blog des amis de Cuba en Lorraine

Les experts en matière de changement climatique ont d’ores et déjà entamé les débats à Copenhague, la capitale du Danemark et une partie importante du monde suit de près le cours des événements dans l’espoir que l’on puisse sauver la planète d’un désastre écologique mais, en même temps avec incertitude en raison des échecs précédents des tentatives de parvenir à un engagement formel en la matière.
La fonte des glaciers, des phénomènes extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les pluies diluviennes provoquant des inondations dévastatrices : voici le panorama sombre présenté à l’ouverture du Sommet par Rajendra Pachauri, chef du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) relevant des Nations Unies.
Des millions d’êtres humains courront le risque de mourir à cause de ce type de phénomènes dans un avenir pas très lointain à moins que des mesures draconiennes soient prises pour réparer les dégâts causés à la nature.
Cependant, les antécédents ne laissent pas une grande place à l’espoir. Les réunions de Bangkok et de Barcelone n’ont rien donné de nouveau en ce qui concerne la méthode idéale pour remplacer le Protocole de Kyoto, signé en 1997 en qualité d’accord cadre et en vigueur depuis 2005, mais qui s’est avéré inefficace pour ce qui de la réduction des émissions des gaz à effet de serre.
En 2007, ces émissions ont augmenté d’un peu plus de 11%, au lieu de diminuer de 5% comme le prévoyait le Protocole de Kyoto. La cause fondamentale d’un tel échec est la position égoïste des pays industrialisés qui sont les principaux responsables du réchauffement de la planète.
Des pays comme les Etats-Unis, les premiers pollueurs de la planète, ont maintenu une attitude réticente envers le Protocole de Kyoto. Cette situation a très peu changé après l’investiture du Président Barack Obama.
Les Etats-Unis proposeront de réduite de 17% la charge polluante pour 2020. Les experts soulignent qu’une si faible réduction ne contribuera en rien à réparer les dégâts causés à l’environnement. Ils recommandent une diminution effective de 50%.
Le Président Barack Obama ne restera qu’un jour à Copenhague et ce sera quand les débats auront lieu essentiellement à niveau d’experts, raison pour laquelle il ne semble pas qu’il puisse surprendre le monde avec un discours nouveau.
La République Populaire de Chine a fait une annonce importante. Elle a proposé une réduction d’entre 40 et 50%. Il reste maintenant à savoir quelle sera l’attitude du Japon et de l’Union Européenne.
Copenhague sera aussi le théâtre d’autres débats cruciaux sur la façon de sauver la planète car la question consistant à savoir qui assumera les frais de toute cette opération de sauvetage est tout aussi importante que les actions qui devront être entreprises.
Les spécialistes indiquent que les transformations technologiques pour éviter la combustion du charbon, du pétrole et du gaz coûteront près de 150 milliards de dollars par an d’ici 2020. Donc, des normes très claires indiquant d’où proviendront ces ressources doivent être établies.
Le Président de la Bolivie, Evo Morales, proposera au Sommet que ce soient les pays riches qui payent la dette climatique, en premier lieu car ils sont responsables de l’ampleur des dégâts causés à la nature et de leur impact et deuxièmement car les bénéfices des modèles irresponsables de production et de consommation se sont concentrés dans les pays industrialisés.
On parlera beaucoup ces jours-ci, de ce qui se passera à Copenhague et petit à petit, les brumes commenceront à si dissiper pour permettre de savoir combien l’espoir des uns et le scepticisme des autres était justifié. Bien que le sort du Sommet soit jeté d’avance, il n’est pas inutile de rappeler, toutes les fois qu’il le faudra, qu’un match nul est complètement impossible : ou nous gagnons tous ou nous perdons tous !