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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:45

 

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Le blogue de Valérie Borde

10 mai 2010

Comment faire dégringoler les dépenses de santé?

Peut-on maintenir une population en relativement bonne santé et lui donner une espérance de vie tout à fait respectable, en consacrant à la santé… treize fois moins d’argent par habitant qu’au Québec ?

Oui ! Voyez ce qui se fait à Cuba, qui a beaucoup à nous apprendre à ce chapitre, affirme Paul Drain, chercheur à l’École de médecine de l’Université Stanford, en Californie, dans l’édition du 30 avril du magazine Science.

Avertissement au Dr Bolduc ou au prochain ministre de la santé : il y a là des idées à regarder sérieusement !

À Cuba, l’espérance de vie est d’environ 78 ans, contre 81 ans au Canada. Le pays affiche un des plus bas taux de mortalité infantile de tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, et le plus grand nombre de médecins par habitant (59 médecins pour 10 000 personnes). Selon le chercheur, l’état de santé des Cubains se compare à celui de nombre d’habitants de pays beaucoup plus riches.

En 2006, les dépenses de santé de Cuba s’élevaient à 355 dollars par habitant, soit 7,1% du produit intérieur brut.

En comparaison, le Québec a consacré plus de 12 % de son PIB à la santé en 2009 selon les chiffres présentés dans le dernier budget (pdf). Soit plus de 4 800 dollars par habitant.

Comment Cuba réussit-elle à garder sa population en bonne santé sans se ruiner? En consacrant beaucoup plus d’efforts à l’éducation en santé, à la prévention et aux soins de première ligne, des mesures peu coûteuses mais très payantes, et en proportion beaucoup moins à la médecine «technologique».

À Cuba, indique Paul Drain, 97% des diplômés en médecine suivent un programme de résidence de trois ans en médecine familiale. Les deux tiers d’entre eux resteront médecins de famille.

Les soins de première ligne sont offerts via 498 polycliniques qui desservent chacune entre 25 000 et 30 000 personnes. Elles supervisent aussi de 20 à 40 «consultorios». Ces petites cliniques familiales de quartier s’assurent que chaque Cubain voit un médecin de famille au moins une fois par an, sur place ou à domicile.  Gratuitement.

Voilà qui semble plus emballant qu’une franchise-santé, non ?

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 07:30

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Le 20 décembre 1993 l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté une résolution proclamant le 3 mai Jour Mondial de la Liberté de la Presse dans le but de renforcer l’exercice d’un des droits fondamentaux des individus et de la société : celui d’être informé sur la base de la vérité, opportunément et avec objectivité.

La date a pour fondement la Déclaration de Windhoek promulguée en 1991 dans la capitale de la Namibie qui venait alors d’accéder à l’indépendance afin de promouvoir dans le continent africain une presse pluraliste et démocratique.

Quand on parle de liberté de la presse, on parle d’un privilège qui englobe toute la société, les médias, les communicateurs et journalistes, mais aussi l’homme de la rue qui ne doit plus être vu comme un simple consommateur ou objet de l’information mais comme un protagoniste, comme un facteur à même d’influer, pas seulement sur l’émetteur mais aussi sur le contenu même qui est mis à sa disposition.

C’est donner à la personne la possibilité de renvoyer le message, enrichi avec son propre point de vue, son expérience et ses attentes.

De tels objectifs ne sont pas cependant faciles à atteindre dans un monde dominé par un mode de pensée hégémonique basé sur le système capitaliste dans lequel tout est censé devenir une marchandise et dans lequel la règle d’or des relations entre les personnes est celle qui stipule que celui qui possède l’or, est celui qui détermine les règles et où la force du pouvoir économique est plus importante que la force du droit ou de la justice.

Dans ce panorama, la liberté de la presse se traduit littéralement par liberté d’entreprise et nous ne parlons pas précisément de n’importe quel type de liberté.

Rappelons qu’à cause du phénomène de la concentration des moyens de production, de gigantesques corporations transnationales de l’information qui tiennent à ce qu’on leur permette d’agir dans une anarchie totale, sans réglementations légales, sans respecter aucun principe de cohabitation, comme si elles se trouvaient au-dessus de tout et de tous.

Elles oublient qu’il n’existe aucun droit absolu, car toutes les relations sociales civilisées sont basées sur l’équilibre entre les libertés et les responsabilités dans le but fondamental d’atteindre le bien commun.

Grâce à son grand pouvoir économique et technologique, elles organisent des campagnes contre des gouvernements et des peuples qui ne sont pas de leur gré ou intérêt ; elles changent le cours des événements, transforment des voyous en héros ; « blanchissent des histoires criminelles » , inventent des guerres et des conflits et cachent des actes abominables. Les exemples sur le fonctionnement de cette machine sont nombreux, surtout dans la dernière décennie, à partir des attentats du 11 septembre sur lesquels on ne nous a pas encore tout dit.

La vérité, ce principe qui devrait être la matière première fondamentale de toute information, reste ensevelie sous des tonnes de papier, de bandes ou de mégabits sans aucune valeur pratique.

Pour nous, les journalistes qui continuons à aimer notre profession comme un moyen de rapprocher les hommes les uns des autres ; qui insistons sur le principe de notre Héros National José Marti : être cultivés pour être libres – c’est-à-dire, avoir une vision intégrale et objective du monde réel- est la seule façon d’être libres, le 3 mai est un jour de fête et de combat.

Un jour de fête car nous célébrons la liberté conscients de notre responsabilité sociale. Un jour de combat, car nous faisons toujours face aux ennemis de l’humanité, ceux qui désinforment, qui mentent ou gardent un silence complice qui est une autre façon de mentir.

 RHC

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:07

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Mireille Fanon Mendes France

Sans minimiser l’importance d’une analyse géostratégique à partir des forces en présence et des enjeux liés à la volonté des pays occidentaux d’imposer une guerre sans fin, cette présentation propose de réfléchir à un aspect qui est assez souvent placé au second plan, voire la plupart du temps ignoré. Il s’agit du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes -pilier essentiel du cadre normatif des Nations unies conquis par les peuples colonisés- grâce auquel les rapports de force, dans les relations internationales, peuvent et doivent être régulées. Sans son effectivité et son applicabilité pour l’ensemble des Nations, qu’elles soient petites ou grandes et y compris pour les peuples sans Etat, le monde court directement à la loi du plus fort.

Réfléchir à ce que nous appelons la guerre sans fin, nécessite de faire un détour par ce que les peuples dominés, au cours de leur lutte pour leur droit à disposer d’eux-mêmes et à disposer de leurs ressources naturelles, tout comme leur droit à choisir librement leur système politique [1] ont eu à subir et la nature de leur résistance ainsi que ce qu’il leur avait été possible de penser en termes d’alternatives au modèle capitaliste.

J’introduis des questionnements qui me semblent pertinents dans le contexte actuel et qui demandent une réflexion organisée à partir d’un changement de regard et parce que, d’une certaine façon, ils appellent à une prise de risques.

Je ne vais pas présenter une analyse géostratégique de l’état du monde. Même s’il faut préciser que la guerre sans fin doit être expliquée dans sa « nouveauté ». Cette nouveauté pointée par Pierre BEAUDET repose sur le fait qu’il y a une superpuissance cherchant à prévenir et surtout à empêcher l’avènement d’autres compétiteurs de grande envergure que sont la Chine, la Russie, les BRIC, tout en reposant une alliance « durable » entre les USA et l’Union européenne. Cela a été fait, mais il m’apparaît que dans ces analyses, il manque toujours un aspect important, celui de la guerre ouverte faite aux droits, avec un droit particulièrement visé celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, avec les conséquences que cela entraîne.

Il me semble, même si cela peut paraître une antienne usée, qu’il faut repasser par (...) le contexte de l’après guerre, marqué par la lutte idéologique entre le bloc occidental et le bloc socialiste, moment où a émergé la prise de conscience collective qu’il était fondamental de lutter contre tout type de domination et contre toutes les formes de marginalisation des peuples .

Moment qui a représenté un pas historique et qui a montré aux peuples opprimés qu’il était possible de construire des alternatives. Ce moment passe par Bandung.

