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blog des amis de Cuba en Lorraine

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Vides et vains, ni G8 ni G20 !

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par Damien Millet et Sophie Perchellet et Éric Toussaint



A l’instar des réunions précédentes, le sommet du G20, club privé où les pays les plus riches de la planète ont convié les chefs d’Etat des principales puissances émergentes, s’est révélé à nouveau riche en effets d’annonce et vide de décisions. Comme en 2008 à Londres puis en 2009 à Pittsburgh, les discussions du G20 réuni à Toronto ont tourné autour de la sortie de crise. Mais d’une sortie capitaliste de la crise, favorable aux créanciers et aux grandes puissances.

Véritable serpent de mer depuis deux ans, le thème de la réglementation financière mondiale n’a, sans surprise, mené à rien de tangible. Devant les opinions publiques, qui paient très cher les effets de cette crise dans le déclenchement de laquelle elles n’ont aucune responsabilité, les gouvernements font comme s’ils souhaitaient s’inviter dans une redéfinition des règles du jeu mondial alors que depuis des décennies, ils œuvrent en fait pour l’abandon de toute règle protégeant les peuples. 

Réglementation du marché des produits dérivés qui sont des innovations financières de pure spéculation sans utilité sociale, normes de fonds propres imposés aux banques, encadrement des bonus des dirigeants des grandes banques qui sont repartis de plus belle, taxation des grandes banques ou des transactions financières, autant de sujets qui ont montré de fortes divergences au sein du G20, ce qui est bien commode pour ne rien décider : le sujet a été reporté au prochain sommet du G20 à Séoul en novembre. Un moyen comme un autre de ne pas avancer sur ce sujet pourtant essentiel.

A chaque show médiatique, la même rengaine contre le protectionnisme est également entonnée. Partout dans le monde, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appuyée par le Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), s’est donnée comme mission d’abattre les protections nationales décrétées comme entraves au libre commerce. Ce faisant, les droits fondamentaux des peuples, comme le droit à la souveraineté alimentaire, sont sacrifiés sur l’autel de la croissance et du profit des sociétés transnationales.

Pourtant, les différentes crises qui ont secoué le monde ces dernières décennies puisent leurs racines dans cette libéralisation du commerce et des flux de capitaux essentiellement spéculatifs. La grande déréglementation financière des années 1990, la déstructuration de pans entiers des économies nationales et le désagrégement de l’Etat ont préparé le terrain de la brusque offensive des détenteurs de capitaux contre les populations du monde entier, au Sud d’abord mais au Nord aussi.

La crise actuelle et les plans de sauvetage des banques ont démultiplié les dettes publiques des pays du Nord. L’ouragan d’austérité qui s’abat sur les pays européens organise de drastiques réductions des dépenses publiques tout en préservant les revenus du capital. Le G20 a ainsi pris l’engagement de « réduire de moitié les déficits d'ici à 2013 et faire diminuer la dette publique rapportée au PIB avant 2016 ». Ces coupes se font à l’encontre des intérêts des classes populaires et à l’avantage des classes sociales favorisées. Les remèdes frelatés appliqués à partie des années 1980 sont de retour : réduction ou gel des salaires, hausse de la TVA, libéralisation du marché du travail, privatisations des entreprises publiques, réforme du système des pensions et des retraites sont autant de mesures d’austérité dont les premières victimes sont les populations les plus précaires. Depuis 2008, le FMI a ouvert des lignes de crédits à une dizaine de pays européens. En Islande, la population a clairement fait comprendre qu’elle ne paierait pas pour les errements et les outrances du secteur bancaire et financier. En Roumanie, la réduction de 15% des retraites a été jugée anticonstitutionnelle malgré les pressions du FMI. En Ukraine, les relations entre le FMI et le gouvernement étaient bloquées depuis la décision unilatérale de ce dernier d’augmenter de 20% le salaire minimum. De nombreuses manifestations populaires ont lieu dans les différents pays victimes de ces politiques, ainsi qu’à Toronto où les manifestations anti-G20 ont été brutalement réprimées.

