blog des amis de Cuba en Lorraine
Cubadebate : Dame un beso. Foto: Kaloian
AIMER
Comment calmer ma soif. Tout est inutile.
Envies de revenir, de réclamer un baiser
là où des lèvres douces se sont posées sur moi.
Envies de sentir, de contempler un corps
comme dans un voyage infini entre hivers et étoiles.
Envies d’un combat flamboyant, de brûler,
de répandre le miel ardent du désir.
Je t’ai aimée,
et la lumière de ta peau, restée à mon insu,
embrase encore mes mains et mes yeux.
Et je comprends mieux maintenant
que je n’ai pu t’aimer qu’ainsi,
d’une façon où se mêle tout ce qui est éternel et pur :
si éternel que j’entends ta voie dans chaque étoile,
si pur que c’est avec ton âme que j’écris mes vers.
6 juin 1999
Recevez tous l’amour des cinq.
Cinco abrazos.
!Venceremos!
Tony
13 février 2011
FCI Florence
La Havane, 14 février, (RHC)- La Fête des Amoureux est célébrée dans tout Cuba. Cependant, l’injustice maintient éloignés 5 antiterroristes Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis de leurs êtres aimés.
Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités aux Etats-Unis. Ils ont été condamnés au terme d’un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.
Ecoutons Rosa Aurora Freijanes, la femme de Fernándo González qui évoque une lettre envoyée par son mari depuis la prison:
“N’hésite jamais à m’écrire et à me faire part de tes sentiments. Je te suggère de ne pas penser à ceux qui pourront lire ce que tu écris. Ne rate pas une seule seconde à penser à cela. Ce que nous éprouvons est très pur et est plus beau quant nous nous le disons l’un à l’autre. Si nous ne pouvons pas le faire recroquevillés l’un contre l’autre, nous n’avons pas d’autre option que le faire par cette voie. Tu peux vivre avec l’assurance que cette séparation touchera à sa fin un jour. Nous vivrons de nouveau des moments de bonheur partagé. Tout ceci fera partie du passé et je serai prêt à te serrer dans mes bras et à faire de toi la femme la plus heureuse de la terre ».
Pour sa part, Olga Salanueva, la femme de René González évoque elle aussi l’époque où elle a fait connaissance de René:
“ Il avait près de 24 ans, il était si plein de vie, très gai mais très profond à l’heure de converser ; très analytique. Il n’était pas très causeur mais sa conversation était très agréable ».