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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 10:37

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Par Josefina Ortega / redaccion@ahora.cu / Jeudi, 07 Avril 2011 12:54

Une grande distance sépare La Havane de la ville japonaise de Sendai. Les deux sont aux antipodes. Et les deux sont totalement différentes sous de nombreux aspects.

Mais elles ont un point commun. D´une certaine manière elles sont habituées aux risques, bien qu´aussi en ce sens il y a des divergences. La Havane est régulièrement frappée par des ouragans puissants ; Sendai – fondée durant l´année 1600 par le Daimy? Date Masamune –, sent encore la trépidation monstrueuse d´un séisme – avec l’ultérieur tsunami – qui a récemment balayé une grande partie du secteur et a coûté la vie à un grand nombre d´habitants de cette ville, chef-lieu de la préfecture de Miyagi.

La distance est énorme entre La Havane et Sendai, c’est vrai. Toutefois, bien que séparées par 11 850 km, elles sont proches. À Sendai il n´existe plus un signe qui marque la référence ; et à vrai dire, à Sendai, aujourd’hui, il n´y a pas d´autre référence que la mort et la destruction.

À La Havane par contre il existe un petit, simple, mais accueillant et lumineux parc, proche du canal d´entrée de la baie, qui rappelle ce qu´unissent les deux villes.

Le site rend hommage à la première visite –dont on se souvient – d´un natif du pays du soleil levant. Et le visiteur était de Sendai, une population qui rend culte à la franchise, à l´austérité et à l´autonomie, et ainsi il l´enseigne à ses fils.

Dans un lieu préférentiel du petit parc se lève une statue – une œuvre de l´artiste Mizuho Tsuchiya – du premier Japonais. Il s´agit du samouraï Hasekura Rokuemon Tsunenaga qui est arrivé dans la capitale cubaine en provenance du Mexique à bord du navire San José un matin du mois de juillet 1614, en transit vers l´Europe.

La sculpture représente Tsunenaga vêtu avec les ornements propres d´un chevalier médiéval japonais, y compris ses armes traditionnelles.

Le monument en granite, inauguré le 26 avril 2001, a été donné à Cuba par l´École Sendai Ikue Gukuen, en honneur aux relations fraternelles entre Cuba et le Japon.

Hasekura Rokuemon Tsunenaga, en pose cérémonieuse et le bras étendu, saisit un éventail traditionnel signalant la ligne droite imaginaire qui le porterait à Sendai, d´où il était parti durant l´année 1613, en qualité d´ambassadeur de bonne volonté, une action connue comme « Mission de Keicho ».

Tsunenaga est sorti du Japon par ordre du seigneur féodal de Sendai, Masamune, pour un voyage qui durerait sept ans, durant lequel il a visité l´Espagne et Rome, il a obtenu des audiences avec le roi Felipe III et le Souverain pontife Paul V, et à la fin il n´a pas eu les résultats qu´il attendait.

Vétéran des invasions japonaises en Corée sous le taiko Toyotomi Hideyoshi entre 1592 et 1597, Tsunenaga était un samouraï dans le sens strict du terme, de sorte que la persistance, la responsabilité et la connaissances ne lui manquaient pas. Les raisons de l´échec de son voyage furent autres.

Ce fut le premier dignitaire de sa lignée à séjourner à La Havane, qui n’a rien eu à voir avec l´émigration japonaise postérieure à Cuba. De nombreuses années ont dû passer pour que Cuba reçoive d´autres Japonais.

Un groupe de dekasegui – tel était le nom qu´on donnait au Japon à ceux qui émigraient – est parti en Amérique du Nord, fondamentalement à Tampa, Cayo Heuso et Washington DC, et d´autres au Mexique et au Brésil ; toutefois, un petit groupe a étendu son périple jusqu´à Cuba et, de 1898 jusqu´à 1943, de plus grandes vagues sont arrivées.

On affirme que le plus grand nombre d´immigrants japonais à Cuba est arrivé entre 1924 et 1926, une époque où une compagnie de voyages appelée Oversea se chargeait de faciliter le transit vers Cuba.

Dans le cas de notre pays, les Japonais ne se sont pas limités à rester dans une zone déterminée, mais ils se sont établis dans toute l´Île, jusqu´à être présents dans 46 sites des six provinces cubaines de cette époque, en plus de l’Isla de Pinos . Ils réalisaient des travaux dissemblables, mais surtout dans les secteurs productifs comme l´agriculture, les mines, l´industrie sucrière, la pêche, l´agriculture, la mécanique, l´électricité et les services. Plusieurs japonais de Sendai – « la Ville des Arbres » –, sont arrivés à Cuba.

Des raisons affectives font que Cuba pleure l´effroi que souffre Sendai et le peuple japonais.

Les choses qui nous unissent, restent ; et la statue de Hasekura Tsunenaga, cérémonieux et altier semble aujourd´hui nous signaler la route pour nous rappeler la ville qui souffre.

* Avant le séisme, Sendai était considérée la plus grande ville de cette région, avec une population supérieure à un million de personnes et en accord avec la classification créée par l´Article 252, Section 19 de la Loi des Autonomies Locales, elle appartient au groupe de 14 villes de plus grande importance au Japon.

Tiré de Cubarte

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Published by cuba si lorraine - dans Cuba
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