Ce sommet du G20 ne fut donc qu’une pierre de plus apportée à l’édifice d’une sortie capitaliste de la crise. Pour tous ceux qui luttent pour la justice sociale, ce G20 est plutôt… un G vain, qui répète inlassablement les mêmes exigences que rien ne justifie et qui ressort les anciennes « solutions » qui en fait n’en sont pas. Alors, ni G8, ni G20, mais il faut s’attaquer à la racine du problème en expropriant les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen, en réalisant un audit citoyen de la dette publique afin d'annuler la dette illégitime, en instaurant une véritable justice fiscale et une redistribution plus juste de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive, en remettant au pas les marchés financiers par la création d'un registre des propriétaires de titres et par l'interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites. Pour cela, il est urgent de créer une vaste mobilisation populaire pour faire converger les luttes locales sur le plan international et venir à bout des politiques de régression sociale.



Damien Millet - Sophie Perchellet – Eric Toussaint
 : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (www.cadtm.org)


 Articles de Damien Millet publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Sophie Perchellet publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Éric Toussaint publiés par Mondialisation.ca

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The death of an African giant<br /> <br /> Par: Y. Mérabet<br /> En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en<br /> ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n'arrive plus<br /> à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ;<br /> surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d'uranium Nigérien.<br /> Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les<br /> mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique<br /> subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles<br /> de la ville Paris, en France c'est déjà la famine? . Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d'hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi<br /> était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des<br /> Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union<br /> Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au<br /> pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil<br /> de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint<br /> totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT<br /> libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de<br /> l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message<br /> officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur<br /> mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche<br /> des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n'a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain,<br /> seul l'homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où<br /> l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d'un arabe l'énerve.<br /> Conclusion La Libye et l'Afrique toute entière viennent de tourner une page d'or avec la perte de Mouammar Kadhafi. . Traitre et maudit que je sois, si j'étais un libyen?<br /> Journaliste indépendant Asfir/CAN<br /> Ibrahima Alona<br /> Wed, 2 Nov 2011 14:45 EDT<br /> Le marché noir du concentré d'uranium<br /> Des révélations de l'après Kadhafi sur le marché noir franco-libyen du concentré d'uranium Par Y. Mérabet<br /> <br /> <br /> Sous la vigilance de Nicolas Sarkozy, des entrepôts franco-libyens de concentré d'uranium de Sabha (Libye) épargnés par les frappes aériennes du NATO<br /> <br /> <br /> <br /> La Libye, un Etat sans patrie<br /> La crise libyenne s’est inspiré bêtement tout d’abord des soulèvements organisés antérieurement par les peuples Tunisiens et Egyptiens pour déloger leurs dirigeants respectifs, avant de se<br /> transformer en une interminable guerre civile. Cette guerre civile est conséquente des évènements du 11 septembre, ou les Etats-Unis avaient décidé de renvoyer l'ascenseur la ou est né le<br /> terrorisme, au Moyen-Orient. Ayant raté les deux révoltes arabes celle de la Tunisie et de l'Egypte, Nicolas Sarkozy s'accrocha au dernier wagon, ce lui qui emporta la Libye, dans l'espoir de<br /> recevoir sa du butin de guerre. Comparée à la Tunisie et l'Egypte, la Libye est plus riche en ressources et militairement très faible, c'est intéressant pour la convoitise déjà des grandes sommes<br /> en argent sont déposés dans les banques françaises et suisses, c'est trop facile pour s'en service, il faut seulement un motif de guerre! Sous la pression de la