Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog des amis de Cuba en Lorraine

Publicité

Honduras : Ban juge inacceptables les menaces contre l'ambassade du Brésil

29 septembre 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit mardi très préoccupé par la situation au Honduras et a jugé inacceptables les menaces contre l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où le président élu du pays, José Manuel Zelaya, a trouvé refuge.

Le président Zelaya a été renversé le 28 juin par Roberto Micheletti qui s'est proclamé président par intérim. M. Micheletti a imposé un couvre-feu militaire le 21 septembre quand M. Zelaya est rentré d'exil et s'est réfugié à l'ambassade du Brésil.

« Je suis profondément préoccupé par les développements au Honduras. L'état d'urgence a accru les tensions. Je note que le Congrès du Honduras a rejeté la suspension des libertés civiles et je demande que les garanties constitutionnelles incluant la liberté d'association, d'expression et de mouvement soient pleinement respectées », a dit M. Ban lors d'une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York.

« Les menaces contre l'ambassade du Brésil au Honduras sont inacceptables. Le droit international est clair : l'immunité ne peut pas être violée. Les menaces contre le personnel et le bâtiment de l'ambassade sont intolérables. Le Conseil de sécurité a condamné de tels actes d'intimidation. Je les condamne également dans les termes les plus forts », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a plaidé à nouveau « pour la sécurité du président Zelaya ». « J'appelle tous les acteurs politiques à s'engager sérieusement en faveur du dialogue et des efforts de médiation régionaux. Je réaffirme que les Nations Unies sont prêtes à apporter leur aide de quelque manière que ce soit », a-t-il dit.

Lundi, lors d'un point de presse, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, avait estimé qu'une attaque contre l'ambassade du Brésil pour s'emparer de force du président Zelaya serait « une catastrophe ».

« C'est un problème très grave pour nous tous. Ce serait une catastrophe si le droit international concernant l'inviolabilité des ambassades était violé », a-t-il dit. Il a aussi fait part des inquiétudes concernant le traitement réservé par le gouvernement de facto aux médias et l'état d'urgence imposé aux populations du Honduras.

Le Conseil de sécurité a souligné vendredi dans une déclaration à la presse l'importance de respecter l'inviolabilité de l'ambassade du Brésil.

S'exprimant lors du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU lundi, la ministre hondurienne des affaires étrangères Patricia Isabel Rodas Baca a appelé au retour de M. Zelaya au pouvoir. Le dirigeant évincé « demande que la vie soit respectée, que l'intégrité soit respectée, que la liberté d'expression soit respectée », a-t-elle dit.

Au cours de son intervention, elle a pris son téléphone portable et l'a posé contre son micro pour permettre à M. Zelaya qui était à l'autre bout du fil de parler à l'Assemblée générale.

« J'appelle les Nations Unies à apporter leur aide pour mettre fin à ce coup d'Etat et garantir que la démocratie soit offerte à toutes les nations du monde », a dit M. Zelaya. Il a également appelé « les nations civilisées du monde à maintenir une position ferme face à la barbarie ».

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article