blog des amis de Cuba en Lorraine

Depuis le début octobre, le conflit qui oppose depuis des années les électriciens de l’entreprise nationalisée Luz y Fuerza del Centro (LyFC) et le Syndicat Mexicain des Electriciens (SME) aux gouvernements successifs, contre les projets de privatisation de l’entreprise et de l’énergie, s’est dangereusement aggravé.
En effet, le gouvernement de Felipe Calderón a décidé de passer en force : d’abord le 5 octobre en refusant au syndicat la reconnaissance légale, l’empêchant ainsi d’exercer son rôle, puis le 10 octobre en faisant occuper les locaux de l’entreprise par des agents de la Police Fédérale Préventive, et enfin le 11 octobre en publiant au Journal Officiel un décret qui déclare la disparition de l’entreprise LyFC et l’annulation de la convention collective de l’entreprise.
Cette décision présidentielle laisse sans emploi plus de 40.000 salariés, fait disparaître leur syndicat qui représentait aussi 15.000 retraités de l’entreprise, et surtout un exemple de syndicalisme démocratique et indépendant.
La CGT dénonce cette violation de la légalité et des principes constitutionnels mexicains et exige du gouvernement mexicain :
• Qu’il abroge le décret supprimant l’entreprise et la convention collective protégeant les travailleurs de LyFC, rétablissant ceux-ci dans leur emploi et dans leurs droits de salariés, conformément à la convention collective
• Qu’il reconnaisse, sans conditions, la direction légitimement élue du SME et respecte son autonomie
La CGT adresse à ses homologues mexicains et particulièrement au SME son soutien et sa solidarité dans cette épreuve de force contre l’arbitraire et pour le respect des droits syndicaux.
Montreuil, le 23 octobre 2009