France, le conseil de sécurité de<br /> l’Onu a voté une résolution pour permettre à ces derniers d’aller protéger les populations civiles Libyennes. C’est ainsi que d’après cette résolution 1973, et sous la bannière de l’OTAN, des<br /> troupes étrangères volontaires sont intervenues en Libye, aux Côtés des « rebelles», pour les aider à capturer le leader libyen Mouammar Kadhafi. Il fallu attendre sa liquidation physique pour que<br /> l’on sache effectivement ce que sont venues faire ces forces néocoloniales en Afrique. En effet, au lendemain de l’exécution de Mouammar Kadhafi, les insurgés, conscients de leur incapacité à<br /> gouverner tous seuls et surtout de leur illégitimité, ont supplié l’OTAN de ne pas les abandonner. Seulement, ces derniers ont oublié que l’OTAN est venue en Libye régler un compte à Mouammar<br /> Kadhafi et non les aider à construire un pays qui n’avait rien à envier à de nombreux pays européens. Egalement, choqué par les récentes déclarations de Abdeljalil, l’occident voudrait bien mettre<br /> le CNT en difficulté, afin de conditionner leur nouvel aide à l’abandon du projet islamiste du CNT. Le vote du conseil de sécurité ce jeudi mettant fin à la mission de l’OTAN en Libye apparaît<br /> alors désormais comme le revers de la médaille qu’a donné Sarkozy aux naïfs Libyen. Les libyens ont cherché ils ont trouvé! C’est alors cette date du lundi 31 octobre 2011 qui a été choisie pour<br /> mettre fin officiellement à la mission de l’Otan en Libye. En presque sept mois, les troupes de l’OTAN auraient aidé les révoltés libyens à prendre le contrôle de tout le pays, et surtout à mettre<br /> Mouammar Kadhafi hors d’état de nuire. Seulement, au regard du climat de confusion qui règne actuellement en Libye, l’on se demande bien comment l’OTAN s’est précipité à sortir de la Libye pourtant<br /> le gouvernement de transition n’est même déjà pas mis sur pied. Plus loin, même Kadhafi abattu, ses partisans sont encore présents et représentent un réel danger pour l’actuel régime qui ne dispose<br /> véritablement d’une armée. Cependant, il ne fait aucun doute que cette décision des occidentaux de retirer leurs troupes de la Libye n’est qu’une manœuvre visant à obtenir du CNT une partie de leur<br /> « butin » qui semble leur échapper.<br /> Derrière tout crime, il y'a un mobil<br /> Sarkozy vient d'assassiner son meilleur ami Mouammar! Pourquoi? Immédiatement, après le début des affrontements, Nicolas Sarkozy s’est vu investi d’une mission messianique : celle de sauver le<br /> peuple libyen en souffrance ! Et c’est ainsi que certains gouvernements africains, naïvement, ont salué cette générosité surprenante du président français, parmi eux deux misérables pays, le Maroc<br /> et le Sénégal connus par leur désengagement des causes justes. Pour les africains sérieux, ce « sens d’humanisme » déguisé de Sarkozy n’était en réalité qu’un règlement de compte masqué entre deux<br /> grands trafiquants du concentré d'uranium nigérien.<br /> «La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen», ajoute-t-il. Seïf al-Islam et affirme que cette aide a été accordée à Nicolas Sarkozy «afin qu'il œuvre<br /> pour le peuple libyen». «Mais il nous a déçu. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert», déclare-il devant les<br /> caméras de Euronews. ajoute-t-il. Depuis longtemps on savait, que des convois de camions chargés de "yello-cake' provenat de la mine d'Arlite (Niger), transitait par la ville d'Agades pour être<br /> transformé et enrichi à Sebha et vendu frauduleusement à l'Iran, la Corée du Nord, et Israël. Le revenu était partagé entre la famille de Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy.<br /> Business is business, embargo ou pas<br /> Un correspondant de CNN a visité le complexe nucléaire de Sebha et a posté sur un tweet trois photographies. Deux photos d'un entre
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M
AFRIQUE/ NEPAD/ ENERGIE : infrastructures et développement énergétiques du NEPAD<br /> Publié le 9 août, 2012<br /> <br /> En Afrique, les 3/4 de la population vivent au-dessous du seuil de la pauvreté absolue avec moins de 0,55 dollar, où les gens continuent de mourir de faim et de malnutrition, alors que de vastes<br /> ressources naturelles sont à portée de main.<br /> ——<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> 1 – L’Afrique noire a besoin de son gaz et de son pétrole pour rattraper son retard.<br /> En Afrique, les 3/4 de la population vivent au-dessous du seuil de la pauvreté absolue avec moins de 0,55 dollar, où les gens continuent de mourir de faim et de malnutrition, alors que de vastes<br /> ressources naturelles sont à portée de main.