blog des amis de Cuba en Lorraine

Tegucigalpa, 29 septembre, (RHC).- Le Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a dénoncé par téléphone devant l’Assemblée Générale de l’ONU, qu’une dictature fasciste a été installée dans son pays.
La Ministre des Affaires étrangères du gouvernement légitime du Honduras, Patricia Rodas, a appelé par téléphone le Président Zelaya, qui a dénoncé la fermeture de Radio Globo et de la Chaîne Canal 36 par le régime de facto et il a réclamé une position plus ferme de l’organisme international pour restituer l’état de droit au Honduras.
Manuel Zelaya a demandé la coopération de l’ONU pour obtenir des garanties sur son intégrité et celle des personnes qui l’accompagnent et qui sont harcelées avec des gaz chimiques à l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa.
Pour sa part la ministre Patricia Rodas a demandé une réunion extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU pour analyser la crise au Honduras et la création d’une commission chargée de se rendre au Honduras et d’analyser in situ la situation. Elle a déclaré que tant qu’il n’y aura pas de garanties constitutionnelles, il n’y aura pas de conditions pour organiser des élections libres, transparentes et universelles.
Les putschistes ont accédé à ce que des membres de l’OEA se rendent de nouveau au Honduras. Ils ont proposé le 7 octobre comme date pour le retour de la mission de cet organisme régional.
Pour sa part Micheletti, s’est dit prêt à lever les restrictions sur les garanties constitutionnelles, à la suite de dures critiques dont il a fait l’objet de la part de la communauté internationale.
Par ailleurs, le Front National contre le coup d’état a fait savoir que les manifestations se poursuivront malgré le couvre feu décrété pendant 45 jours par le régime dans une tentative pour empêcher les mobilisations populaires.
D’autre part, l’enterrement de l’étudiante Wendy Ávila, morte à cause des effets des bombes lacrymogènes lancées contre une manifestation contre le coup d’état est devenu une manifestation populaire.
Une caravane de bus et de véhicules privés a accompagné les proches de la jeune de 24 ans.
Dans un discours au cimetière, le Coordonnateur général du Front National contre le coup d’état, Juan Barahona, a signalé que la répression féroce du régime putschiste, n’a pas pu arrêter la lutte populaire.
Sources: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.