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blog des amis de Cuba en Lorraine

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COMMEMORATION - 51e anniversaire de la disparition de Che Guevara : Mon Père le Che projeté à Dakar

10 octobre 1958 - 10 octobre 2009. 51 ans que le révolutionnaire Ernesto Che Guevara disparaissait. Les cubains  de Dakar ainsi que leurs soutiens au Sénégal ont tenu à honorer la mémoire de l’illustre à travers la projection du film Mon Père le Che. La cérémonie a eu lieu samedi dernier à la salle de conférence de la mairie de Baobab Par Oumar Seydou BA

 Mon Père le Che. C’est le titre du long métrage à travers lequel Enertico (fils de Che Guevara) part sur les traces de son père disparu, afin de recueillir les témoignages de ceux qui l’ont connu. Il rencontre dans la trame du tournage un vieil ami à son illustre-père qui lui apprend que «Che était un rebelle qui aimait jouer au caïd pour soigner et dompter sa maladie.  Il ne se connaissait pas de limite. Che fit le tour de l’Argentine en vélo sans pour autant sacrifier ses études. Car, il réussira à décrocher un diplôme en médecine…» Le récit du film révèle qu’il a été persécuté, mais qu’il finit par s’exiler au Mexique en septembre 1954 muni uniquement d’un appareil photo et habillé de vêtements usés. Là-bas, il fera la rencontre qui va bouleverser sa vie : Fidel Castro élargi de prison après y avoir passé  2 ans de sa vie pour tentative de coup d’Etat avorté.
 Dans ce documentaire, Enertico se rend à Gramba où a eu lieu l’opération avortée visant à saboter l’autorité de Batista. Sur les 80 personnes qui avaient débarqué seules 12 réussiront à survivre dont Che. A l’époque, renseigne une dame, il était le médecin du groupe. Impressionné par le courage de Che, Fidel l’intègre dans la hiérarchie de la rébellion. Le Che s’empare de la ferme de Polo et le fit prisonnier. Emu par le récit et surtout l’histoire de son père, Ernetico ne put s’empêcher de retenir une larme lorsqu’une autre connaissance de son père lui fait savoir : «J’ai pleuré lorsque j’ai appris la mort de ton père, le peuple a pleuré, nous l’aimions comme un fils et comme un père, c’était notre père.» Et pour cause, livre le scénario, en août 1958 le Che avait réussi un coup d’éclat en s’emparant de Clara Santa. Une opération qui avait entraîné l’exil de Batista, le Président déchu.
Après 6 ans de séparation, le Che retrouve sa petite famille à la Havane pendant un court temps. Car le devoir l’appelle. Il prend alors la direction de la Cour d’appel chargée de juger et d’exécuter les fonctionnaires ennemis de la révolution. Lors de l’Assemblée générale des Nations unies tenue à Alger en 1961, Che prononça un discours qui mit dans tous leurs états et les soviétiques et Fidel Castro. Il reprochait aux socialistes d’encourager l’impérialisme. Che abandonne ses charges ministérielles et enfile sa tenue de combattant. Le Che qui avait aidé venait ainsi de changer de visage, raconte-t-on à Enertico.
«Je lui ai établi des prothèses dentaires, arraché les cheveux», informe dans le film, le médecin du Che. «A-t-il tressailli ?», s’enquit Enertico. Et le médecin de répondre : «Non  ! Ton père supportait la douleur.» Entré clandestinement en Bolivie pour soutenir la révolution, Che se brouille avec ses complices. Blessé au combat près du village de Layai Guerra en Bolivie, il sera emprisonné avant que le Président et le chef de l’Armée ne décident de le faire exécuter. Déçu par le comportement du Parti communiste Bolivien, Enertico refuse dans le tournage de les rencontrer ainsi que d’autres personnes tel que le pilote qui est allé le cueillir. Mais il aura eu le mérite en réalisant ce film, non seulement de partir des années après ces évènements, à la découverte de l’histoire de son géniteur, mais surtout de léguer à la postérité cette belle aventure cinématographique aux côtés et sur la vie de Che Guevara.
Cette projection qui s’inscrit dans le cadre du 51e anniversaire de la disparition du Che a donné l’occasion aux spectateurs présents à la séance de projection de participer à un riche débat. Youssouf Diop le président de l’Asa/Cuse a estimé, au cours de ces échanges, que «Che est un exemple qu’il faut enseigner à la jeune génération. Car, il est un homme de sacrifice un citoyen du monde, un homme désintéressé». Ce fut également le cadre saisi par Madame l’ambassadeur de Cuba au Sénégal, Vilma Ryes Veldespino pour lancer un appel solennel afin que soit levé le blocus des Etats-Unis. 

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