les résultats du vote de l’année dernière le prouvent ainsi : 185 voix pour et seule trois contre y compris celle des Etats-Unis. Bruno Rodriguez s’est arrêté sur les arguments solides et les chiffres contenus dans le document, qui démontrent largement que le blocus impérialiste est illégal ; qu’il viole le droit international et les droits du peuple cubain et qu’il porte atteinte à la paix, au développement et à la sécurité d’un État souverain. Il a relevé que les dégâts sont énormes dans tous les secteurs, en particulier dans l’agroalimentaire, la santé, les transports, le tourisme, les télécommunications et l’industrie sidérurgique et mécanique, entre autres. Il a expliqué que les mesures annoncées par le Président Obama le 13 avril, concernant les voyages des Cubains résidant aux Etats-Unis à Cuba et les envois d’argent à leurs familles à Cuba sont limitées et insuffisantes. “La Révolution cubaine est solide et invincible, avec ou sans blocus économique, commercial et financier des États-Unis.”- a relevé Bruno Rodriguez qui a assuré que Cuba ira de l’avant malgré les obstacles. |
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