<br /> <br /> Le gaz africain pour l’Afrique<br /> L’Afrique noire a besoin de son gaz et de son pétrole pour rattraper son retard et se développer et tout projet crédible de développement devrait proposer des alternatives sur des bases non<br /> discriminatoires et l’échange « donnant-donnant ». L’approfondissement de l’intégration dans le marché mondial est allé avec la marginalisation.<br /> Le développement humain et économique de l’Afrique, le ratio du commerce extra-régional par rapport au PIB était de 45,6% en Afrique, contre 15,5% pour l’Asie, 23,7% pour l’Amérique latine, 13,2%<br /> pour l’Amérique du Nord et 12,8% pour l’Union européenne. La part de l’Afrique dans les exportations mondiales a chuté de 4,5% en 1990 à 1,1% en 2008 et celle des investissements étrangers directs<br /> de 5,8% à 1% en 1990, selon un communiqué de la FAO. Autrement dit, la marginalisation va de pair avec une intégration croissante (chiffres d’avant la crise mondiale).<br /> <br /> <br /> Les grands projets du Nepad<br /> L’Afrique noire aura besoin de ses ressources énergétiques pour assurer son propre développement interne, elle n’a pas de surplus à vendre.<br /> - Projet gazoducs : Le sous-sol africain est extrêmement riche en ressources énergétiques, mais le continent ne dispose pas d’infrastructures lui permettant de les exploiter à un niveau maximum.<br /> Les zones de production, de consommation et d’exploitation sont très éloignées géographiquement ; un développement des infrastructures sous forme de pipeline est la seule solution optée par le<br /> Nepad. La création de deux pipelines, dont le coût est estimé à 7 milliards de dollars, est inscrit dans l’agenda du Nepad.<br /> - Projet ligne électrique : Aujourd’hui, le taux d’électrification en Afrique est de 30% (deux fois moins que la moyenne mondiale). Le potentiel hydroélectrique n’est utilisé qu’à 6% de ses<br /> capacités, mais demande de lourds investissements qui ne sont pas disponibles : la solution iranienne est beaucoup plus abordable pour le moment. C’est pourquoi le Nepad met en place deux grands<br /> projets qui ont pour but la réhabilitation du barrage d’Inga et le renforcement des lignes à haute tension. Un mégaprojet de gazoduc, le Transafricain Gaz Iranien est à l’étude pour résoudre<br /> définitivement ce grand déficit.<br /> - Projet autoroutier : Un des objectifs du Nepad est le développement d’un réseau routier en Afrique afin de faciliter les échanges, notamment commerciaux, pour améliorer les approvisionnements et<br /> les acheminements des produits sur les marchés.<br /> <br /> - Projet ferroviaire : Quelques timides investissements ont été réalisés afin de réhabiliter les chemins de fer existants. Des projets de rénovation et de construction sont actuellement à l’étude<br /> dans le but de réaliser un rail transafricain de 8.000 km qui relira le Nigéria et l’Afrique du Sud. Et les autres ?<br /> <br /> - Projet portuaire : En Afrique, 95% du commerce extérieur se fait par voie maritime ou fluviale, mais le continent n’est pas pour autant suffisamment équipé et compétitif dans ce domaine qui reste<br /> encore sous-développé.<br /> <br /> Le pétrole et le gaz pour créer une industrie pétrochimique africaine<br /> La production mondiale de pétrole dépasse aujourd’hui les 3,5 milliards de tonnes. Le Moyen-Orient, avec plus de 1 milliard de tonnes, est la première zone productrice. L’Arabie Saoudite extrait<br /> près de la moitié de ce volume, l’Iran 18% (avant l’invasion américaine), l’Irak (avant l’invasion américaine), le Koweït et les Emirats Arabes Unis, chacun 11%. L’Amérique du Nord, avec plus de<br /> 600 millions de tonnes, est la deuxième zone de production. Les Etats-Unis en extraient plus de la moitié, le Mexique près de 30% et le Canada 20%. Les pays en transition (ex-URSS) constituent la<br /> troisième zone de production, avec 374 millions de tonnes, dont 93% pour la seule Russie. L’Afrique avec 376,4 millions de tonnes, soit 10,6% de la production mondiale : le brut africain, réputé<br /> d’excellente qualité car léger et donc facile à raffiner, attise toutes les convoitises.<br /> Les réserves avérées du continent oscillent entre 80 et 100 milliards de barils, soit 7 à 9% des réserves mondiales. Or, pour l’heure, le continent produit 9 millions de barils par jour, dont près<br /> de 5 dans la seule région du golfe de Guinée. Une étude du FMI sur l’émergence du golfe de Guinée dans l’économie mondiale estime que « les pays producteurs d’Afrique généreront, entre 2002 et<br /> 2019, 350 milliards de dollars de revenus grâce au pétrole, c’est-à-dire plus que le PIB actuel de la Russie et près du PIB total actuel de l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne » Avec 8% des<br /> réserves mondiales (95 milliards de barils équivalent pétrole), l’Afrique entend jouer pleinement son rôle dans la recomposition en cours du marché international du gaz. La diminution programmée<br /> des réserves de pétrole fait de cette ressource un enjeu majeur pour les pays producteurs du continent.