Revisiter Bandung n’est pas inintéressant, surtout parce que la volonté avouée de l’ensemble des Occidentaux est, aujourd’hui, de casser ce qui reste du tiers-mondisme militant mais aussi d’empêcher les BRIC -même si les pays du BRIC aspirent à consolider leur forme de capitalisme - de mieux se structurer. Dès lors, et même si l’on ne peut plus parler d’un « front » tiers-mondisme, il n’en reste pas moins qu’il est constructif d’analyser les enjeux d’un tel mouvement. En effet, rappelons que Bandung (...) est le résultat d’évènements extrêmement importants qui ont eu des conséquences politico-idéologiques sur les différentes luttes de libération nationale et de conquête de l’indépendance. Les peuples, jusque là ignorés et dépossédés de tout droit, considérés comme assujettis à la métropole, sous l’idée force du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, se rebellent contre le statut quo imposé par la violence de la domination coloniale des Etats européens. C’est au cours des années 1950-1960 qu’un troisième monde émerge : le tiers-monde qui revendique lui aussi sa place dans les relations internationales et sa part dans le partage des richesses de la planète.

Fort de promesses et de transformations dans les rapports de force, ce troisième monde n’a pas répondu aux attentes. Il n’a pas joué le rôle qui lui était assigné, malgré la volonté des participants qui avaient identifié un axe d’action (...) s’articulant autour du rassemblement des pays pauvres, de la lutte contre le colonialisme et contre la ségrégation raciale et qui se déclaraient, à l’issue de la conférence, en faveur du développement, de la paix et de la coopération internationales (...). En affirmant que le colonialisme et l’exploitation, sous toutes ses formes, sont la négation des droits humains et un obstacle au développement et à la paix, cette déclaration constituait un cri de ralliement légitimant et légalisant le droit des peuples, soumis à l’occupation étrangère, à disposer d’eux-mêmes. Il n’est pas inintéressant de souligner que la conférence affirmait 1) le respect des droits humains fondamentaux en conformité avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies ; 2) le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de toutes les Nations ; 3) la reconnaissance de l’égalité de toutes les races et de l’égalité de toutes les Nations, petites et grandes.

Qu’en est il aujourd’hui de ces positions fortes du Tiers Monde qui, si elles ont changé, non pas la nature mais la forme des rapports de force dans les relations internationales, n’ont néanmoins pas permis aux pays du Sud d’agir, non pas en pesant plus d’un côté ou de l’autre selon leurs besoins, mais en tant que troisième force qui aurait dû transfigurer la nature des rapports de force dans le cadre d’une nouvelle recomposition du monde ?

Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, le monde se cherche, tentant de rééquilibrer les rapports de force à coup de logiques de guerre économique et de guerre de civilisation qui s’entretiennent mutuellement, prenant en étau les sociétés où qu’elles se trouvent. L’humanité semble à nouveau rouler vers la guerre infinie, même si celle-ci ne présente pas les caractéristiques classiques des guerres entre états. Une des premières victimes de cette guerre sans fin est le droit à l’autodétermination, conquis de haute lutte après des siècles de colonisation, de soumission et de racisme, par les peuples colonisés.

Le droit à l’autodétermination, règle de droit international largement reconnue, autorise les peuples à opter pour la structure politique de leur choix et pour leur indépendance. Droit consacré par la Charte des Nations Unies et proclamé par l’ONU comme étant le droit de tout peuple à se soustraire à la domination coloniale , ce droit est avant tout la garantie d’une société pluraliste et démocratique, selon la formulation contenue dans la revendication en faveur d’un nouvel ordre économique international de 1974 .

Depuis une vingtaine d’années, est imposée une mondialisation basée sur un capitalisme autoritaire donnant toute liberté aux capitaux ce qui entraîne pour la société internationale contemporaine un fonctionnement basé sur une logique largement déterminée par les « pouvoirs privés », eux-mêmes fondés sur une logique marchande et de « marchandisation » de l’être humain, de la société internationale et des populations de la planète.

Parallèlement à cela la liberté de circulation des populations est restreinte, au nom de la menace terroriste qui devient un prétexte en faveur de mesures liberticides. Ainsi, se développent d’un côté la peur, le fatalisme, le repliement des uns et des autres tandis que de l’autre se développe un délire de puissance pour les tenants d’un libéralisme échevelé, le tout sur fond de guerres justifiées soit pour des raisons de captation des ressources naturelles, soit pour transposer un modèle dit démocratique, pensé en son temps par « cette vieille Europe qui n’en finit pas de mourir », soit encore pour revendiquer le droit d’imposer une idéologie raciste et dominatrice alors que se poursuit depuis plus de soixante ans l’occupation illégal d’un pays et la volonté d’asservissement de sa population.

Ce phénomène de la mondialisation devient, dès lors, un moyen de fabriquer un monde à partir d’un modèle unique qui ne reflète absolument pas les particularités de la majorité des pays et des peuples.

Dès lors les différentes règles de droit international, garantissant le droit des peuples, entre autre l’interdiction de l’utilisation de mesures économiques pour contraindre un Etat à subordonner l’exercice de ses droits, se trouvent remises en cause. Une autre règle proclamant également le droit inaliénable de tout peuple de choisir son propre système politique économique, social et culturel est aujourd’hui soumise aux orientations des institutions financières internationales et des systèmes financiers qui contraignent certains pays à des programmes d’ajustement structurel et à ce qui est appelé « bonne gouvernance, transparence, démocratie mondiale, lutte contre le terrorisme… ».

Face à ces attaques sans limite, le droit des peuples à l’autodétermination, pilier du droit international, est gravement menacé par l’existence et l’expansion de ce seul modèle social international. Il l’est également, dans ce monde unipolaire, par les théories prétendant justifier le droit à l’intervention sous des prétextes humanitaires ou ce nouveau droit concernant la responsabilité de protéger .

Dans ce contexte c’est tout l’arsenal juridique dit « pluraliste » « hétérogène », avec une « tendance à la démocratisation » des rapports internationaux qui se trouve remis en cause. Au-delà, c’est le rôle de l’Etat qui est visé. Sur le plan international, un petit groupe d’Etats puissants et d’entreprises transnationales prennent, à huit clos, des décisions qui déterminent la vie et les conditions de vie des peuples.

Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater que la régulation juridique internationale et le droit international construit après la deuxième guerre mondiale subissent une dégradation généralisée entraînant des répercussions directes sur les règles consacrées par la Charte des Nations Unies, sur le régime juridique international et sur le droit interne des Etats, et en conséquence, sur le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et plus encore sur les droits civils et politiques et sur les droits économiques, sociaux et culturels et environnementaux. C’est dans ce contexte que s’inscrit la guerre sans fin avec pour pierre angulaire la remise en cause du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources.

Outre, la guerre militaro financière faite aux Etats et aux peuples, outre la guerre menée contre les migrants, une guerre est faite aux gens à coups de dérégulation des acquis sociaux mais aussi de restriction des libertés publiques et privées avec en toile de fond une désinformation orchestrée par les media. N’oublions pas que la volonté de l’hégémonie occidentale se traduit sous bien d’autres formes qui ne viennent que renforcer cette idée que le monde porte en lui le germe de la guerre -parce que les peuples sont irresponsables et que seuls quelques Etats sont capables de le préserver de ses tentations destructrices.

