blog des amis de Cuba en Lorraine
Une manifestation anti-Otan a rassemblé 30 000 personnes dans les rues de Lisbonne
Descendant l’avenue de la Libertad vers le Tage, plus de 30 000 personnes ont défilé samedi sur la prestigieuse avenue de Lisbonne, au cri de « Paz Sim, Nato Nao » (Oui à la paix, non à l’Otan), du nom de la campagne qui avait appelé au rassemblement et regroupe une centaine d’organisations pacifistes, syndicats et partis politiques (Parti communiste, Bloc de gauche et Verts). « Dissolution de l’Otan tout de suite », « Fin des armes nucléaires », « Non à la militarisation de l’UE », « Retrait d’Afghanistan », pouvait-on lire sur les banderoles.
« Nous pensons que l’Otan est une structure agressive et la réalisation de ce sommet ici mérite une réponse de forte protestation », a expliqué Gustavo Carneiro, un des porte-parole de « Paz Sim, Nato Nao ».
Beaucoup de jeunes étaient présents, regroupés en tête du cortège et suivis par les délégations internationales du Mouvement de la paix et des organisations étrangères, parmi lesquelles le PCF, représenté par Jacques Fath, responsable des relations internationales, et José Cordon. « Cette manifestation montre l’énorme effort de dignité et de résistance dont fait preuve le peuple portugais pour la défense d’un monde plus juste et plus solidaire », a déclaré Gracieté Cruz, responsable internationale du syndicat CGTP, engagé dans la préparation de la grève générale de mercredi prochain. « Au moment où l’Otan mobilise pour la militarisation dans une logique d’ingérence, les peuples sont aux prises avec des coupes dans les budgets sociaux. »
La veille, deux réunions se sont tenues. L’une rassemblait les organisations du Conseil mondial pour la paix et était organisée par le Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC) ; la seconde, faisant office de contre-sommet, proposait des débats dans des ateliers ouverts au public. Prenant la parole au cours de ces rencontres, Jacques Fath a estimé que « l’Otan parie sur la militarisation pour légitimer son existence, et qu’il faut aujourd’hui dégager d’autres perspectives pour assurer la sécurité du monde ».
Envoyée spéciale.