<br /> Selon l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), « la consommation de gaz devrait doubler d’ici à 2030 pour atteindre 4.900 milliards de m³ ». Il sera alors la<br /> deuxième énergie au monde derrière le charbon. L’économie pétrolière et uranifère reste dominée par les compagnies occidentales, notamment française qui tire profit des conflits et des guerres<br /> civiles.<br /> L’Afrique devient une région de plus en plus importante pour la production de pétrole. Entre 1990 et 2005, la production de pétrole est passée de 6,5 millions de barils à 9,3 millions de barils par<br /> jour, soit une augmentation de 9,9% à 11,2% de la production mondiale. L’augmentation soutenue des prix du pétrole ces dernières années a mis en évidence le potentiel de l’Afrique comme fournisseur<br /> de pétrole et le continent est devenu le point de mire de grands pays importateurs de pétrole, en particulier la Chine et l’Inde.<br /> <br /> Du gaz pour la production électrique et la consommation locale<br /> L’essentiel de la production de gaz du continent vient d’Afrique du Nord, Algérie en tête : elle exporte près de la moitié de cette production, mais aussi d’Égypte et bientôt de la Libye, appelée à<br /> développer ce secteur après la levée des sanctions américaines. Le Nigeria, qui a de grosses réserves de gaz, en exporte l’essentiel alors que l’Angola, qui réinjectait jusqu’à présent le gaz dans<br /> les gisements de pétrole, a un projet de gaz naturel liquéfié (GNL), tout comme la Guinée Equatoriale, autre producteur de brut. Des découvertes de gaz ont également été faites au Mozambique et en<br /> Tanzanie, pays non pétroliers.<br /> L’Algérie souhaite porter ses exportations de gaz à 85 milliards de m³ en 2011. La compagnie algérienne Sonatrach, 2e fournisseur de gaz à l’Europe après la Russie, conserve ses projets d’expansion<br /> malgré des recettes inférieures à ses objectifs, en raison de l’effondrement des cours du brut. Les prix du gaz sont en effet indexés sur ceux du pétrole, en forte baisse. Mais le groupe public<br /> algérien, premier producteur de gaz du continent, confirme ses ambitions : consolider sa place de 2e fournisseur européen, se développer sur le marché prometteur du GNL (transportable par<br /> méthaniers) et sortir du pré-carré algérien en opérant à l’étranger. Le sous-sol algérien recèle à peu près les 3% des réserves mondiales en gaz: une recette modeste qui conteste ses ambitions de<br /> consolider sa position de deuxième producteur de gaz dans le monde et leader mondial dans la liquéfaction du gaz (GNL), un moyen pour faciliter le transport entre continents éloignés. En Afrique,<br /> le groupe opère déjà en Mauritanie, au Niger, au Mali, en Libye, en Tunisie et en Égypte.<br /> En Libye, plusieurs compagnies pétrolières, dont la canadienne Verenex, ont découvert des gisements dans le bassin de Ghadamès, à environ 180 km au sud-ouest de Tripoli. Il s’agit de la dixième<br /> découverte dans ce périmètre depuis le début de son exploitation en septembre 2006. Troisième producteur de pétrole d’Afrique – après le Nigeria et l’Angola -, la Libye produit actuellement 3,5<br /> milliards de m³/jour de gaz naturel et envisage de doubler sa production gazière d’ici 2012 ou 2013.<br /> Au Nigeria, les violences dans le Delta du Niger, mais aussi la corruption et la désorganisation du tissu industriel freinent l’exploitation aussi bien du pétrole que du gaz, qui a souvent été<br /> brûlé au lieu d’être produit et exporté. Il est tout à fait naturel que les compagnies cherchent à faire le maximum de bénéfices et n’investissent pas dans la récupération ; c’est au pays d’accueil<br /> de faire des efforts et de minimiser les pertes.<br /> Le Nigeria est potentiellement le plus grand producteur de pétrole en Afrique, mais dans la région du Delta du Niger, d’où presque tout le pétrole vient, les communautés locales affirment qu’elles<br /> ne profitent pas des milliards de doll
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M