Ainsi, une des formes est à regarder du côté de ce qui s’est passé lors des conférences internationales contre le racisme. Durant ces deux dernières conférences, l’objectif des dominants était d’instrumentaliser le racisme à des fins de division du monde. D’un côté les soutiens de l’Etat d’Israël, dont de nombreux pays occidentaux mais aussi arabes et africains, et de l’autre ceux qui affirment que le racisme et la discrimination sous toutes leurs formes, la xénophobie et l’intolérance associée doivent être combattus, partout dans le monde, afin de gagner l’universalité des droits humains pour toutes et tous de façon à faire monde et de se penser ensemble dans une identité-relation. C’est à partir de cette rupture que les Etats occidentaux et leurs alliés ont tenté de renforcer en imposant, à l’ensemble du monde, leurs conceptions de la lutte contre le racisme, les discriminations et la xénophobie sur un terrain dont les limites ne comprennent aucune critique à l’égard d’Israël et d’où la question de la diffamation religieuse a été écartée. Comment échapper à cette folie meurtrière qui va plonger les peuples face à des défis écologiques et climatiques, à la misère et à l’humiliation d’une part, au terrorisme et aux armes de destruction massive de l’autre, à l’alternative entre guerre et dialogue de civilisations ? Seuls peuvent ils y arriver ? Seuls peuvent ils résister à ceux qui préfèrent imposer la guerre, la compétition généralisée, alors que l’humanité a résolument besoin de paix et de coopération ? Sur cette question des peuples et non des Etats, et plus précisément de la construction d’un « front » des peuples, il faut préciser que même si ce front a du mal à émerger, il reste que le processus du Forum social mondial -même si cela se fait de manière inégale- reste et est un des outils de « coalisation ». Mais devant la violence du système libéral mondialisé qui a de plus en plus tendance à flirter avec une sorte d’aventurisme nazi -parce qu’il se réorganise, entre autres sur la capitalisation des peurs et l’aggravation des dérives-, il est urgent que le processus de FSM permette la radicalisation des mouvements par la construction d’alliances permettant de déboucher sur la confrontation avec les pouvoirs, comme on le voit en Bolivie. Le monde, dans son ensemble, n’a jamais été aussi fortement sous la menace d’un bouleversement radical, essentiellement à cause du mépris ouvert – avec des nuances – des pays occidentaux dont la politique consiste à saper ce droit international et à le manipuler suivant leurs intérêts financiers et leurs appétits de domination et d’hégémonie. Les dominants imposent, sans retenue, au reste du monde leur loi de la jungle où ne règnent que des rapports de force basés sur la domination et la loi du plus fort. Nous sommes face au danger. Le capitalisme violent, décomplexé montre son vrai visage. Face à lui, faut il penser à un autre Bandung des peuples ou à une forme analogue ? En tout état de cause, il faut résister pied à pied sur tout ce qui s’impose aux peuples. Il est important de lier, de relier, de regarder vers de nouveaux horizons, de construire des alternatives en pensant à des alliances prouvant qu’il est possible de penser les rapports de force sur le respect mutuel des peuples et de leur droit aussi bien à leur autodétermination qu’à leurs richesses.


[1] Article commun, à la fois au Pacte international pour les droits économiques, sociaux et culturels et au Pacte international pour les droits civils et politiques




A voir aussi :
  Site de la Semaine Anticoloniale http://www.anticolonial.net/


Autres Articles "Réflexion sur le concept de droit des peuples lié à la question de l’écologie" ou "Comment l’écologie est définitivement une question liée au droit international ?" Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater que la régulation juridique internationale et le droit international construit après la deuxième guerre mondiale subissent une dégradation généralisée entraînant des répercussions directes sur les règles consacrées par la Charte des Nations Unies, sur le régime juridique international et sur le droit interne des Etats, et en conséquence, sur le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et plus encore sur les droits civils et politiques et sur (...)
Par Mireille Mendès-France le 4 mai 2010


http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article1976

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:20

esteban_lazo-23abril.jpg• Discours prononcé par Esteban Lazo Hernandez, vice-président du Conseil d’Etat, à la clôture de la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère, au stade
« Félix Capriles, à Cochabamba, en Bolivie, le 22 avril 2010,
« Année 52 de la Révolution »
(Traduction de la version sténographique du Conseil d’Etat)

Vive la lutte des peuples d’Amérique latine et du monde ! (Vivats)

Vive la lutte pour la Terre mère! (Vivats)

Cher frère Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie et –nous nous devons de le dire, du fond du coeur, à l’occasion de ce meeting magnifique— leader indiscutable de ce peuple noble et héroïque de Bolivie, (Applaudissements)

Cher président Hugo Chavez,

Camarades du gouvernement bolivien,

Messieurs les dirigeants présents à ce meeting historique,

Participants à la conférence qui s’achève aujourd’hui,

Frères et sœurs, défenseurs de la Terre mère, de la Pachamama, vous qui vous êtes engagés envers la cause de la survie de l’espèce humaine,

L’initiative du président Evo, qui a organisé cette conférence pour engager un dialogue direct, franc et constructif avec les mouvements et les organisations nationales, indigènes, scientifiques et les peuples du monde dans le but d’analyser les véritables causes du changement climatique revêt la plus haute importance et une dimension humaniste exceptionnelle.

Nous avons écouté il y a quelques la lecture de l’excellent document élaboré à la suite de ce premier Sommet, et je peux vous assurer que nous lui apportons notre soutien ferme et décidé. (Applaudissements et vivats)

Je voudrais aussi vous transmettre les salutations fraternelles du président Raul Castro et du leader de la Révolution cubaine, notre commandant en chef Fidel Castro. (Applaudissements) Ils ont suivi de très près ce rendez-vous historique qui a fait la preuve que nos peuples sont conscients du changement climatique et bien décidés à contribuer à la recherche de solutions véritables à ce problème crucial qui menace la survie de l’humanité.

Camarades,

A l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992, le commandant en chef Fidel Castro a déclaré, et je le cite ici en raison de l’actualité évidente de son contenu :

« Si nous voulons sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles sur la planète : moins de luxe et de gaspillage dans une poignée de pays, pour qu’il y ait moins de pauvreté et de famine sur toute la Terre. » (Applaudissements).

La lutte pour la défense de la vie passe aujourd’hui, indubitablement, par l’abolition du système capitaliste, de son mode de vie, de ses patrons de production et de consommation qui détruisent l’environnement et poussent l’homme dans une course effrénée à l’autodestruction.

Il est purement et simplement intolérable que les revenus des 500 individus les plus riches du monde dépassent ceux des 416 millions de personnes les plus pauvres.

Commet expliquer que le tiers de la population mondiale soit privée de soins médicaux et des médicaments essentiels à sa santé, une situation qui s’aggravera avec le changement climatique et la pénurie croissante d’eau et d’aliments, dans un contexte mondial et mondialisé où la population s’accroît, où les forêts disparaissent, où les terres vouées à l’agriculture s’amenuisent, où l’air devient irrespirable et où l’espèce humaine court le risque réel de disparaître.

Comment est-il concevable que le monde puisse affecter douze billions de dollars au sauvetage des banques en faillite et à la « récompense » des spéculateurs, lorsque les ressources manquent pour sauver la Terre mère et l’humanité à laquelle nous appartenons tous ? (Applaudissements)

Ceci montre bien quelles sont les priorités des pays industrialisés et que le combat contre le changement climatique et ses conséquences irréparables pour les êtres humains n’en fait pas partie.

L’échec de la 15ème Conférence des parties de la convention cadre des Nations sur le changement climatique, qui s’est tenue en décembre denier à Copenhague, n’a pas manqué de nous inquiéter tous. Elle a échoué en raison du manque de volonté politique des nations les plus développées pour se fixer des objectifs ambitieux de réduction des émissions et à cause des pratiques frauduleuses d’exclusion qui s’y sont imposées.

Ledit Accord de Copenhague est issu de négociations basées sur l’exclusion et la manipulation politique conduites par le principal responsable historique et actuel du changement climatique ; il ne répond pas aux exigences s’appuyant sur des bases scientifiques ni à l’impératif politique d’enrayer ce phénomène mondial.

Il est indispensable que les mouvements et les organisations sociales, indigènes et scientifiques et les peuples du monde s’unissent, comme cela a été dit au cours des travaux de cette matinée. Il faut exiger des pays développer qu’ils reconnaissent et soldent leur dette climatique envers l’humanité.

La participation massive à cette réunion constitue bien la preuve que les peuples ont une conscience accrue de la nécessité de lutter pour cet objectif, puisqu’il y va de leur vie même.

Il s’impose d’engager un véritable processus de participation et de consultation de la société civile et un dialogue ouvert avec et entre les peuples, afin de mettre en œuvre des actions urgentes qui éviteront davantage de dommages et de souffrances à l’humanité et à la Terre mère, comme cela a été souligné à la Conférence qui a pris fin ce matin.

