blog des amis de Cuba en Lorraine

Une réponse très ferme aux Etats-Unis et au Mexique
Les présidents des pays du marché commun du Sud (Mercosur) ont publié ce mardi un communiqué spécial dans lequel ils condamnent le coup d’Etat au Honduras et considèrent comme inacceptable les graves violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales du peuple hondurien.
Le document a été lu par le président Tabaré Vásquez durant la réunion :
“Dans leur communiqué spécial, la République d’Argentine, la République Fédérale du Brésil, la République du Paraguay, la République Orientale d’Uruguay et la République Bolivarienne du Venezuela réitèrent :
Leur plus énergique condamnation du coup d’Etat survenu dans la République du Honduras et considèrent comme inacceptables les graves violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales du peuple hondurien.
Face à la non restitution du président José Manuel Zelaya à la charge à laquelle il a été démocratiquement élu nous déclarons notre totale et entière non-reconnaissance des scrutins électoraux déroulés ce dernier 29 novembre sous l’égide du gouvernement de facto, lesquelles se sont déroulées dans un climat anticonstitutionnel, d’illégitimité et d’illégalité, constituant un véritable coup dur aux valeurs démocratiques pour l’Amérique Latine et les Caraïbes.”.
Quelques minutes avant l’émission du document, la réunion avait traité les avancées, les succès et la accords obtenus ce semestre dans le cadre du travail commun, comme avec la République Bolivarienne du Venezuela
En écho au communiqué, la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández, a appelé ses homologues a fortifier une proposition pour créer une zone de paix et de démocratie entre les gouvernements
La présidente a avertit qu’il n’y a pas de place pour ceux qui souhaitent prendre le pouvoir par la force, en tentant des coups d’Etat, dans une allusion claire au coup d’État contre le Honduras.
Une fois lu le communiqué spécial, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont procédé à poser pour la photo officielle de ce XXXVIIIème Sommet du Mercosur. Ils ont ensuite assisté à une représentation culturelle au théâtre Solís, à proximité des bâtiments de la Présidence d’Uruguay.
Le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez, a réfuté de manière catégorique au cours de la session toute issue “honorable” qui oserait avaliser un quelconque gouvernement putschiste au Honduras.
“Pauvres gouvernements que ceux qui commencent à retourner leur veste pour masquer la brutalité la plus grande survenue dans un pays frère” a déclaré le président vénézuelien. "Comment est-ce possible que ce monsieur le dictateur puisse sortir par la grande porte” a-t-il dit avec indignation. “J’appelle seulement à la dignité, à la vérité” a-t-il ajouté.
Par ces propos, le chef de l’État vénézuelien a répondu et réfuté l’intervention de la ministre des Affaires Étrangères du Mexique, qui faisait référence à des supposées élections au Honduras et incluait dans l’exposition de ses propositions qu’elle lassait la porte ouverte à des issues et des justifications à propos de la situation que vit le Honduras.
“Quelles élections ? s’est exclamé le président Chávez, je suis très inquiet, parce que c’est cela, c’est comme chercher à ... c’est comme ça que je l’ai compris. J’espère avoir mal compris” a-t-il ajouté a propos de cette intervention mexicaine.
Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/