LES PHOSPHATES "MAROCAINS" DU SAHARA OCCIDENTAL,<br /> UNE RICHESSE USURPEE AU PEUPLE SAHRAOUI. Par Y.mérabet<br /> <br /> Il faut donc s’interroger sur l’appellation «phosphates marocains », celle-ci cachant en fait un minerai propre au Maroc et une ressource naturelle, propriété du peuple sahraoui.Le Maroc, au mépris<br /> du droit international, occupe le Sahara occidental en s'accaparant de ses richesses minérales. Il conforte ainsi sa position de chef de file de ce minerai en récupérant et en exploitant les<br /> gisements de phosphate sahraoui, gisements dont l’extraction est aisée et les réserves fort importantes. Concernant les engrais phosphatés, le Maroc est en position de leader mondial tant pour leur<br /> production que pour les réserves de phosphates dont il dispose. Produits vitaux pour l’agriculture, qu’elle soit intensive pour les pays occidentaux) ou en pleine expansion pour les pays émergents,<br /> les phosphates intéressent de très près les économies agricoles d’une large majorité de pays C'est cette richesse convoitée et partagée entre le Maroc, la France et l'Espagne, retarde l'accès du<br /> Sahara Occidental au recouvrement de son indépendance malgré des résolutions de l'ONU en sa faveur.<br /> Le droit du peuple sahraoui à ses richesses<br /> L’exploitation économique ne peut se faire que dans l’intérêt du peuple sahraoui et avec son accord. Il est toujours difficile d’agir contre les Etats, mais le entreprises françaises qui font des<br /> affaires là-bas sans respecter le droit international engagent leur responsabilité, civile et pénale.<br /> 1. Avis du secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, conseiller juridique du secrétaire général du Conseil de sécurité<br /> L’analyse juridique de référence résulte d’un avis rendu en 2002 par Hans Correl le secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, conseiller juridique du secrétaire général du Conseil de<br /> sécurité. Cet avis est publié sur le site de la MISURNO,« Avis du 12 février 2002, S/2002/161 », et il n’a jamais fait l’objet de critiques de la doctrine. L’auteur a confirmé et précisé cette<br /> analyse dans un texte publié en 2008.<br /> L’auteur prend pour référence le régime juridique des territoires non autonomes dans la pratique de l’ONU, à partir de l’article 73 de la Charte, alors même que le Maroc est puissance occupante,<br /> car c’est un régime proche, et surtout parce que le Sahara est un territoire non autonome. Il faut raisonner à partir des droits du peuple sahraoui, et pas à partir des volontés du Maroc… Le<br /> rapport rappelle que l’assemblée ONU a régulièrement engagé les puissances administrant à sauvegarder et garantir les droits inaliénables des peuples des territoires non autonomes – droits sur<br /> leurs ressources naturelles et droit d’être et de rester maîtres de la mise en valeur future de ces ressources (Résolution 35/118 du 11 décembre 1980).<br /> « 11. Dans les résolutions adoptées au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Activités des intérêts étrangers, économiques et autres, qui font obstacle à l’application de la Déclaration sur<br /> l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux dans les territoires se trouvant sous domination coloniale », l’Assemblée générale a de nouveau déclaré que « l’exploitation et le<br /> pillage des ressources marines et autres ressources naturelles des territoires coloniaux ou non autonomes par des intérêts économiques étrangers, en violation des résolutions pertinentes de<br /> l’Organisation des Nations Unies, compromettent l’intégrité et la prospérité de ces territoires » et que « toute puissance administrant qui prive les peuples coloniaux des territoires non autonomes<br /> de l’exercice de leurs droits légitimes sur leurs ressources naturelles viole les obligations solennelles qui lui incombent en vertu de la Charte des Nations Unies »(résolutions 48/46 du 10<br /> décembre 1992 et 49/40 du 9 décembre 1994).<br /> « 12. Faisant franchir un pas important à cette doctrine, l’Assemblée générale, dans sa résolution 50/33 du 6 décembre 1995, a établi une distinction entre les activités économiques qui sont<br /> préjudiciables aux habitants des territoires non autonomes et celles qui sont déployées dans leur intérêt. Au paragraphe 2 de ladite résolution, l’Assemblée générale a affirmé « la valeur des<br /> investissements économiques étrangers entrepris en collaboration avec les populations des territoires non autonomes et conformément à leurs vœux afin d’apporter une contribution valable au<br /> développement socioéconomique des territoires ». Cette position a été affirmée par l’Assemblée générale dans des résolutions ultérieures (résolutions 52/72 du 10 décembre 1997, 53/61 du 3 décembre<br /> 1998, 54/84 du 5 décembre 1999, 55/138 du 8 décembre 2000 et 56/66 du 10 décembre 2001).