Aujourd’hui, 22 avril, les Nations unies célèbrent la journée de la Terre mère, proclamée l’an dernier à l’initiative du président Evo Morales. (Applaudissements)

Nous devons mettre à profit cette célébration et toutes les occasions qui se présenteront pour œuvrer au rétablissement de l’harmonie avec la nature et faire valoir les principes de solidarité, de justice et de respect de la vie.

Les pays développés portent la responsabilité de 76% des émissions accumulées dans l’atmosphère et doivent l’assumer : ce sont leurs économies et leurs modes de vie qui ont déterminé l’impact historique et actuel sur l’équilibre climatique mondial.

Les dernières statistiques montrent que les émissions de gaz à effet de serre des pays développés ont augmenté de 12,8% entre 1990 et 2007.

Pendant cette même période, les émissions ont augmenté de 15,8% ; ce seul pays est responsable de 55% de la croissance des émissions de tous les pays développés.

Les Etats-Unis ne peuvent pas continuer de prendre la communauté internationale en otage de leur politique intérieure et doivent se soumettre aux mêmes règles que les autres pays développés. (Applaudissements)

Il est injuste et inacceptable pour les peuples, les mouvements et les organisations sociales du Sud que les pays développés prétendent transférer le coût de leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont ils portent la responsabilité historique, sur les économies appauvries des pays sous-développés.

Nous réclamons le respect du droit au développement des pays du Sud, à un développement sain et écologiquement équilibre.

Les pays développés doivent s’engager à fournir les ressources supplémentaires qui sont nécessaires à l’exécution des programmes nationaux d’adaptation et de mitigation du changement climatique dans les pays en développement.

Il ne suffit pas de faire des promesses qui ne sont presque jamais tenues ou qui se concrétisent à un niveau inférieur au montant initialement prévu.

Ce qu’on a vu à Copenhague, dans le cadre de la répression brutale des manifestations pacifiques et des revendications des mouvements sociaux et de la société civile, ne saurait en aucun cas se répéter.(Applaudissements)

Chers camarades,

Aux triomphes retentissants du camarade Evo Morales aux élections de décembre dernier, puis du 4 avril, s’ajoute aujourd’hui l’éclatant succès de cette Conférence et de son leadership mondial dans cette bataille cruciale, et il peut en être fier. (Applaudissements)

La révolution démocratique et culturelle bolivienne constitue un exemple pour de nombreux pays du monde, qui voient dans ce processus l’espérance de la construction d’une société fondée sur de nouveaux principes et de nouvelles valeurs tendant au bien-être social et à la protection de la nature comme des ressources qu’elle nous offre.

Il y a à peine trois jours, au Venezuela, dans le cadre de la célébration du bicentenaire, le 9ème Sommet extraordinaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique a pris fin. Il assurera la continuité du développement de nouvelles relations de coopération et de solidarité entre les pays membres de ce mécanisme et il a constitué un prélude significatif au Sommet d’aujourd’hui.

Cette terre sœur bolivienne nous rappelle inévitablement un des plus grands hommes de l’histoire de l’Amérique latine, le commandant Ernesto Che Guevara (Applaudissements et vivats), qui a sacrifié sa vie à une Amérique latine indépendante, maîtresse de ses richesses et de ses destinées. Comme le Che hier, des médecins et des enseignants cubains parcourent aujourd’hui les parages les plus inhospitaliers pour y apporter de meilleures conditions de vie et un avenir meilleur, aussi bien au peuple bolivien qu’à d’autres peuples de notre Amérique. (Applaudissements)

Aujourd’hui, les ennemis de l’humanité recourent au mensonge et à l’infamie et multiplient les menaces contre nos peuples, contre tous ceux qui luttent pour la souveraineté et l’indépendance, pour la vie et pour la Terre mère.

Je voudrais réitérer en ce lieu historique, à l’occasion de cette Conférence historique, au nom de mon peuple et de mon gouvernement, que Cuba ne cèdera jamais aux pressions et au chantage de l’impérialisme étasunien (Applaudissements et vivats) et de ses alliés européens qui ne se résignent pas à reconnaître le droit de Cuba à une existence libre et souveraine. Cuba ne permettra jamais d’impositions ni d’ingérences provenant de l’extérieur ! Cuba ne redeviendra jamais une colonie yankee ! (Cris de « Non ! » et applaudissements)

Au nom du peuple cubain, je remercie, pur leur solidarité permanente, la Bolivie, son peuple et les peuples d’Amérique latine.

Camarades,

Nous avons vécu à Cochabamba des journées inoubliables. Nous avons renouvelé ici notre engagement envers la Terre mère, envers notre planète. Il nous reste encore un long chemin à parcourir, rapidement et fermement, si dur soit-il. Comme l’a dit le camarade Fidel à la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, en 1992 : « Demain, il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire longtemps avant. »

Merci beaucoup.

La patrie ou la mort !

Nous vaincrons ! (Applaudissements)
 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:07

Georges STANECHY

«  Le temps vient toujours dans une nation où il faut se soumettre ou bien se battre. Ce temps est arrivé en Afrique du Sud. Nous ne pouvons pas nous soumettre et nous n’avons pas d’autre choix que de frapper à la mesure de nos moyens pour défendre notre peuple, notre avenir et notre liberté. »
Nelson Mandela (1)

Le “Terrorisme” est un mythe.

Une fable, une illusion, une légende. Construction de l’esprit sans rapport avec la réalité.

Un Totem.

Maléfique. Rassembleur du clan des crédules. Dans la ferveur guerrière et la danse du scalp.

Ronde mortifère, rythmée, scandée, par les tambourins et hululements des sorciers-charlatans : “experts en terrorisme”, “hyperterrorisme”, et autres hallucinations…

Totem qui n’explique rien et ne fait que déplacer la difficulté. Mais qui, en la déplaçant, parait en atténuer « le scandale logique ». Comme disait Durkheim, repris par Claude Levi-Strauss dans Le Cru et le Cuit (2).

« Scandale logique ». Oui.

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Janus

En fait, nous le savons, scandale de la « Logique du Prédateur » : La Loi du Plus Fort. La loi du Deux poids - Deux mesures. Ou, comme disent nos amis anglophones, du : Double Standard. En plus imagé : Pile, je gagne – Face, tu perds…

La violence guerrière, c’est Janus. Le Dieu aux deux visages. Visages de l’Enfer. Nul besoin d’être expert en Polémologie, pour en identifier les contours.

Qu’elle soit financière, commerciale, culturelle, intellectuelle, ou armée, le plus souvent le tout à la fois, elle comporte deux visages, deux habillages. Deux “travestissements rhétoriques”.

Celle exercée par Le Fort contre Le Faible, qu’il spolie, opprime, méprise : violence déclarée “Légitime”. Car, civilisatrice, bienfaisante, “démocratisante”. Même au prix de millions de morts et de destructions incommensurables.

Dans l’autosatisfaction de la bonne conscience du Fort, évidemment.

Celle employée par Le Faible contre Le Fort qui le pille, l’occupe, l’humilie, le massacre. Résistance dont la violence est inacceptable pour Le Fort qui la déclare Illégitime. La diabolisant, sous le vocable sacralisé de “Terrorisme”. Par glissement sémantique, le résistant devient un insurgé. Lequel ne peut être que terroriste.

Le Fort s’arroge l’usage « légitime » de la violence. De la terreur. Qu’il s’estime seul en droit de détenir et d’exercer. Y compris dans ses configurations de destruction massive : chimique, bactériologique ou atomique.

Car rationnel et civilisé, face aux sauvages.

Avec ses moyens “étatiques”, par ses armées officielles et ses services secrets. Ou “privatisés”, par l’entremise de ses colons, mercenaires, “miliciens-politiciens-collabos”, et autres vecteurs.

Dictant ses normes, anathèmes et excommunications. Juge et partie. Traités internationaux, Conventions de Genève n’étant que des chiffons de papier, pour reprendre l’expression de Bismarck. Le Fort impose la violence sous toutes ses formes.

Même la plus abjecte : la torture.

