blog des amis de Cuba en Lorraine
Vidéo, en fin d'article, du discours de Rafael Correa, lors de l'intégration de son pays à l'Alba en juin 2009.
A la différence des sommets des pays riches dont les gouvernants doivent se réunir presque en cachette, retranchés derrière des murs épais et entourés de cordons de sécurité, les Chefs d’État et de gouvernement de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique, tiendront leur septième sommet accompagnés du mouvement social.
Accompagnés pas seulement au sens de présence physique, mais aussi dans l’analyse des graves problèmes qui affectent tous les pays de la région dont les inégalités économiques ; les disparités découlant du commerce régit par les règles du marché capitaliste et des modèles irrationnels de production et de consommation qui causent un grave préjudice à l’environnement.
Plus de 500 délégués des pays membres de ce mécanisme d’intégration et de 30 pays invités participent depuis jeudi au Sommet Social de l’ALBA, qui se déroule parallèlement dans la ville bolivienne de Cochabamba.
Ils y discutent du droit des peuples à leurs terres, un concept ancestral qui va bien au-delà de la simple possession du sol et qui inclut aussi bien l’espace géographique et les richesses naturelles qu’il recèle que les formes d’organisation sociale et la production spirituelle et matérielle, c’est-à-dire, la culture des communautés qui y habitent.
Il s’agit alors de tracer des stratégies pour protéger les ressources minières et énergétiques présentes dans le sous sol et qui suscitent la convoitise des transnationales, ainsi que les sources d’eau, la flore et la faune, menacées par le changement climatique.
Les représentants des organisations populaires aborderont également les contenus du Traité de Commerce des Peuples, TCP, qui propose des règles différentes de celles des pactes de libre-échange proposées par les Etats-Unis et l’Union Européenne.
Le TCP propose la prise en considération des asymétries dans le niveau de développement des pays membres et établit des règles de complémentation économique pour compenser ces asymétries de façon à ce que tous profitent sur un pied d’égalité d’un échange juste.
Sept tables de travail analysent différents sujets parmi lesquels figure aussi le droit des peuples à l’autodétermination et à la souveraineté sur ses ressources.
Les résultats des discussions seront remis aux Présidents et aux Chefs de gouvernement de l’ALBA, pas en qualité de cahier de revendications mais de mandat populaire devant être mis en application.
La cérémonie aura lieu ce samedi à la fin du 7e Sommet au cours d’un rassemblement gigantesque au stade de Cochabamba qui sera le symbole de l’unité entre les peuples et leurs gouvernants animés par un objectif commun : renforcer l’intégration afin d’améliorer le niveau de vie de tous mais en particulier des couches traditionnellement laissées-pour-compte.
Un mandat devant surgir de la rencontre en Bolivie est la création du Conseil Social de l’ALBA qui servira de complément aux Conseils économique et politique existant déjà et qui sont en plein fonctionnement.
Cinq ans après que le leader de la Révolution Cubaine, Fidel Castro et le Président du Venezuela Hugo Chavez eurent décidé la création d’un mécanisme étant à même d’unir les peuples, le Septième Sommet de Cochabamba montre une ALBA vivante, forte et développée, un puissant instrument libérateur au service des peuples et du monde nouveau pour lequel nous travaillons quotidiennement.
Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.