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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Des millions de femmes sur la planète ont peu de motifs pour célébrer ce 8 mars

kaloian-cincuenta-veces-cuba-03-bandera.jpgPhoto cubdebate


100 ans se sont écoulés depuis la proclamation du 8 mars Journée Internationale de la Femme, au cours de la Seconde Conférence des Femmes Socialistes qui s’est tenue à Copenhague. Bien que des progrès très importants aient été faits dans certaines régions du monde, cette date manque de signification pour des millions de femmes sur la planète à cause de la précarité de leurs vies et de la violation systématique de leurs droits les plus élémentaires.

En Afrique subsaharienne, beaucoup de femmes ignorent même qu’il existe un jour qui leur est dédié. Là-bas, la lutte quotidienne pour trouver des aliments et de l’eau, pour échapper aux multiples conflits tribaux ou pour survivre à des maladies pénibles comme le SIDA, la tuberculose et la malaria leur prend trop de temps.

Dans un continent où, par tradition, ce sont les hommes qui décident quand et comment se font les rapports sexuels, les femmes se retrouvent sans défense face à la progression imparable de la dite Pandémie du 20e siècle qui touche 13% de la population adulte, bien que dans certains pays le taux dépasse 25%.

Il s’agit, n’oublions pas, d’une portion du monde où la présence de l’Europe a laissé en héritage une pauvreté atroce, une grande ignorance et un grand retard qui rendent inutiles les efforts que déploient beaucoup de gouvernements pour contrôler le mal qui cause 10 fois plus de victimes que la guerre.


En Amérique Latine et dans les Caraïbes, bien que la situation ne soit pas aussi dramatique, la vie des femmes n’est pas non plus bien meilleure que celle des femmes africaines.

Des millions d’indiennes sont victimes d’un triple système d’exploitation et de discrimination : en raison du genre, de la race et de la pauvreté.

Cela fait un temps relativement court, les femmes des communautés autochtones n’avaient pas accès à l’enseignement moyen et supérieur, mais elles réussissaient à terminer le primaire et leur participation à la vie politique et à la prise de décisions à niveau local ou national était impensable.


En termes généraux, sur les quelque 190 millions de pauvres et les quelque 76 millions qui vivent dans une pauvreté extrême, 60% sont des femmes.


Ces dernières années, un phénomène pénible a finalement réussi à attirer l’attention publique. C’est l’assassinat de femmes qui a même donné lieu à la naissance du terme « femmicide », c’est-à-dire, la mort violente dont le mobile est le genre de la victime.


Au Guatemala, depuis que la police a commencé à répertorier les assassinats par sexe en 2001, il y a eu plus de 6000 cas. Cela a même amené les autorités à promulguer une loi spécifique pour sanctionner de tels délits.


Dans la pratique, cependant, la législation n’a pas freiné la violence. Rien que dans les deux premiers mois de 2010, 78 femmes ont été assassinées et ce qui est pire, les tribunaux n’ont été saisis que de 2% des affaires concernant les crimes commis durant presque une décennie. Seuls 1% des procès ont abouti à la condamnation des coupables. Comme il arrive dans d’autres pays de la région, les autorités tendent à criminaliser les victimes au lieu de poursuivre les auteurs de ces actes abominables.


Sauf dans quelques exceptions parmi lesquelles il faut relever, bien sûr, celle de Cuba, l’humanité doit encore honorer la grande dette contractée envers les femmes qui sont , non seulement la graine d’où germe l’arbre de notre espèce mais aussi la sauvegarde et la préservation des traditions, des coutumes, des langues et de la culture qui forment aujourd’hui l’identité des peuples et des nations qui doivent leur existence aux femmes qui sont les dépositaires de leur passé et de leur présent et qui garantissent leur avenir.

 

 

Fuentes: RHC, AIN, GRANMA, TRABAJADORES, JUVENTUD REBELDE, PL, REUTER, EFE, IPS, ANSA, AFP, XINHUA, TASS, DPA, AP.
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