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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:54

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Bilan de la présidence de Porfirio Lobo

jeudi 10 juin 2010, par Primitivi

Depuis que Porfirio Lobo assure la plus haute charge de l’État du Honduras les exactions, les tortures, les assassinats, et les violations des plus élémentaires des droits n’ont pas cessé, au contraire. Par contre les exécutants en ont appris avec le temps et ces actions sont devenues plus discrètes, laissant moins de traces pour d’éventuelles action en justice [1].

Mais ces délits ne pourraient être conduits sans l’aval et la complicité des institutions judiciaires. C’est cette mise au pas d’un pays que décrit Giorgio Trucchi en interviewant Bertha Oliva, coordinatrice nationale du Comité des Parents de Détenus Disparus au Honduras.

La démocrature du Honduras : L’ère du Loup

Plus de 700 violations des droits de l’homme - incluant douze assassinats - c’est le résultat des observations réalisées du 30 janvier au 28 mai 2010 par le COFADEH. Plus de 9 000 violations et 544 "incidents" contre des défenseurs des droits de l’homme enregistrées depuis le coup d’État.

 

En manquant de quelques semaines [2] la commémoration du premier anniversaire du coup d’État sanglant, Sirel a discuté avec Bertha Oliva, coordinatrice nationale du Comité des Parents de Détenus Faits disparus au Honduras (COFADEH), pour faire le point sur la situation.

Quel est le bilan des droits de l’homme au Honduras après quatre mois du gouvernement Lobo ? Ce que nous avons réussi à compiler pendant ces quatre mois du gouvernement de Porfirio Lobo est un peu terrifiant. C’est encore une preuve qu’au Honduras des violations sélectives et systématiques des droits de l’homme continuent d’être faites, elles obéissent à une politique fine et silencieuse de l’État, et par conséquent dangereuse et inquiétante.

Au niveau international, le président Porfirio Lobo essaie de présenter l’image d’un pays différent, d’un pays en voie de normalisation et de réconciliation... La communauté internationale, la coopération et les gouvernements du monde doivent comprendre qu’au Honduras les hommes politiques ne font jamais ce qu’ils disent publiquement. Il y a une hypocrisie totale, et quand ils annoncent qu’un gouvernement plus humain s’est installé, qui permet une réconciliation et respect les droits de l’homme, les faits montrent bien que ce sont des mensonges.

Les détentions illégales, les poursuites, les tortures et les assassinats continuent. Ils continuent de violer les lois tous les jours. Au Honduras les forces économiques et politiques continuent de s’imposer, à travers des institutions publiques qui sont supposée se charger d’appliquer la justice.

Y a-t-il eu un changement de stratégie répressive dans le pays à la suite du coup d’État ? Avant le coup il y avait une répression, mais elle l’était surtout par abus d’autorité. Maintenant la majorité des violations des droits de l’homme sont faites pour des raisons politiques et les oppresseurs ont accordé leurs instruments et leurs méthodes.

Pour les organisations des droits de l’homme, il est actuellement plus difficile de travailler dans un climat de violence. La stratégie s’est affinée et diversifiée, et les oppresseurs sont plus attentifs à ne pas laisser de traces.

C’est une politique systématique de la part de l’État, accompagnée par une campagne médiatique des plus cynique et agressive menée par les médias corporatifs qui tendent à disloquer tout type de travail ou d’expérience structurante et sociale.

Nous le voyons ces jours-ci avec la fermeture de la radio communautaire de Zacate Grande, de la persécution des leaders ruraux, des représailles judiciaires et patronales contre les syndicalistes de l’Université Autonome du Honduras (UNAH) et du licenciement des juges et des magistrats qui se sont opposés au coup.

Cela fait des semaines que ces derniers sont en grève de la faim et il n’y a aucune intention (de la part de l’État) de résoudre le conflit. Ils créent des crises déguisées en actions légales, imposent le droit avec les concepts utilisés pendant le coup militaire

Il y a aussi des signes très inquiétants. Est-ce que les menaces et les attaques dont les directeurs du STIBYS ont souffert et la campagne pour discréditer la direction de la Résistance font partie de cette stratégie ? Le COFADEH s’inquiète beaucoup de ce qui est arrivé durant les derniers jours. Il y a des signes clairs comme les menaces contre Carlos H. Reyes [3], l’assaut contre le siège du STIBYS à San Pedro Sula et la campagne de discrédit contre les dirigeants du Front National de Résistance Populaire (FNRP) font partie de la même stratégie répressive.