Tous les prétextes étant recevables pour “intervenir militairement”, selon son bon vouloir : guerres déclarées ou non déclarées, officielles ou secrètes.

Au motif de la défense de ses “intérêts vitaux”, de ses “valeurs”, de sa civilisation, du devoir de mémoire. Voire, du péché originel. Lequel varie suivant les époques et les propagandes. Sans oublier le droit autoproclamé d’ingérence, pour raison humanitaire et “démocratique”.

A titre défensif ou offensif. Et, même, à titre “préventif”. Car le Fort, dans sa mégalomanie, s’assimile aux divinités mythologiques : il possède la préscience. Il connaît et maîtrise l’avenir. Ou, aux Héros de science-fiction, maîtrisant l’espace-temps. Dune, Matrix, Stars Wars, il se trouve déjà dans leur monde, leur dimension, par son génie.

En conséquence, le Fort dénie l’usage de la violence au Faible qui n’accepterait pas sa domination.

Comment ne pas comprendre ?...


Pour lui, bombarder des mariages avec ses femmes et ses enfants, ce n’est que “neutraliser” des rassemblements terroristes. Raser par ses drones les maisons des chefs de village de toute une vallée, avec femmes et enfants, ce n’est que supprimer des “commandants” de l’insurrection. Mitrailler des civils dans les rues avec ses hélicoptères, c’est maintenir l’ordre. Gérer des centres de torture de par le monde, c’est assurer la sécurité.

Les mercenaires qu’il paye grassement, en complément de ses propres troupes, pullulant en Irak ou en Afghanistan ne peuvent être que des « agents de sécurité ». Leur violence de soudards, s’ajoutant à celle de sa soldatesque, dans un pays conquis, martyrisé, rappelle celle des guerres du Moyen-Age. Mais non, ce n’est que de l’autodéfense. Justement, dans la lutte contre le terrorisme, afin d’aider les autorités du pays occupé...

Le Fort, grâce à ses “valeurs”, ne peut accomplir que Le Bien.

Lors de la seconde guerre mondiale, l’occupant allemand en France considérait les actes de résistance à ses pillages et à son oppression comme des actes terroristes. Réservant aux insurgés et aux populations civiles prises en otage, tortures et exécutions. A l’exemple des troupes françaises occupant l’Espagne, sous Napoléon, tombées dans la spirale de la férocité des représailles face à la lutte farouche du peuple espagnol.

Souvent pour conforter des politiques d’occupation, de spoliation, de répression, et les justifier auprès de l’opinion publique, le Fort fomente des attentats. Nourrissant des guerres civiles, sur fond de pauvreté planifiée. Faisant sauter des édifices religieux, églises, mosquées, et autres, des bombes dans des lieux publics, multipliant les assassinats de responsables politiques et syndicaux.

Allant, suivant la conjoncture médiatique, jusqu’à organiser l’enlèvement de ses propres ressortissants. Avec de fausses “organisations terroristes”, dont les sigles apparaissent et disparaissent comme autant de pâquerettes au printemps.

Sur son propre territoire, le Fort affirme que des dizaines d’attentats sont déjoués chaque année grâce à la vigilance de ses services spécialisés. Mais, étrange : dans une démocratie, ces “présumés terroristes” devraient être jugés publiquement, pour tentative d’attentat. Avec débats publics et contradictoires permettant de comprendre : qui sont-ils, que veulent-ils ?... La nation, constituée de citoyens adultes et instruits, doit savoir. Mais, non. Impossible.

Les observateurs savent que la quasi-totalité des attentats commis dans le monde à l’encontre de populations civiles sont l’œuvre de services spéciaux étatiques. “Démocraties” et dictatures, pour des raisons différentes mais souvent convergentes, étant des adeptes de ces méthodes.

Car les dictatures se sont ruées au portillon, profitant de l’hystérie collective, pour mieux museler et déconsidérer leur opposition. A un échelon réduit, appliquant à leur tour, la relation du Fort, l’oligarchie au pouvoir, au Faible, leur peuple écrasé de répression.

Un des exemples les plus tristement célèbres de ces manipulations est celui des nazis, qui avaient incendié le parlement allemand, le Reichstag. Présenté comme un attentat effectué par des communistes. Permettant la rafle de plus de 4000 cadres du parti communiste allemand, envoyés dans les premiers camps de concentration. Pour les inaugurer. Au grand soulagement des milieux financiers et industriels allemands, et même européens, de l’époque… (3)

 

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Popeye

Obama, les 12-13 avril derniers, a réuni les représentants de 47 Etats pour un “sommet sur la sécurité nucléaire”. Tout spécialement focalisé sur les risques du “terrorisme nucléaire”. Le plus grand sommet sur la sécurité depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ne cessaient de répéter, avec zèle et obséquiosité, les médias de la propagande,

Mais, en écoutant son discours et ceux des autres “dirigeants nucléaires”, je pensais à Popeye avalant ses épinards pour montrer ses muscles, se rassurant sur sa force tout en voulant intimider ses adversaires…

Ce n’étaient que postures et mensonges. Dans la paranoïa et le cynisme, les plus ridicules dans l’outrance.

Comme toujours dans ce genre de manifestations, les non-dits sont plus importants que les belles phrases de la bonne conscience. Dans cette mélasse de bla-bla-bla, de ces non-dits, je retiens les “non”.

J’en ai recensé six :

i) Non à la Paix

Dès l’énoncé de ce sommet, les “grandes puissances” occidentales confirmaient qu’elles n’étaient pas intéressées par La Paix dans le Monde. Entre assurer La Paix et assurer La Sécurité, le choix est clair.

Assurer La Sécurité : c’est Surveiller et Punir (4). La répression, la stigmatisation.

La Sanction”.

Punir, cogner, frapper, isoler, marginaliser, étouffer… La régression de l’intelligence et de la Civilisation Humaine.

Tenir un sommet sur “comment instaurer la Paix dans le Monde”, ce serait rappeler le respect du droit à l’autodétermination des peuples et nations. En conséquence :

=> Interdire toute occupation militaire d’un pays par un autre. Et, donc programmer le démantèlement de toutes bases aériennes, terrestres, navales d’un Etat chez un autre.

=> Interdire, dans une vigoureuse réactivation des Conventions de Genève, toute prise en otage des populations civiles : punitions collectives, embargos, incarcérations arbitraires, entraves à la libre circulation des personnes dans leur propre pays, famines imposées, destructions de maisons et de villages, destructions d’infrastructures civiles (notamment les stations d’épuration d’eau, de puits et de pompages), destructions d’écoles et d’hôpitaux, tueries et massacres.

=> Interdire les rapports de forces dans les relations internationales. En instaurant une authentique diplomatie, fondée sur le respect de son interlocuteur. Même de celui avec qui on n’est pas d’accord. Privilégiant la négociation, l’échange, l’empathie. Excluant menaces, chantages, déclaration méprisantes et belliqueuses.

ii) Non au Désarmement

Toute référence à un désarmement était exclue du sommet.

Tout autant les discussions, réflexions et décisions, sur la maîtrise et diminution des budgets militaires. Par une limitation indexée sur un pourcentage des PIB, donnant lieu à des contrôles internationaux. Afin de :

=> limiter l’impact des lobbies militaro-industriels, devenus ingérables pour les gouvernements civils du fait de leur poids financier, corrupteur, dans un contexte d’opacité n’ayant plus rien à voir avec le "Secret Défense". Présentant à l’heure actuelle un des plus graves dangers pour la survie des « démocraties ».

=> donner la priorité aux besoins urgents et colossaux de notre planète que sont : alimentation, santé, éducation, emplois et retraites.

iii) Non à l’identification et au contrôle des arsenaux nucléaires existants

Le sommet a mis en lumière deux tabous, quant à la conception des occidentaux dans la “hiérarchisation” des puissances nucléaires :

=> Le refus des occidentaux de livrer la connaissance précise de leurs arsenaux nucléaires, dont le cumul est en mesure de faire sauter la planète. Constituant un danger autrement plus grave que la fonte des glaciers ou la disparition de l’hippopotame.

