blog des amis de Cuba en Lorraine
Ainsi, en 2010, Fidel Castro mourra, clament à l’unisson The Miami Herald et Newsweek. Ce n’est pas la première fois qu’on lance une telle nouvelle, certains allant même jusqu’à prétendre que Fidel est déjà mort et que c’est son sosie qui reçoit, à l’occasion, les dignitaires de passage à Cuba. Quant au Venezuela, on prédit un autre coup d’État contre son président, Hugo Chavez, et une crise économique, politique et sociale sans précédent dans ce pays. Là encore, rien de nouveau et les fabricants de rumeurs et de complots ont beau jeu de parier sur leurs propres désirs qu’ils prennent pour la réalité. Ces gens-là ne sont pas des devins, ce sont des ennemis jurés du socialisme.
Pour ne pas être en reste auprès du président Obama, on prédit une victoire militaire en Afghanistan pour 2010. Rien de moins! Alors que les Etats-Unis viennent d’envoyer quelque 30 000 soldats de plus, afin de « finir la job », comme l’a affirmé cyniquement le prix Nobel de la Guerre, on se demande bien comment l’armée parviendra dans les prochains 12 mois à « pacifier » ce pays rebelle. On ne parle pas de la crise économique ni financière, on prédit cependant que le pire est passé… Que fait-on avec la hausse des prix du pétrole et des matières premières, la perte de confiance dans le dollar américain, et surtout avec ce taux de chômage qui a atteint les 10,5% aux États-Unis, du jamais vu depuis la grande crise des années 1930? On se ferme les yeux et on se croise les doigts.
Vous imaginez, vous, ces 150 000 soldats qui reviennent du front et qui vont grossir les rangs de l’armée des sans-emploi, lorsque la guerre sera terminée? Il faudra bien les occuper ailleurs, leur trouver un autre terrain de jeu, parce que ce sera terrible, sinon. Tiens, pourquoi pas l’Iran? On a bien inventé quelque chose comme des armes de destruction massive pour l’Irak et le terrorisme un peu partout… Alors l’Iran, avec ses prétentions nucléaires, fera sans doute l’affaire de l’industrie de l’armement américaine qui, comme pour les brosses à dent, doit renouveler ses joujoux tous les trois mois. Parce que les guerres servent à cela, à sauver d’abord et avant tout l’économie du pays qui y est engagé, le danger étant interne et non pas extérieur, malgré tout ce qu’on veut bien nous faire croire. À l’époque, le général et futur président des Etats-Unis, Ike Eisenhower, dans ses Mémoires de la Maison-Blanche, n’avait pas dit pas autre chose : c’est la Deuxième Guerre mondiale, avec ses 400 000 morts américains, qui a permis de payer la facture de la crise économique des années 1930 et surtout à vaincre le cancer du chômage.
Pour terminer, je veux, moi aussi, y aller de mes prédictions, un brin faciles, je dois l’admettre… En 2010, il n’y aura pas d’élections, ni au Québec ni au fédéral. Harper va se maintenir un peu plus à droite et le Parti libéral du Canada va commencer à se chercher un nouveau chef. Le projet indépendantiste va s’affirmer davantage. L’idée d’un Québec maître de tous ses leviers de pouvoir va devenir de plus en plus populaire, mais Charest refusera de prendre le train en marche. Les États-Unis, pour leur part, vont s’enliser dans la guerre au Moyen-Orient et la crise économique et financière sera loin d’être résolue. En Amérique latine et dans les Caraïbes, le courant progressiste va se maintenir et faire de nouveaux adeptes, tandis que la Secrétaire d’État Hillary Clinton va démissionner. Je vous le dis, certains disent que le pire est passé, d’autres, que le pire est à venir!
Et je vous annonce, pour la mi-mars, la naissance de ma fille Maya, mon neuvième enfant et mon deuxième cubano-québécois. Ça, c’est certain et ça ne sort pas de la boule de cristal.
Je souhaite à tous une belle année 2010, de paix et d’amour.