blog des amis de Cuba en Lorraine

La première manifestation de l’année au Honduras a été organisée ce jeudi dans le but d’empêcher que les députés de l’Assemblée Nationale traduisent dans les faits, l’objectif de l’oligarchie et de la droite étasunienne de faire sortir le Honduras de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique.
Des membres du Front National de la Résistance contre le Coup d’État ont indiqué que le sujet devrait figurer à l’ordre du jour des travaux du parlement, le semaine prochaine,ainsi qu’une amnistie générale pour tous ceux qui ont participé au putsch du 28 juin qui a renversé le Président légitime Manuel Zelaya.
L’adoption de ces projets constituerait un dur revers pour les intérêts populaires qui, comme l’a signalé récemment la ministre des Affaires étrangères Patricia Rodas avaient commencé à recevoir les bénéfices économiques et sociaux de ce mécanisme d’intégration basé sur la coopération et la solidarité et pas sur la concurrence et l’appât du gain.
Etre membre de l’ALBA est , pour le Honduras, l’occasion, entre autres, d’obtenir du combustible à des prix préférentiels et rompre ainsi le monopole des transnationales qui imposent des tarifs élevés au service d’électricité, de gaz de ville, aux hydrocarbures et à tous leurs dérivés.
De plus, grâce à la Banque de l’ALBA et à d’autres mécanismes d’échanges commerciaux équitables, comme le SUCRE, le Système Unique de Compensation Régionale, il aurait accès à des ressources financières sans les conditions léonines de l’entreprise privée qui fait payer des intérêts élevés et applique des restrictions sévères aux crédits pour les éloigner de ceux qui en ont le plus besoin, dont les petites et moyennes entreprises.
Des outils et des machines agricoles, des engrais et des pesticides pour améliorer la culture de grains essentiels et d’autres aliments commençaient à parvenir aux paysans lorsque le coup d’état a interrompu de façon abrupte un processus qui, comme l’a signalé la ministre hondurienne des Affaires étrangères, Patricia Rodas, signifiait une aube pour les plus pauvres dans le pays le plus arriéré de l’Amérique Centrale.
D’autre part, des bénéfices sociaux étaient en cours d’extension à toutes les couches pauvres de la population ayant le plus besoin comme cela était le cas des programmes d’alphabétisation et de l’Opération Miracle, une initiative solidaire ayant pour but de rendre gratuitement la vue aux Honduriens qui n’avaient pas les moyens financiers pour se faire traitér et opérer dans les cliniques privées.
Cependant, le fait que tous ces bénéfices étaient destinés aux laissés pour compte de la société hondurienne, à « ceux d’en bas », pour utiliser le titre du roman du Mexicain Mariano Azuela, a éveillé la colère des riches, des politicards corrompus et de la hiérarchie militaire qui ont appuyé de très bon grès les intérêts des Etats-Unis pour mettre un frein à la généralisation de l’ALBA dans le continent.
Suivant l’optique des oligarques, il est inacceptable que les pauvres obtiennent quoi que ce soit ne représentant pas un gain pour les poches des riches et c’est pour cela qu’ils s’apprêtent à donner le coup de grâce, avec la complicité des députés, à un processus dont la portée sociale et humaine échappe à leur vision étroite.
Le coup de griffe des parlementaires contre l’ALBA coïncide avec la manœuvre du Bureau du Procureur Général de la République consistant à légitimer le putsch du 28 juin en le déguisant avec l’accusation absurde d’abus de pouvoir portée contre la hiérarchie militaire pour avoir pris d’assaut la Maison Présidentielle ; avoir arrête en ayant recours à la force le Président légitime et l’expulser du pays. Il faut rappeler que le Bureau du Procureur de la République a tout de suite appuyé le putsch et maintenant s’il voulait recomposer les choses, il devrait juger les généraux pour trahison à la patrie, assassinats et tortures, comme il reviendrait vraiment à la justice.
Descendre de nouveau dans la rue est la seule alternative immédiate qu’a le peuple hondurien dans sa lutte contre la trahison pendant que les rajustements nécessaires sont faits pour transformer la résistance en une force politique à même de se battre pacifiquement pour le pouvoir et corriger le cap du navire de la nation que tous ceux qui comme Micheletti, Lobo et leurs complices ont changé le 28 juin 2009.
Les organisations populaires honduriennes reprennent leurs manifestations contre le régime putschiste
Tegucigalpa, 7 janvier, (RHC)--. Le Front National de la Résistance Populaire a repris ce jeudi ses actions populaires contre le régime putschiste.
Le texte de convocation de la manifestation organisée à Tegucigalpa appelle les Honduriens à exiger la restitution de l’ordre constitutionnel brisé par le coup d’Etat du 28 juin.
Des dirigeants du Front, organisé tout de suite après le putsch, ont fait savoir que cette manifestation condamnera également les desseins du régime de facto de sortir le Honduras de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique.
Rafael Alegria, leader paysan, a précisé que l’ALBA a permis au gouvernement du président Manuel Zelaya de mettre en application des programmes sociaux et économiques favorisant les secteurs les plus vulnérables de la société.
Le régime de facto a décidé de dénoncer le traité de l’ALBA souscrit le 25 août 2008, par le gouvernement légitime du Honduras et la question sera débattue la semaine prochaine au Congrès.
Rafael Alegria a indiqué que le Front de la Résistance Populaire s’est aussi fixé pour but d’exiger la cessation des violations des droits humains et l’élection d’une assemblée constituante.