Refus d’un inventaire actualisé chaque année, contrôlé par des organismes indépendants, et publié afin d’informer les citoyens du monde qui ont le “droit” de connaître les dangers que court La Terre des Hommes.

=> L’identification et le contrôle de l’arsenal, actuellement tenu secret, d’Israël, qui est estimé à 400 bombes nucléaires. Pays non signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire, qui avait dans les années 1970 fourni 6 bombes nucléaires à l’Afrique du Sud… (5)

iv) Non à la résolution des conflits actuels

Résoudre les conflits actuels, est la dernière des préoccupations des puissances occidentales. Notamment, celui de la Palestine.

Il s’agit pourtant d’un des fondements de la sécurité internationale, notamment par l’imposition de la quarantaine de résolutions de l’ONU non appliquées à ce jour. Certaines, datant de 1967…

Comment assurer la sécurité internationale, en laissant des pays en envahir d’autres, les détruire, les occuper, les piller ?... Y compris par dictatures et gouvernements fantoches interposés, via des élections truquées.

Alors qu’on sait qu’aucun peuple, aucune nation, ne se livreraient à des actes de résistance, sous forme d’attentats à l’encontre des intérêts de pays étrangers, s’ils vivaient dans la liberté.

v) Non à l’abandon de la politique de la canonnière

Ce sommet a pour finalité le renforcement de la politique traditionnelle de l’Occident : maintenir son avance technologique sur le plan militaire. Fondement de sa richesse, depuis le XV° siècle, par la création des grands empires coloniaux, puis néocoloniaux, portugais, espagnol, hollandais, britannique, français, US, etc. : la politique de la canonnière.

L’Occident entend monopoliser toutes les sources d’approvisionnements miniers et énergétiques de la planète. Pétrole et gaz, tout particulièrement. Et, à présent : uranium.

Son but n’est pas la “sureté nucléaire”, car il sait très bien qu’aucun Etat ne vendra une arme nucléaire à un groupe armé non contrôlé par ses services spéciaux.

Sa volonté, sous couvert de ses déclarations pacifistes, est de conserver sa prééminence nucléaire, dans une politique de terreur pour imposer son Empire.

Si les occidentaux ont pu, par exemple, occuper et piller un pays aussi immense et peuplé que la Chine pendant un siècle (1840-1940), c’est grâce à leur supériorité en armement. Les Chinois qui n’avaient aucune intention de conquête et donc une armée aux armements limités, n’avaient pu s’opposer à leur flotte, leur artillerie à longue portée et leurs fusils à tir rapide. Mais, ils ont retenu la leçon…

vi) Non à la Justice Internationale

Le comble du cynisme, ou du ridicule, a été atteint par le président français, suggérant la création d’un tribunal international qui jugerait et condamnerait ceux qui se livreraient au “terrorisme nucléaire” : vente, formation, transfert de technologie.

Autrement dit, les "crimes contre l’humanité" commis lors de la destruction de l’Irak, sur fondement de mensonges, avec plus de 1,5 millions de morts et d’immenses destructions, peuvent rester impunis. Ceux récents, des massacres de civils, au Liban, à Gaza ou en Afghanistan, tout autant.

Comment être pris au sérieux avec un tel niveau d’inconscience et de mégalomanie, quant à la conception de la Justice Internationale ?...


En fait, camouflé sous cette manœuvre, il s’agit de criminaliser tous les chercheurs en énergie nucléaire dont les travaux, le niveau de compétence, l’indépendance d’esprit ou le patriotisme, ne conviendraient pas à l’Occident. Il suffira, en bon magicien de cirque, de sortir de son chapeau une inscription sur une “liste terroriste”, même sans preuve, Etats, instituts de recherche, organismes industriels, pour que toute collaboration, de ce fait, devienne “criminelle”.

Comme cela a été effectué pour l’usine de produits pharmaceutiques de Khartoum au Soudan, spécialisée dans la production de médicaments génériques. Rasée avec tout son personnel dont de nombreuses femmes, par des missiles de croisière, sur ordre du président Clinton. Motif : elle fabriquait des armes chimiques. Ce qui était faux, tout le monde le savait, ainsi que l’ont reconnu les américains par la suite. Simplement, sa production gênait les lobbies pharmaceutiques en Afrique…

Comme les occidentaux l’ont fait, pour le grand chercheur et “père” de la bombe atomique pakistanaise Abdul Qadeer Khan. Face aux menaces de l’Inde, il avait contribué à édifier une force de dissuasion nucléaire pour assurer la souveraineté et l’indépendance de son pays. A l’exemple de la Grande-Bretagne ou de la France.

Toutes les calomnies à son égard ont été employées par les occidentaux, notamment les USA. Prétendant se faire livrer cet éminent scientifique comme un vulgaire criminel… Au prétexte qu’il aurait communiqué des secrets nucléaires aux Libyens et aux Iraniens. Même l’aurait-il fait, ce qui n’est pas le cas, les occidentaux n’ont jamais criminalisé leurs savants et techniciens qui ont collaboré avec les israéliens, sud-africains, australiens et autres, pour leurs recherches sur l’arme nucléaire.

Les Pakistanais ont eu le courage de ne pas céder, en dépit d’énormes pressions. Abdul Qadeer Khan, retiré de la vie active, vit protégé dans sa villa. Mais, par crainte d’un enlèvement ou d’un assassinat des services spéciaux occidentaux, il est pratiquement en résidence surveillée.

Ce sommet n’était qu’une Danse du Scalp des occidentaux. Souhaitant associer, à leur délire impérial, leurs vassaux avec les nomenklaturas et ploutocraties d’un certain nombre de pays.

Tout le monde l’a compris, c’est l’Iran qui est visé. Son pétrole et son gaz. Et, au-delà de l’Iran, le contrôle de l’accès de l’Asie, spécialement de la Chine, aux fournisseurs d’énergie.

Toutefois, personne n’est dupe. Comme le rappelle Anthony Payne :

“… La politique mondiale du “développement inégalitaire” est liée et contingente des “hiérarchies de puissance” …

Les pays désavantagés ne trouveront un développement plus égalitaire, n’obtiendront des concessions ou des changements dans les politiques actuelles du secteur des finances, du commerce, ou de l’environnement, qu’en opérant des changements d’alliances, dans un contexte de rapports de forces, en maîtrisant ou déployant les ressources de la puissance, même limitée, dont ils disposent.” (6)

Telle est la voie étroite, mais inévitable, des puissances émergentes soucieuses de préserver leur souveraineté, dont fait partie l’Iran.

Popeye, malgré ses boîtes d’épinard, ses moulinets de gonflettes musculaires, n’y peut et n’y pourra rien…

Georges STANECHY
http://stanechy.over-blog.com/artic...

Photos du film de Stanley Kubrick, à voir et revoir (les TV le censurent…) : Docteur Folamour ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe (Dr. Strangelove or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb).

Monument d’humour noir sur les délires bellicistes des nomenklaturas.

La scène où le pilote (joué par Slim Pickens) du bombardier américain chevauche avec son chapeau texan, fou de joie, la bombe nucléaire qu’il vient de lâcher sur la Russie (l’URSS dans le contexte de la Guerre Froide) est un moment “culte” de ce film…

(1) Nelson Mandela, The Struggle is My Life, IDAF, 1978, cité par Sophie Pons dans Apartheid – L’aveu et le pardon, Bayard éditions, 2000.

(2) Claude Lévi-Strauss, Mythologiques, t. I : Le Cru et le cuit, Paris, Plon, 1964.

(3) Consultez les remarquables travaux sur cette époque de l’historienne française (actuellement boycottée et censurée par les medias) Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 7. Notamment ses livres sur les liens entre la finance, la grande industrie (comme toujours, milieux violemment opposés à tout politique sociale) avec l’extrême-droite européenne et nazie.

(4) Michel Foucault, Surveiller et Punir, Gallimard, 1991.

(5) Shibil Siddiqi, Terrorism : The nuclear summit’s “straw man”, Asia Times, 16 avril 2010, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LD16Ak02.html

Israel presently possesses an estimated 400 nuclear weapons, from powerful thermonuclear devices to tactical or "battlefield" nukes.

