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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Les dommages irréparables de la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique

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Allan Macdonald

Por Guillermo Alvarado

Après plusieurs semaines de mensonges au sujet du volume de brut déversé dans le Golfe du Mexique, la British Petroleum a enfin laissé entrevoir la vérité lorsque son directeur Tony Hayward, a reconnu que les dernières techniques appliquées permettent de pomper quelque 10 000 barils de brut par jour, probablement plus de la moitié du brut déversé.

Durant des semaines, les responsables de la firme se sont obstinés à ne parler que de 5000 barils par jour. Ils acceptent maintenant, bien que de façon indirecte, que les estimations parlant de 19 000 barils sont plus exactes et ils donnent raison à ceux qui signalaient que la catastrophe est beaucoup plus grave qu’on ne disait.

Si nous rappelons que l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon s’est produite le 20 avril, c’est-à-dire, cela fait exactement 48 jours, cela veut dire que quelque 900 000 barils de brut ont été déversés dans le Golfe du Mexique, quelque chose sans précédent.

La marée noire s’étend sur un rayon de 320 kilomètres autour du puit avarié. Elle est longue de 740 kilomètres, de quoi décourager le plus optimiste des écologistes.

En réalité, beaucoup d’années s’écouleront avant de connaître la véritable ampleur de la catastrophe en termes de dommages à la vie animale et végétale. Il se peut que nous n’arrivions jamais à savoir ce qui va se passer dans les fonds marins et dans les côtes à cause des substances chimiques qui composent le pétrole et à cause des dissolvants utilisés pour essayer d’endiguer la marée noire.

Comble du cynisme : des responsables de la British Petroleum essayent d’arracher un quelconque soupir de pitié ou peut-être s’attirer certaines sympathies en rendant public le volume de pertes que cette transnationale subit à cause de la catastrophe.

Selon un communiqué émis para la BP à Londres, les pertes atteignent d’ores et déjà 1 milliard 600 millions de dollars et ses actions ont chuté de 60,48 dollars à la Bourse de New York.

Ce n’est rien si nous prenons en considération le fait que rien que dans le premier trimestre de 2010, la British Petroleum a eu un chiffre d’affaires de 8 milliards 292 millions de dollars à titre de prospection et d’extraction dont 5 milliards 598 millions sont des bénéfices nets. Moins du tiers de cet argent à son origine en territoire étasunien, ce qui signifie que ses bénéfices dans le reste du monde suffisent largement à compenser ses pertes.

La perdante à cause du désastre ne sera pas cette transnationale, mais l’humanité tout entière qui se verra sensiblement affectée par la grave détérioration d’un de ses plus riches écosystèmes. Il est riche non seulement en raison du nombre d’espèces animales et végétales dont il est l’habitat naturel mais en raison du rôle qu’il joue aussi en tant que milieu de reproduction d’espèces habitant dans d’autres zones de la planète.

Malheureusement, il ne s’agit pas d’une question d’argent, de coûts et de bénéfices. La BP et d’autres transnationales pourraient même disparaître et le monde ne pas en mourir, mais l’atteinte à la vie dans le golfe du Mexique dont nous sommes témoins actuellement est une catastrophe sans nom, que nos enfants et nos petits enfants, nous reprocheront, tant à nous qu’aux responsables directs qui n’ont pas su ou n’ont pas pu l’éviter ou l’endiguer.

 RHC

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