Une stratégie qui veut nous faire taire, nous dominer, en nous laissant sans le droit de nous organiser et de protester contre ce qui arrive dans ce pays. Jusqu’à présent le Ministère public n’a absolument rien dit sur ces faits.

Le secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, a assujetti le retour du Honduras au sein de l’OEA au retour de l’ex-président Manuel Zelaya avec l’assurance “d’une tranquillité absolue”. Qu’est-ce que vous pensez de cette proposition ? Il a le droit de la faire, mais il n’a pas de droit de manipuler des mensonges. Ce gouvernement continue de mentir à la communauté internationale et se propose de compenser le processus d’unité et d’organisation qui a surgi après le coup [4].

On ne peut pas négocier le retour du président Zelaya en échange de sa sécurité, et nous croyons que ce n’est pas juste considérer le retour du Honduras dans les instances internationales alors qu’il n’y a aucun signe de vraie vie commune en démocratie, de respect des droits de l’homme et d’application correcte de la justice.

Nous avons plus de 700 violations des droits de l’homme depuis que Porfirio Lobo est arrivé au pouvoir en janvier dernier. Il faut maintenir l’isolement du Honduras jusqu’à ce que les forces répressives réfléchissent, donnent un signe clair de repentir et acceptent de répondre pour les délits qu’elles ont commis.

Nous allons continuer de dénoncer et de travailler, même si nous savons qu’à tout moment ils peuvent essayer nous faire taire.

Ici personne ne se réconcilie avec personne. Au contraire, ceux qui ont le contrôle du pouvoir et des armes, ceux qui ont assailli les institutions de l’État, continuent avec leur stratégie du crime et peut leur importe ce que dit la communauté internationale.

Quel sorte d’anniversaire va être le 28 juin prochain ? Cela va être une rencontre que le monde va avoir avec le peuple hondurien. Il n’y a pas de raison de pleurer, au contraire, nous allons nous embrasser et célébrer cela, parce que nous nous sommes rendus compte qu’il y a des millions de personnes sur la planète qui ont exprimé leur solidarité, et qui ont souffert quand ils ont senti que le Honduras était toujours attaqué.

A cette date nous allons installer la Commission de Vérité Alternative. Cela va être un bon message pour chercher la mémoire, pour récupérer l’histoire. Pour dire aux peuples du monde, au gouvernement du Honduras qui a préféré être la continuation du coup, qui continue de violer les droits de son peuple, que cette affaire n’a pas été une succession constitutionnelle, mais un coup d’État militaire.

Le 28 juin il faudra le vivre avec joie, en pensant qu’il y a douze mois le peuple s’est éveillé et continue de le démontrer dans les rues.

par Giorgio Trucchi


Source
 : Rel Uita "La democradura en Honduras : La era del Lobo"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Le cas de Roberto Micheletti est actuellement étudié par le Tribunal Pénal International, mais Micheletti a pu décrocher un mandat de député à vie - charge non prévue dans la Constitution hondurienne - qui lui offre l’immunité parlementaire jusqu’à la fin de ses jours.

[1] Le cas de Roberto Micheletti est actuellement étudié par le Tribunal Pénal International, mais Micheletti a pu décrocher un mandat de député à vie - charge non prévue dans la Constitution hondurienne - qui lui offre l’immunité parlementaire jusqu’à la fin de ses jours.

[2] Le coup d’État fut lancé le 28 juin 2009 par Romeo Vásquez Velásquez (chef des états-major des forces armées) et Roberto Micheletti (président de la chambre des députés), l’un kidnappant le président Manuel Zelaya dans la nuit et l’autre se faisant porter au pouvoir suite à une soit-disant "succession constitutionnelle" décidée unilatéralement par le Parlement et la Cour Suprême. Le Honduras tombait alors sous le joug d’un nouveau "type" de dictature. Celle où l’on fait semblant d’utiliser l’appareil démocratique pour mieux imposer un diktat oligarchique soutenu par l’armée et des centre de pouvoirs extérieurs -autres gouvernements ou multinationales-.

[3] Carlos Reyes, leader du Front National de Résistance Populaire hondurien.

[4] le mouvement de résistance populaire, du jamais vu dans ce pays

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Published by cuba si lorraine - dans Amérique Latine
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