Its nuclear doctrine embraces not only a "first strike" posture but also one of "preemptive strike" against a conventional or unconventional attack on any of its weapons of mass destruction (nuclear, chemical or biological).

It is also committed to maintaining nuclear superiority by preventing any other Middle Eastern country from obtaining nuclear weapons.

It has already employed conventional attacks and assassinations to prevent such an outcome.”

(6) Payne, Anthony, The Global Politics of Unequal Development, Palgrave Macmillan, New York, 2005, p. 246 & 247. Cité dans mon billet du lundi 16 juin 2008, Crise Alimentaire Mondiale : Le Boulanger, La Boulangère et Le Petit Mitron …

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Sommet-Nucleaire-Le-Mythe-du-Terrorisme.html

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:56

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Par Maxime Combes

Une « Conférence des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère » s’est ouverte le 20 avril, à Cochabamba, en Bolivie. Une sorte de forum social sur le climat, après l’échec de Copenhague. Pauline Lavaud, de la Fondation France Libertés, présidée par Danielle Mitterrand, revient sur le symbole qu’incarne Cochabamba, dont la population s’était soulevée dix ans plus tôt contre la privatisation de l’eau.

Basta ! : Dix ans après « la guerre de l’eau », que représente Cochabamba pour les mouvements qui se battent pour une réappropriation de l’eau en tant que bien commun ?

Pauline Lavaud : Les habitants de Cochabamba en Bolivie s’étaient soulevés contre la privatisation des services d’eau et d’assainissement de la ville par l’entreprise nord-américaine Bechtel. En quelques mois, la concession des services de production et de distribution d’eau à cette entreprise privée avait engendré une explosion des tarifs pouvant aller jusqu’à 250% ! Et une accaparation des sources jusqu’alors utilisées par les paysans de la région, sans aucune amélioration en terme de taux de raccordement au réseau en contrepartie. Surtout, c’est le refus de voir cet élément vital être traité comme une vulgaire marchandise qui a poussé les habitants de Cochabamba à s’unir et résister. Dans la culture indigène, très prégnante en Bolivie, les éléments naturels sont au cœur de la spiritualité et du rapport entre l’homme et son environnement. L’idée de s’approprier la nature et de l’utiliser à des fins marchandes est tout simplement inconcevable.

Quelles ont été les conséquences de ce soulèvement ?

La spectaculaire mobilisation citoyenne contre Bechtel et le gouvernement bolivien a eu raison de l’entreprise. Bechtel a été contrainte de quitter le pays. La « guerre de l’eau » a été un temps fort pour les luttes sociales d’Amérique du Sud. Elle symbolise la résistance populaire à la logique de privatisation de tous les services essentiels dans ces pays, comme l’eau, l’électricité ou les télécommunications, sous pression des institutions financières internationales. C’est tout le mouvement international de défense de l’eau qui a repris espoir à Cochabamba. Les luttes menées contre la privatisation à travers tout le continent y ont puisé leurs forces, tout comme les initiatives pour faire reconnaître l’eau comme un droit, non seulement de l’homme mais aussi de la nature dans de nombreux pays, en Équateur, Bolivie, Uruguay ou Colombie. Le soulèvement de Cochabamba a dépassé les frontières du continent. Dix années ont passé et la « guerre de l’eau » demeure une source d’inspiration pour le mouvement de l’eau à travers le monde, ces militants qui œuvrent pour la récupération des biens communs et le rejet de la globalisation néolibérale.

Où en est la gestion de l’eau à Cochabamba ?

La 3e Feria internationale de l’eau s’est déroulée du 15 au 18 avril. Cet événement organisé par des associations d’habitants et des ONG locales et internationales, a été l’occasion de célébrer les victoires qui ont suivi celle de Cochabamba… Et de rappeler la situation critique de l’eau, qui génère inégalités, tensions et conflits, et est l’objet de toutes les convoitises, que ce soit par des États ou des entreprises privées. Pour les Cochabambins, le constat est amer : dix ans après la guerre de l’eau, 55% de la population est toujours privée d’accès à l’eau potable. Elle ne croit plus aux promesses de solutions qui leur sont faites. Dans la zone Sud, le plan d’expansion promis par la régie municipale locale (la Semapa) n’a jamais vu le jour, mais des alternatives se mettent en place. À défaut d’être raccordés au réseau municipal, des comités d’habitants gèrent eux-mêmes l’eau. Cette gestion communautaire est « l’une des meilleures alternatives, car elle est efficace, et permet à de nombreuses familles d’avoir accès à ce service basique », selon leur représentant. Le renforcement de ce type de gestion et de coopération entre communautés et entreprises publiques est devenu une priorité. Tous les participants ont pris conscience de l’interdépendance de plus en plus évidente entre la question de l’accès à l’eau et celle du changement climatique.

Le 20 avril a débuté le sommet de Cochabamba : la Conférence des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère. Quelles sont les attentes des mouvements qui veulent faire de l’eau un bien commun ?

Un texte doit être adopté à la fin de la conférence. Il sera issu des travaux de la société civile, de scientifiques, d’experts et de représentants de gouvernements autour de thématiques liées au changement climatique. Ce texte pourrait être intégré aux documents de référence lors des négociations internationales pour lutter contre le réchauffement climatique, à la suite du sommet de Copenhague (la future « COP 16 »). La conférence de Cochabamba ouvre donc la possibilité à la société civile de faire entendre ses propositions. Nous souhaitons également que les gouvernements présents à Cochabamba s’engagent sur plusieurs points : ne plus participer au forum mondial de l’eau, organisé tous les quatre ans par le Conseil mondial de l’eau qui ne représente que lui-même et les intérêts des multinationales qui le contrôlent ; faire pression pour que la COP 16 soit réellement démocratique et ouverte aux organisations sociales et de la société civile ; et introduire l’eau comme sujet à part entière dans les négociations sur le climat, et pas seulement comme moyen pour la production d’énergie (hydroélectrique et agro-carburants) dans le cadre du marché des crédits carbone.

Recueilli par Maxime Combes

Source : Basta !

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:26

 

 MATHIEU GLAYRE, COCHABAMBA    

klimabundmode4.jpgAPRÈS-COPENHAGUE - En Bolivie, la Conférence des peuples sur le climat s'est essentiellement penchée sur les causes du changement climatique et a abouti à un ensemble de propositions.
La Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère est terminée. Mais les luttes des peuples indigènes, des organisations sociales, des gouvernements présents et des mouvements écologistes pour la défense de la planète ne s'arrêteront pas là. Durant ces quatre journées bien chargées, de nombreux liens se sont tissés. Un bouillonnement d'idées, de propositions, d'analyses et de solidarités a jailli de cette rencontre de plus de 35 000 participants provenant de 142 pays, dont 47 se sont rendus présents au travers de délégations officielles. Un très large accord s'est dessiné pour désigner le système capitaliste et la consommation des pays du Nord comme les responsables de la catastrophe climatique et des dégâts environnementaux qui mettent la planète à genoux. Lors de la rencontre finale entre les gouvernements participants et les peuples, le président Morales a signalé que «lors des différentes rencontres de chefs d'Etats, on ne discute que des effets du changement climatique, mais jamais de ces causes. Ici, à Cochabamba, nous avons décidé de nous attaquer à la racine du problème.»
Pléthore de revendications

