blog des amis de Cuba en Lorraine

RHC : Pendant que les alchimistes des organismes multilatéraux de crédit et d’autres institutions spécialisées tentent de nous convaincre du fait que le pire de la crise globale du système capitaliste est passé, la réalité démontre le contraire.
Mettons plusieurs exemples de ce qui arrive dans les principales économies de la planète et nous suggérons de commencer par celle de la superpuissance de l’heure : les Etats-Unis.
Dans son premier rapport sur l’état de la nation, le Président Barack Obama a reconnu que le chômage est un des principaux problèmes dont la solution est encore est suspens. Selon des chiffres officiels le taux de sans-emploi serait de 10%, mais selon des données plus exactes il frôlerait les 17%.
Obama a pris l’engagement de travailler intensément à l’augmentation du nombre d’emplois, mais il a signalé que durant 2010 le nombre de chômeurs augmentera. Nous savons tous que moins d’emplois veut dire aussi moins de consommation.
D’autre part, il y a une autre bulle financière qui est sur le point d’éclater bien qu’on n’en parle pas. Nous nous référons au secteur immobilier non résidentiel, c’est-à-dire, des édifices qui accueillent des entreprises, des usines et des bureaux.
Depuis 2007 on assiste à une baisse de 40% à cause de l’élévation des intérêts des crédits et il existe en ce moment une dette accumulée de 1,4 billions de dollars.
L’économiste Elízabeth Warren, celle qui a pronostiqué la disparition de la classe moyenne étasunienne à cause de l’échec du modèle de croissance basé sur l’endettement des familles, a indiqué que « sans de nouveaux financements, les hypothéques qui pèsent sur les propriétés risquent d’être appliquées, les banques risquent de devenir insolvables et les clients, les entreprises et les locataires sont en proie à une forte dose d’incertitude ».
Le panorama reste donc sombre et nous ne devons pas perdre de vue ce qui arrivera dans un monde à l’argent en plastic - les cartes de crédit- qui, d’un moment à l’autre peut voler en éclats.
En traversant l’Atlantique, dans l’autre prétendu paradis économique, l’Union Européenne, on vit aussi des journées difficiles dans plusieurs de ses membres. L’Espagne n’arrive pas à se relever et elle aura cette année un taux de chômage de 20%, le double de la moyenne de la « zone euro ».
Le gouvernement espagnol a d’ores et déjà reconnu que la récession économique s’est maintenue pour le septième semestre consécutif ce qui veut dire que les Espagnols sont sur le point d’avoir vécu deux ans de suite sans croissance économique.
Pour sa part, la Grèce vit ses pires journées. On sait déjà qu’elle a menti à ses partenaires, avec l’aide de Wall Street, il faut le dire, en ce qui concerne ses niveaux d’endettement. Un programme draconien de stabilisation économique a éveillé la colère populaire et, selon les dernières informations, elle fait face à une pénurie de combustible à cause d’une longue grève de douaniers.
Le gouvernement grec attend toujours une bouée de sauvetage, mais celle-ci se fait attendre, en partie car les autres membres de l’Union Européenne ont leurs propres préoccupations.
Nous insistons alors sur le fait qu’il est trop tôt pour parler d’une fin véritable de la crise du capitalisme. Les légères relances à l’origine des poussées d’optimisme sont normales dans un cycle critique et, elles sont le résultat des programmes d’urgence mais ceux-ci ont un effet limité dans le temps.
Tel un malade dans un état grave, le capitalisme ne sent pas la douleur car il est sous l’effet des sédatifs et lorsque l’effet de ceux-ci disparaîtra on saura vraiment s’il y a eu amélioration ou pas.