<br /> Il rappelle ensuite quelles sont les bases jurisprudentielles, à travers les décisions rendues par la Cour internationale de Justice.<br /> « 15. La question de l’exploitation des ressources naturelles des territoires non autonomes par les puissances qui les administrent a été portée devant la Cour internationale de Justice dans le<br /> cadre de l’affaire du Timor oriental (Portugal c. Australie) et de l’affaire relative à certaines terres à phosphates à Nauru (Nauru c.Australie). Toutefois, la Cour n’a, ni dans un cas ni dans<br /> l’autre, statué de façon décisive sur la légalité de l’exploitation des ressources des territoires non autonomes.<br /> « 16. Dans l’affaire du Timor oriental, le Portugal a fait valoir que lorsqu’elle avait négocié avec l’Indonésie un accord portant sur l’exploration et l’exploitation du plateau continental dans la<br /> zone de la passe de Timor, l’Australie n’avait pas respecté le droit du peuple du Timor oriental à la souveraineté permanente sur ses richesses et ressources naturelles, ni les prérogatives et<br /> droits du Portugal, Puissance administrant du Timor oriental. Comme l’Indonésie n’était pas partie à l’instance, la Cour internationale de Justice a conclu qu’elle n’avait pas compétence.<br /> « 17. Dans l’affaire relative à certaines terres à phosphates à Nauru, Nauru a demandé la remise en état de certaines terres à phosphates exploitées avant l’indépendance alors que le territoire se<br /> trouvait sous la tutelle de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Nauru a fait valoir que le principe de la souveraineté permanente sur les ressources naturelles avait été violé,<br /> d’importantes ressources ayant été épuisées dans des conditions extrêmement inéquitables et le territoire s’étant trouvé physiquement amoindri du fait de leur extraction. Après que la Cour eut<br /> rendu son arrêt sur les exceptions préliminaires, les parties sont parvenues à un accord et la Cour n’a donc pas eu à statuer quant au fond.<br /> Conclusions de Hans Correl:<br /> « 22. Le principe selon lequel les intérêts des peuples des territoires non autonomes doivent primer et selon lequel assurer le bien-être et le développement de ces peuples est la mission sacrée<br /> des puissances administrant été établi dans la Charte des Nations Unies et défini plus précisément dans les résolutions de l’Assemblée générale sur la décolonisation et les activités économiques<br /> dans les territoires non autonomes. En reconnaissant le droit inaliénable des peuples des territoires non autonomes à disposer des ressources naturelles de leurs territoires, l’Assemblée générale a<br /> toujours condamné l’exploitation et le pillage des ressources naturelles, ainsi que toute activité économique qui lèse les intérêts de ces peuples et les prive de leur droit légitime à disposer de<br /> leurs ressources naturelles. Toutefois, elle a reconnu la valeur des activités économiques menées conformément à la volonté des peuples des territoires non autonomes et leur contribution au<br /> développement de ces territoires.<br /> « 23. Dans les affaires du Timor oriental et de Nauru, la Cour internationale de Justice ne s’est pas prononcée sur la légalité des activités économiques menées dans les territoires non autonomes.<br /> Il convient toutefois de noter que ni dans un cas, ni dans l’autre, l’exploitation des ressources minérales des territoires n’a été présentée comme illégale en soi. Dans l’affaire du Timor<br /> oriental, un accord d’exploitation pétrolière était présenté comme illégal parce qu’il n’avait pas été conclu avec la Puissance administrant (le Portugal); dans l’affaire de Nauru, ce qui était<br /> présenté comme illégal, était le fait que l’exploitation des ressources minérales aurait épuisé les terres inutilement et de façon inéquitable.<br /> « 24. La récente pratique des États, quoique limitée, indique que les puissances administrant, aussi bien que les États tiers, ont l’opinio juris suivant : si les ressources de territoires non<br /> autonomes sont exploitées au bénéfice des peuples de ces territoires, en leur nom, ou en consultation avec leurs représentants, cette exploitation est considérée comme compatible avec les<br /> obligations qui incombent aux puissances administrant en vertu de la Charte et conforme aux résolutions de l’Assemblée générale, ainsi qu’au principe de la « souveraineté permanente sur les<br /> ressources naturelles » qui y est consacré.<br /> *Source: résolutions de l'ONU<br /> <br /> -Ingénieur expert en énergie -Journaliste indépendant<br /> ASFIR ex Association Algérienne des relations Internationales 119, Boulevard Didouche Mourad (Alger centre)
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