Les conclusions des 17 tables de travail, «qui viennent d'en bas et demandent à être entendues en haut» sont, entre autres: la nécessité de la création des droits de la Terre Mère; la création d'un Tribunal international de justice climatique, qui possède le pouvoir de punir les individus, les entreprises et les Etats qui détruisent la nature; une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, principalement de la part des pays industrialisés, qui doivent «décoloniser et rendre l'atmosphère à l'ensemble des êtres humains»; la limitation à un maximum de 1 degré le réchauffement climatique, et non pas à 2 degrés comme le propose «l'accord antidémocratique et insuffisant de Copenhague»; le payement de la dette climatique par les pays industrialisés aux pays appauvris, sans conditions, et à hauteur de 6% de leur PNB; la tenue d'un référendum mondial sur le climat à réaliser dans tous les pays du monde dans une année, le 2 avril, jour de la planète Terre, qui demanderait entre autres à tous les citoyens du monde s'ils sont d'accord de changer le système capitaliste, de transférer les dépenses militaires en dépenses pour la défense de la planète et de créer un tribunal climatique.
Le président Morales s'est engagé à apporter en personne ces conclusions au secrétaire des Nations Unies, afin qu'elles soient prises en compte lors de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui se réalisera au moins de décembre à Cancun, au Mexique. I
Note : Collaboration E-CHANGER



article

UNE CONFÉRENCE «HISTORIQUE»

   mathieu glayre    

Chez les participants, la satisfaction est générale. Ainsi, pour Noël Douglas, du réseau Globalisons la résistance et qui est venu d'Angleterre juste avant que les aéroports européens ne soient fermés, «la conférence a été simplement fantastique! Le nombre de participants et la clarté et la radicalité des demandes sont simplement géniaux. Bravo aux boliviens et à Evo Morales. Cela va dynamiser l'ensemble des mouvements sociaux, politiques, culturels, anti-guerres, écologiques, etc.»
Nnimmo Bassey est un écologiste Nigérian engagé, poète et président de Amis de la Terre international. Il signale que «cette conférence aura été très inspirante. Nous sommes arrivés à d'excellentes conclusions, qui, je crois, peuvent aider les gouvernements et les mouvements sociaux à avancer vers des sociétés véritablement soutenables et socialement équitables.»
Savourant ses feuilles de coca, Eusebio Quispe, indigène bolivien quechua, constate que «nous avons pu traiter de thèmes très importants. C'est fondamental de ne pas parler et défendre uniquement les être humains, mais tous les êtres vivants, les rivières, les montagnes, les animaux, tous ceux qui respirent le même air que nous. Que cette première conférence, avec des gens de tous les pays du monde, ait eu lieu en Bolivie, est historique.» MGE

Source : Le Courrier

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 07:50

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La Conférence mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre qui se tient depuis aujourd’hui à Cochabama en Bolivie, est une bouffée d’air frais et d’espoir pour ceux qui voient avec préoccupation la détérioration de la planète après l’échec du Sommet de Copenhague où les pays riches ont manœuvré pour tenter de faire adopter un accord ne les engageant en rien avec la situation actuelle et moins encore leur exigeant d’assumer une attitude sérieuse en la matière.

Copenhague a dévoilé au monde le véritable visage des pays industrialisés dans les questions concernant l’environnement. Donc, Cochabamba, où sont représentés tous les secteurs de la société civile, doit tracer les grandes lignes à suivre pour lutter, tous unis pour la Mère Terre.


Tous ceux qui essayent d’inverser le processus actuel ont voix au chapitre à Cochabamba alors que dans la capitale danoise, les pays riches ont essayé de faire prévaloir leurs vues alors qu’ils sont les principaux responsables de la pollution de la planète.


À Copenhague, la société civile, réprimée par la police à dû se contenter de se réunir hors du Palais des Congrès Bella Center, persuadée du fait que la majorité des politiciens abordaient le problème très délicat du réchauffement de la planète comme un point de plus de la vie quotidienne.


Ce n’est pas par hasard que les images montrant une affiche de l’ONG Green Peace signalant « Les politiciens parlent, les leaders agissent », ont fait le tour du monde.


La rencontre de décembre dernier a mis une fois de plus en évidence le manque de responsabilité et de volonté politique des pays développés. Tandis que les plus pauvres luttent pour sauvegarder la planète, les plus riches s’obstinent à protéger leurs intérêts économiques, sans tenir compte des conséquences actuelles et futures.


De grandes différences existent entre les deux rencontres. La Conférence de Cochabamba a été convoquée par le Président bolivien Evo Morales, u n leader qui a largement démontré sa préoccupation pour l’avenir de la planète sur laquelle nous vivons.

L’intervention d’Evo Morales à Copenhague n’a pas laissé l’ombre d’une doute sur sa position. Il a alors relevé : “si nous voulons sauver l’humanité, si nous voulons sauver la planète terre, il faut absolument changer ce modèle, ce système capitaliste et nous sauverons ainsi l’Humanité ».

Beaucoup ont fondé tous leurs espoirs sur la rencontre de Cochabamba où les participants débattront de la réalisation d’un référendum international demandant, entre autres, à propos de la nécessité ou pas de transférer tout ce qui est dépensé dans les guerres vers la protection de l’environnement et destiner un budget plus important à la défense de la Mère Terre, ainsi qu’à la création d’un Tribunal International de Justice Climatique pour juger ceux qui sont responsables de la destruction progressive de la planète.


La rencontre actuelle sur le changement climatique doit déblayer le chemin pour le Sommet de Mexico, mais elle a d’ores et déjà marqué un jalon important car elle est ouverte à toute la communauté internationale et elle a été convoquée par la Bolivie, un pays qui se préoccupe vraiment pour l’avenir de la planète sur laquelle nous vivons tous.

Source : RHC

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 16:54

Santos-en-saint.jpg

Légende :

Confondre des agressions illégitimes avec de la légitime défense,

c’est comme confondre Santos avec un pauvre pécheur.

 

Juan Manuel Santos est candidat à la succession d’Uribe à la présidence de la Colombie. Les élections auront lieu le 30 Mai 2010

 

Bogota le 9 Avril 2010 : L’ Equateur ouvre à nouveau le procès contre Juan Manuel Santos pour le bombardement du campement de Raul Reyes le 1° Mars 2008 en territoire équatorien (Opération Phoenix).

 campamento_farc1-1-.jpg

Comment réagit  la Colombie ?  Le plus simplement pour elle : le gouvernement a décidé de ne pas reconnaître la justice de l’Equateur !

 

Sources :

http://www.radiosantafe.com/2010/04/09/juicio-a-santos-gobierno-reafirma-que-no-reconoce-extraterritorialidad-de-justicia-ecuatoriana/

 

De quoi bien disposer, sans doute, le président de l’Equateur Rafael Correa qui s’était déjà insurgé contre une décision du Tribunal Pénal International de La Haye en faveur de Chevron et de Texaco, en ce qu'elle détruit la souveraineté, les institutions et la sécurité juridique du pays LES MULTINATIONALES SE CROIENT LES MAÎTRES DU MONDE !  

Pourtant… Le Tribunal Pénal de La Haye devait cesser de fonctionner en 2010 ???  Si l’on en croit  l’ex-chef du Bureau de la MINUK, Pablo José Baraïbar, qui a enquêté sur les meurtres des Serbes du kosovo-metohija: « Au moment où nous avons eu tout finalement – les victimes, les preuves et les témoins – le TPI de La Haye nous a dit qu’il était trop tard pour une nouvelle enquête car le Tribunal cessera de fonctionner en 2010 » :  

http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=5904&Itemid=27

 

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de la Fontaine

 

Alma 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 08:01

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Bolivie : Evo Morales détaille le contenu de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Climat et les Droits de la Terre Mère (avril 2010, Bolivie)

La Paz, 13 avril, (RHC)--. Une centaine de pays ont confirmé leur participation à la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et sur les droits de la Mère Terre, à l’appel du gouvernement du président Evo Morales.

Le ministère bolivien des Affaires étrangères a précisé que plus de 15 000 spécialistes et responsables politiques prendront part à cette conférence qui se tiendra du 20 au 22 avril à Cochabamba.

Evo Morales qui a eu l’initiative de convoquer cette rencontre à la suite de l’échec du Sommet de Copenhague, l’an dernier, a annoncé qu’il proposera la création d’une organisation des peuples autochtones, en cas d’opposition des Nations Unies aux décisions de la conférence de Cochabamba.

« Nous nous ferons respecter et pour ce faire, il faut créer une structure, une nouvelle organisation des mouvements sociaux » a relevé le président Morales, dimanche, dans des déclarations au réseau national de la radio et de la télévision.

Cette initiative serait accompagnée d’une démarche pour l’organisation d’un référendum mondial sur les droits de la Mère Terre, sur le rôle à jouer par les pays développés contre le réchauffement global et sur la mise en place d’un tribunal de justice climatique, entre autres.

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