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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Aux mains des travailleurs : MEXIQUE : une radio syndicale pour conscientiser


Écouter la radio du http://radiosme.org.mx/ sur La Révolution Vive

Un conflit opposant les ouvriers au patronat s’est déroulé au Mexique ces jours derniers, suite à la liquidation de l’entreprise d’électricité connue sous le nom de Luz y Fuerza del Centro (LFC). On a assisté à des prises de position plus fermes, de la part d’un gouvernement fédéral ayant dévoilé ses intentions, en tentant de réduire l’impact des événements, à la suite de la liquidation de l’entreprise.

Ce mardi 20 octobre, c’est à une table de négociations qu’on a tenté de régler les différends et de trouver des accords. Pendant ce temps, la rumeur qui courrait aussi bien au Mexique qu’à l’étranger sur une possible cessation des transmissions par internet réalisée par la Radio SME, se propageait..

Dimanche dernier, à savoir le 11 octobre, c’est lors d’une assemblée extraordinaire que les travailleurs syndiqués ont décidé de se déclarer en session permanente, et c’est hier qu’ils ont choisi de s’organiser en commission d’organisation, de communication et de finance. L’improductive table de négociations, comme certains la qualifièrent, a renforcé la positon du gouvernement considérant comme “irréversible l’extinction de l’organisme LFC”.

De son côté, le leader syndical Martin Esparza a déclaré suite aux conversations : “Il n’y a aucune proposition sérieuse de la part du gouvernement, plutôt la condition qui dit, d’abord liquidez tout et ensuite on verra pour les alternatives !”

Avant cela, Mauricio Montalvo avait élaboré en tant que projet de thèse académique, une radio. Avec la participation d’Eduardo Garcia, la radio des syndicalistes a vu le jour il y a plus ou moins un an, et aujourd’hui encore, elle contribue à informer et à diffuser les informations en relation avec la thématique, aussi bien au niveau national qu’à l’étranger.

Le Correo del Orinoco, soucieux de savoir si l’avenir de ce média combatif était en danger, s’est mis en contact avec Mauricio Monsalvo, qui était justement au micro lorsqu’il fut contacté.

Nous l’avons aussitôt questionné quant au futur de la radio.

Correo del Orinoco : “Quelle est la situation actuelle de la radio ?”

Mauricio Monsalvo : “Depuis les événements de la semaine dernière, après la saisie des installations de LFC, la radio a fonctionné comme un outil de partage des informations dont nous disposons ici, de façon à pouvoir les acheminer vers d’autres pays et créer un réseau de communication au niveau interne. Ceci pour permettre aux compagnons de tisser des liens entre eux et de disposer d’un communication immédiate.”

Monsalvo a reçu plusieurs lettres de menaces anonymes, qui sont allées jusqu’à dire que la police fédérale serait prête à saisir les équipements de la radio se trouvant au siège du syndicat. Cependant, ce dernier ne les a pas prises au sérieux et a rappelé que la loi mexicaine ne permet pas la confiscation du matériel des radios dont les transmissions ne sont pas régulées, puisqu’elles ne disposent pas de fréquence ouverte.

Correo del Orinoco : “Vous pensez à la possibilité que la police vienne saisir les équipements ?”

Mauricio Monsalvo : “Ca me parait peu probable, mais les menaces et les dégâts psychologiques subsistent. Et elles n’ont pas seulement été envoyées seulement à la radio mais il y a aussi eu des tentatives d’intimidations aux domiciles des compagnons, de la part de la police fédérale. Tous les jours, quand nous arrivons au local, nous espérons trouver les équipements à leur place, mais il n’y a eu aucun ultimatum ni rien du genre, et nous espérons que ça restera ainsi !” Monsalvo a lors remercié le peuple vénézuélien pour le soutien qu’il apporte dans cette lutte.

Mauricio Monsalvo a ensuite conclu en disant : “La radio appartient au syndicat, elle a été fondée le 14 décembre 2008 à l’occasion de l’anniversaire du syndicat. Afin de la créer, nous avons du soumettre l’accord à l’assemblée qui l’a effectivement acceptée pour qu’elle serve comme l’un des moyens de communication du syndicat.”

Source : Radio Nacional de Venezuela / Correo del Orinoco

Traduction : Lazhari Abdeddaim, pour le collectif Vive Belgique

syndicat SME :
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